2006 log (9)

(3 Sept) Kabhi Alvida Naa Kehna (2006, Karan Johar) [ review ] 90

(4 Sept) La vie secrète des gens heureux (2006, Stéphane Lapointe) 56
[ Did I mention that I was doing a FFM blog for Voir? Well, I was, and that’s where I jotted down a few words about this closing film. ]

(6 Sept) The Protector (2006, Prachya Pinkaew) 23
[ Ok, we get it, Tony Jaa can jump all over the place and break the arms and legs of a billion dudes in a row, and he doesn’t even use wires or stunt doubles. But what’s the point when the story and characters are forgettable, the direction is messy and worse, Jaa has neither the charisma of Bruce Lee or the sense of humour of Jackie Chan. Well, the movie can be kinda funny, but always in spite of itself. “Where are my elephants?” “Give me back my elephants!” “You killed my father – and stole my elephant!” Geez, I was surprised Jaa didn’t end up making out with that elephant… Oh, but that part where he beats up wrestlers with elephant bones? That was pretty cool. ]



(7 Sept) Gridiron Gang (2006, Phil Joanou) 68
[ Another sport flick? Yeah, but a damn good one. This could have been called “Remember the Longest Yard Titans N the Hood”, as it deals with a football team formed of L.A. gang members in a juvenile detention center. The film is both brutally violent and surprisingly emotionally moving, and the nervous, documentary-style direction is very effective. The Rock is mostly there to deliver regular inspirational speeches, but he pours copious amounts of heart, conviction and sweat into his performance. Good stuff. ]

(10 Sept) Cry-Baby (1990, John Waters) 70
[ I’m not crazy about John Waters’ brand of campiness, but I do love the wall-to-wall ’50s music, sexual randiness and of course, Johnny Depp’s juvenile delinquent rockabilly antihero. ]

(11 Sept) Sommer vorm Balkon (2006, Andreas Dresen) 67
[ Une tragi-comédie à la Paul Thomas Anderson dans laquelle Katrin (Inka Friedrich), une mère de famille monoparentale, sans emploi et alcoolique, et Nike (Nadja Uhl), une jeune blonde qui travaille avec des personnes âgées, cherchent l’amour aux mauvaises places. Une oeuvre mélancolique et attendrissante, portée par deux excellentes actrices. ]

(12 Sept) Super Size Me (2004, Morgan Spurlock) 65
[ You’ve all heard about it, I had too, but to actually watch this dude eat nothing but McDonald’s for a month? Yeesh! Getting fatter is one thing, but this practically destroys his liver and his health in general, as effectively as if he’d gone on a drinking binge. Crazy. ]

(13 Sept) La science des rêves (2006, Michel Gondry) [ review ] 79

(13 Sept) Sarah Silverman: Jesus is Magic (2004, Liam Lynch) 33
[ I’d heard some of her bits before and seen a bunch of clips of this on YouTube and my general feeling was like yeah, that’s pretty outrageous, what else d’you got? I mean, I get it, Silverman goes for all the taboo stuff, ethnic jokes, AIDS and 9/11 gags, etc. I’m not offended or anything, I just don’t find her that funny. I still wanted to see the whole movie as a Liam Lynch fan, for his Tenacious D shorts and the upcoming feature. The concert footage’s like, whatever, if you like Silverman it’s fine. I did like the few musical sequences, which are filthy and “shocking” and whatnot, but mostly just well directed and fun. ]

(14 Sept) The Girl Can’t Help It (1956, Frank Tashlin) 36
[ Equal parts musical, gangster movie and broad comedy, this flick is most notable for having been made at the dawn of rock&roll and for featuring performances by such legends as Little Richard, The Platters, Fats Domino, Gene Vincent and Eddie Cochran. Jayne Mansfield’s dumb blonde with the dangerous curves is fun too (Tashlin once said, “There’s nothing in the world to me that’s funnier than big breasts.”), but she’s no Marilyn Monroe. ]

