2006 log (8)

(1 Aug) The Sixth Sense (1999, M. Night Shyamalan) 90 [ review ]

(4, 7 Aug) Curb Your Enthusiasm – Season Five (2005) [ review ] 85

(8 Aug) All I Want (2005, George Scott) 71
[ I adore Rufus Wainwright, and it’s a real treat to see him in concert footage or home movies and hear him and others (including his mother Kate and sister Martha, plus celebrity fans such as Elton John and the Scissor Sisters) talk about his music and his life: dreaming of playing the title role in Annie as a boy, going to bars and having sex with men in the Montreal Gay Village at 14, recording demos and trying to get gigs in New York at 20, being signed by a major label and losing himself into crystal meth and debauchery, and finally getting clean and creating his masterpiece, the WANT albums. A fascinating, moving journey, and often funny, too. ]

(9 Aug) Changement d’adresse (2006, Emmanuel Mouret) 25
[ Read my softball interview with the director and star in Voir ]

(9 Aug) Vénus et Fleur (2003, Emmanuel Mouret) zzz
[ I never thought half-naked girls could be made to be so boring. I bet Mouret’s favorite movie is Éric Rohmer’s “Le Rayon vert”… ]

(9 Aug) Step Up (2006, Anne Fletcher) 39
[ Reviewed for Voir ]

(10 Aug) World Trade Center (2006, Oliver Stone) 66 [ review ]

(11 Aug) Apocalypse Now (1979, Francis Coppola) 100 [ review ]

(17 Aug) Bombay Calling (2006, Ben Addelman & Samir Mallal) 63 [ review ]



(17 Aug) Prenez vos places (2006, Marc Thomas-Dupuis) 55
(18 Aug) Absolute Wilson (2006, Katharina Otto-Bernstein) 67
(18 Aug) Fuga (2006, Pablo Larrain) 74
(18 Aug) Maria an Callas (2006, Petra Katharina Wagner) 46
(19 Aug) Yippee (2006, Paul Mazursky) 11
(19 Aug) Camarón (2005, Jaime Chávarri) 30
[ Part of Voir’s FFM coverage ]

(22 Aug) Volevo solo vivere (2006, Mimmo Calopresti) 68
(23 Aug) Doodh Aur Apheen (2006, Joel Palombo) 15
(23 Aug) La Bicicleta (2006, Sigfried Monleón) 53
[ Part of Voir’s FFM coverage ]

(23 Aug) Idlewild (2006, Bryan Barber) 39 [ review ]

(26 Aug) Bang Bang Orangutang (2006, Simon Staho) 93 [ review ]

(27 Aug) Moli Qui? Molinari, l’énigme (2006, Jo Légaré) 66
(28 Aug) Shameless, the ART of Disability (2006, Bonnie Sherr Klein) 75
[ Part of Voir’s FFM coverage ]

(28 Aug) Wide Awake (1998, M. Night Shyamalan) 51
[ Part of the Directors Series ]


(29 Aug) hollywoodland (2006, Allen Coulter) 78 [ review ]
(Caroline Dhavernas, as always: 100)

(31 Aug) half nelson (2006, Ryan Fleck) 67
[ Les films se positionnent souvent dans un genre (comédie romantique, drame familial, etc.) et se contentent d’en suivre les conventions. Il y a aussi des sous-genres plus spécifiques mais tout aussi prévisibles comme, dans le cas qui nous concerne, le film de professeur. On connaît la chanson: un enseignant dans une école à problèmes réussit à gagner la confiance et à inspirer ses élèves, mais avec des méthodes pas toujours orthodoxes qui déplaisent à la direction. De Glenn Ford (Blackboard Jungle) à Gérard Jugnot (Les Choristes), en passant par Sidney Poitier (To Sir, with Love) et Robin Williams (Dead Poets Society), nombreux sont les acteurs qui se sont prêtés au jeu. À première vue, on pourrait croire que Ryan Gosling ne fait que s’ajouter à cette liste avec Half Nelson, dans lequel il interprète un Blanc qui enseigne l’Histoire aux jeunes majoritairement noirs d’une école d’un milieu défavorisé. Sauf qu’un détail change considérablement la formule: chaque soir, Dan Dunne décompresse en fumant du crack. Lorsqu’une de ses étudiantes (Shareeka Epps) découvre son secret, une amitié inhabituelle se développe entre eux. L’adolescente, qui a côtoyé des drogués et des revendeurs toute sa vie, s’avère beaucoup plus mature que son professeur, un mauvais garçon de bonne famille qui s’accroche à sa dépendance comme à un illusoire gage d’intégrité. En effet, bien que les idées sur le mouvement des droits civiques et sur la nécessité de résister à la “machine” que Dan exprime en classe soient valables, ses comportements autodestructeurs l’empêchent de vraiment faire une différence. On devine qu’il était un de ces collégiens qui parlaient constamment de changer le monde mais qui passaient tout leur temps à se défoncer. Devenir professeur lui a permis de continuer cette routine. Aussi original qu’en soit le sujet, Half Nelson est plutôt schématique dans l’exécution. On évite les clichés des films de prof, mais on retrouve ceux des films de junkies ou de ghetto. Le réalisateur Ryan Fleck ne tombe heureusement jamais dans le sensationnalisme, son film demeurant toujours très, voire trop naturel: la caméra à l’épaule pseudo-documentaire qui brasse et le focus qui flanche peuvent devenir des distractions plus qu’autre chose. Restent les performances à la fois très fortes et vulnérables de Gosling et Epps, qui compensent amplement pour les quelques faiblesses du film. ]

July / September