2006 log (2)

(1 Feb) Corpse Bride (2005, Tim Burton) 46
[ Part of the Directors Series ]

(2 Feb) Gilmore Girls 1.8 (2000) [ review ]


(4 Feb) Curious George (2006, Matthew O’Callaghan) 40
[ Reviewed for Voir ]

(4 Feb) La Saison des amours (2006, Jean-François Caissy) 48
[ Reviewed for Voir ]

(6 Feb) Que Dieu bénisse l’Amérique (2006, Robert Morin) 42
[ What a letdown. I usually love Morin’s work and there are some enjoyably grotesque touches here, but overall this feels like a bad episode of Vice Caché, with a muddled whodunit and a half-assed 9/11 metaphor thrown in. ]

(6 Feb) Gilmore Girls 1.9-1.13 (2000) [ review ]

(9 Feb) Escape to Canada (2006, Albert Nerenberg) 57
[ Reviewed for Voir ]

(9 Feb) Gilmore Girls 1.14 (2001) [ review ]

(11 Feb) Gilmore Girls 1.15 (2001) [ review ]

(13 Feb) Pollux – Le manège enchanté (2006, Jean Duval) 63
[ Reviewed for Voir ]


“A BOY AND HIS ERECTION”
(13 Feb) l’avion (2005, Cédric Kahn) 29 [ first viewing: w/o ]
[ Reviewed for Voir ]

(13 Feb) Gilmore Girls 1.16-1.18 (2001) [ review ]

(14 Feb) Spymate (2006, Robert Vince) [ review ] 44

(14 Feb) Gilmore Girls 1.19 (2001) [ review ]

(15 Feb) Gilmore Girls 1.20 (2001) [ review ]

(16 Feb) Gilmore Girls 1.21 (2001) [ review ]

(17 Feb) West Side Story (1961, Robert Wise) [ review ] 95

(20 Feb) Gilmore Girls 2.1-2.4 (2001) [ review ]


(21 Feb) Sin City (2005, Robert Rodriguez) [ review ] 92

(23 Feb) Kirikou et les bêtes sauvages (2005, Michel Ocelot) 65
[ Reviewed for Voir ]

(23 Feb) Gilmore Girls 2.5-2.6 (2001) [ review ]


(24 Feb) Tsotsi (2006, Gavin Hood) 84
[ Reviewed for Voir ]

(25 Feb) Madea’s Family Reunion (2006, Tyler Perry) 27
[ You know, this wasn’t so bad. It wasn’t good, mind, but it wasn’t quite the abomination I expected. The Madea character (played by writer-director Perry in drag) is spectacularly unfunny and there’s a lot of boring soap opera melodrama, sappy rom-com and pseudo-Christian “family values” preaching. So what wasn’t so bad already? Well, I liked the soul soundtrack and the two resourceful lead actresses (Rochelle Aytes and Lisa Arrindell Anderson), who do what they can with the random tonal shifts. It’s certainly better than “Bringing Down the House”, “My Big Fat Greek Wedding”, etc. ]


(27 Feb) These Girls (2006, John Hazlett) 31
(Caroline Dhavernas, as always: 100)
[ Read my interview with Caroline in Voir! ]

(28 Feb) Dave Chappelle’s Block Party (2006, Michel Gondry) 82
[ En 1972, un concert-bénéfice réunissant Richard Pryor et les stars du légendaire label soul Stax est organisé pour commémorer les émeutes de Watts. Le tout est immortalisé dans le film Wattstax, curieusement réalisé par Mel Stuart, surtout réputé pour Willy Wonka & the Chocolate Factory. Une trentaine d’années plus tard, l’histoire se répète avec un spectacle gratuit de l’humoriste Dave Chappelle et de la crème du hip-hop moderne, de The Roots à Mos Def et Common. Le cinéaste incongru est cette fois Michel Gondry (Eternal Sunshine of the Spotless Mind).

Le film entrecoupe les performances électrisantes sur scène avec les préparatifs des jours précédents. On voit Chappelle se promener à travers la petite ville d’Ohio où il habite et distribuer des billets dorés (comme Willy Wonka, justement) pour son block party. Il invite même tout l’orchestre de l’université locale à l’accompagner à New York pour jouer aux côtés de Kanye West! Le comédien arpente aussi les environs de la rue de Brooklyn où se tiendra la fête, interagissant avec les gens qu’il rencontre sans jamais perdre son irrévérence habituelle, même quand il visite des enfants dans une garderie.

Chappelle décrit l’événement comme le concert qu’il a toujours voulu voir, avec seulement des artistes talentueux et intègres, qui ont quelque chose à dire et qui demeurent intimement liés à leur communauté. Pas de gangsta rap crasse ici, mais beaucoup de rappeurs engagés comme Dead Prez et Talib Kweli, qui abordent les relations raciales et la politique dans leurs chansons. Les femmes sont aussi au rendez-vous avec Jill Scott, Erykah Badu ainsi que Lauryn Hill, qui a réuni les Fugees pour la première fois en sept ans.

Gondry filme le spectacle avec peu d’artifices, s’effaçant pour mettre l’accent sur les personnes à l’écran plutôt que sur des effets de style superflus. Les images ne sont pas léchées comme celles d’un vidéoclip et le montage sonore n’est pas parfait, mais cela ajoute au caractère spontané de l’entreprise, comme une fête de quartier capturée de justesse par quelques caméras. Dave Chappelle’s Block Party est un film qui déborde de musique formidable, de moments hilarants et d’énergie positive. Même ceux qui croient ne pas aimer le rap risquent de sortir de la salle avec le sourire. ]

January / March