(15 Sept) Mutual Appreciation (2006, Andrew Bujalski) [ review ] 91

(17 Sept) Shaun of the Dead (2004, Edgar Wright) [ review ] 90

(18 Sept) Sans Elle (2006, Jean Beaudin) 20
[ Alors qu’elle visite Florence, Camille (Karine Vanasse, un brin trop hystérique) est foudroyée par le syndrome de Stendhal, un malaise psychosomatique déclenché par une surdose de chefs-d’oeuvre artistiques pouvant provoquer des hallucinations. À peine est-elle revenue au Québec que, sans même attendre de reprendre complètement ses esprits, elle se lance à la recherche de sa mère (Marie-Thérèse Fortin, juste mais peu nuancée), disparue mystérieusement peu avant son départ pour l’Europe. Diverses pistes l’incitent à se rendre aux Îles-de-la-Madeleine, où elle rencontre un ex-motard (Michel Dumont, intimidant) et sa famille. Seraient-ils impliqués dans l’affaire?
L’intrigue au coeur de Sans elle n’est pas sans intérêt, mais la façon dont elle est rendue à l’écran devient rapidement pesante. Le réalisateur Jean Beaudin s’accroche à une métaphore aquatique à laquelle il revient sans cesse, si bien que si on évacuait tous les moments où les pleurs de Camille se font pluies, noyades et inondations, le film durerait à peine 40 minutes. On se croirait dans le film d’horreur japonais Dark Water ou dans sa relecture hollywoodienne, sauf que les eaux troubles se veulent ici plus mélodramatiques qu’inquiétantes, la jeune femme associant la perte de sa mère à la mer et à un retour mental dans le liquide amniotique…
Au symbolisme insistant des images s’ajoutent des dialogues et une narration qui martèlent chacune des pensées et émotions des personnages, ce qui donne l’impression d’assister à une psychanalyse sur film. C’est donc sans surprise qu’on apprend qu’avant d’être scénariste, Joanne Arseneau était doctorante en psychologie à l’UQAM. Cette dernière (qui a tout de même signé l’excellent La Loi du cochon) se réclame de M. Night Shyamalan mais, bien que Sans elle nage dans les eaux du thriller quasi fantastique aux circonvolutions narratives inattendues, on est bien loin de The Sixth Sense ou de Lady in the Water. Autant dire que Nouvelle-France était le Titanic québécois!
Sans elle est une oeuvre déconcertante, le genre de film qui fait tout un plat de la passion de la protagoniste pour le violon, puis la montre dans une séquence cathartique en train de jouer… de l’harmonica!?! Le cinéma québécois a réussi à regagner son public ces dernières années, avec des films dits d’auteur mais tout de même accessibles. Sans elle n’est pas l’un d’eux. ]

(19 Sept) Cheech (2006, Patrice Sauvé) 83
[ Comme le clame Terrence Howard dans Hustle & Flow, « it’s hard out here for a pimp« . Ron (Patrice Robitaille, récemment nommé meilleur acteur pour cette performance au Atlantic Film Festival) le sait trop bien, et les difficultés d’opérer une agence d’escortes lui sapent le moral. C’est que comme pour toute PME, peu importe la sphère d’activité, on a beau offrir un bon produit et un service personnalisé, la concurrence des « grandes surfaces » comme l’agence Regency est coriace. Ainsi, quand Ron découvre que son bureau a été cambriolé et que l’album de photos de ses filles a disparu, il soupçonne immédiatement le propriétaire de la Regency, l’infâme Cheech…
Certains peuvent juger impossible de ressentir de l’empathie pour un protagoniste aussi minable et crapuleux que Ron, mais cela contribue à l’indéniable aspect humoristique de ce drame urbain. La juxtaposition de scènes où le maquereau bipolaire écoute des cassettes de motivation spirituelle à d’autres où il sacre, casse des gueules et brandit un revolver est savoureuse, même si ce genre de ruptures de ton comico-violentes n’est pas exactement original, 12 ans après Pulp Fiction.
On a aussi vu beaucoup d’histoires multipliant les chassés-croisés et les rencontres fortuites entre divers personnages apparemment non reliés, mais la qualité de l’écriture de François Létourneau (adaptant sa propre pièce) et de la mise en scène de Patrice Sauvé (qui fait ses débuts au cinéma après avoir réalisé La Vie la vie et Grande Ourse pour la télé) fait oublier les apparents emprunts à d’autres films.
Outre Robitaille et Létourneau, qui interprète un homme qui fait appel à une escorte pour la première fois et se retrouve dans la pire situation imaginable, Cheech met aussi en vedette Maxime Denommée, réjouissant en bras droit de Ron trop naïf pour oeuvrer dans ce milieu impitoyable, et Anick Lemay, un peu trop proprette pour être convaincante en putain. Par contre, Fanny Mallette paraît vraiment amère et exténuée à force de faire semblant de désirer et d’écouter des pauvres types pour une poignée de dollars.
Cheech n’a pas tant pour thème la prostitution que la dépression, mais ce n’est pas une oeuvre déprimante pour autant. Pour paraphraser Roger Ebert, un bon film n’est jamais déprimant, ce sont les mauvais qui le sont toujours. ]

(20 Sept) Confetti (2006, Debbie Isitt) 56
[ Cette comédie de Debbie Isitt largement improvisée à la Christopher Guest suit trois couples dans les semaines menant à leurs mariages, finalistes d’un concours de la cérémonie la plus originale organisé par un magazine. Michael et Joanna sont des amoureux de la nature qui désirent s’épouser à poil, Isabelle et Josef veulent consacrer leur union dans l’esprit de leur passion commune pour le tennis, tandis que Matt (Martin Freeman, qui a déjà eu l’expérience des faux documentaires avec la série The Office) et Sam rêvent d’un mariage tout en danse et en chansons comme dans les comédies musicales hollywoodiennes. Ceci donne lieu à beaucoup de situations absurdes et amusantes, mais Confetti possède aussi une fibre romantique plutôt touchante, malgré la mise en scène relâchée et quelques longueurs. ]

(20 Sept) Au hasard Balthazar (1966, Robert Bresson) 44
[ The titular donkey, who we meet as a kid then see grow into an adult in a slavery-through-the-years montage à la “Conan the Barbarian”, is a thoroughly compelling figure. The human characters, though, are mighty boring, no thanks to the deliberately flat acting. ]

(21 Sept) Point Blank (1967, John Boorman) 62
[ This pulpy thriller, with Lee Marvin pissed and dead set on getting the $93K his ex-partner in crime and The Organization, is exceptionally well shot and cut, yet curiously unexciting. I think I like the Mel Gibson remake better – more torture. ]

(22 Sept) The English Patient (1996, Anthony Minghella) 57
[ Part of the Directors Series ]

(24 Sept) Inside Man (2006, Spike Lee) 85
[ Spike Lee doing an action flick? Yeah, but that doesn’t mean it’s apolitical. For one, the cops (Denzel Washington and Chiwetel Ejiofor, both supefly cool) are black and it’s the robbers (led by razor-sharp Clive Owen) who are white. Then the whole joint’s got a casually multiethnic New York vibe, from the kickass Bollywood song that plays over the opening and closing credits to the heterogeneous hostages, who get great little documentary-like interrogation bits where they talk about what they went through. It’s also not just another bank robbery, there’s this mysterious box owned by Christopher Plummer that he hires Jodie Foster’s equally mysterious, “magnificent cunt” (!) character to keep locked or make disappear. Plus in this case, Jean Carlo, the comedic aspects are undeniable. What else? You got your Willem Dafoe, always a good thing even in a small part, you got your big-boobed ladies, you got twists on top of twists of top of twists… This is not an important picture like “Do the Right Thing” or “Malcom X”, but this is an A-grade B-movie, if that makes any sense to you. ]

(25 Sept) Cat People (1942, Jacques Tourneur) [ review ] 88

(26 Sept) School for Scoundrels (2006, Todd Phillips) [ review ] 41

(28 Sept) Trailer Park Boys (2006, Mike Clattenberg) 16
[ La télésérie culte canadienne-anglaise, inspirée d’un premier film tourné en 1999, est maintenant de retour au grand écran. Dans ce type de comédie où les abrutis sont à l’honneur, la ligne est mince entre ce qui fait rire et ce qui ne fait que pitié. Quand des personnages prospères et arrogants sont ridicules malgré eux (la spécialité de Will Ferrell), ça passe. Par contre, dans le cas de Trailer Park Boys, où l’on demeure toujours au premier degré, c’est comme se moquer des pauvres et des déficients. Outre ce malaise, le film de Mike Clattenburg se révèle particulièrement répétitif et brouillon. Avec à peine assez de matériel pour un épisode de 22 minutes, un long métrage de plus d’une heure et demie paraît interminable. ]

(29 Sept) The Notorious Bettie Page (2006, Mary Harron) 82
[ “Communism will never defeat America. No, it’s something from within that will rot and corrupt it.” I disagree that porn is necessarily that, especially not 1950s porn, but the sentiment -echoed in Mel Gibson’s upcoming “Apocalypto”- feels right to me. It’s governments’ own bullshit and the people’s agreement or ignorance of it that will do them in. Anyway, the politics are hardly what’s more notable about this movie. You gotta love the glorious B&W (with occasional bursts of Technicolor), the wonderfully retro style, the relatively quaint kinkiness; there’s a definite “Ed Wood” thing going on here. And then there’s Gretchen Mol’s nude body and her facial expressions, which are endlessly enjoyable. Also, it’s quite thought-provoking how the film walks the thin line between celebrating a sex object and criticizing her objectifying, you know? ]

August / October