2007 log (11)

(1 Nov) Lars and the Real Girl (2007, Craig Gillespie) 59
[ Reviewed for Voir ]

(2 Nov) Fred Claus (2007, David Dobkin) 22
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(2 Nov) South Park 11.12 (2007, Trey Parker)
[ CARTMAN – “Oh Kyle! You are gobbling those balls, aren’t you?” ]

(4 Nov) Le Candidat (2007, Niels Arestrup) 37
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(5 Nov) Sur la trace d’Igor Rizzi (2006, Noël Mitrani) 73
[ Brilliantly shot, lots of atmosphere, an awesome score of country-folk songs… An intriguing dichotomy between Laurent Lucas’s on-screen character, a lowlife wandering around Montreal, and the one he describes in voice-over, a successful French foot player in love. Maybe it could have used a tighter plot… Then again, maybe it’s fine as is, moody, somewhat disconnected, oddly captivating. ]

(8 Nov) South Park 11.13 (2007, Trey Parker)
[ VIDEO GAME STORE GUY – “Aww, come on! Once you start playing Guitar Hero, you can’t stop till you hit the top!” ]

(8 Nov) Jonas: La Quête (2007, Jean-François Pilon)
[ “Let’s rock out with our cocks out!” Tel est le mantra que Jonas répète à travers sa «quête», qui l’emmène de Montréal à Los Angeles, en passant par le Festival de la truite mouchetée de Saint-Alexis-des-Monts! This is Spinal Tap sans le second degré, Jonas: La Quête, de Jean-François Pilon, est au mieux une musicographie, au pire une infopub pour la musique d’aréna, la bière cheap et les pitounes. Le rockeur montréalais y apparaît comme un ours mal léché et, incroyablement, on le voit moins à l’écran que sa gérante (aussi productrice du film) Janie Duquette, une version féminine d’Elvis Gratton qui rêve de faire de Jonas une star mondiale ou, dans les mots de Duquette, de «licencier le produit à l’internationale». ]

(10 Nov) No Country for Old Men (2007, Ethan & Joel Coen) [ review ] 77

(10 Nov) nos vies privées (2007, Denis Côté) 69
[ Un film à micro-budget, en quasi-huis clos, où les acteurs principaux parlent bulgare… On pouvait s’attendre à quelque chose de lourd et d’exigeant. Or, le deuxième long métrage de Denis Côté étonne de plusieurs façons. D’abord, parce que c’est un film souvent amusant et sexy, qui dépeint la naissance d’un amour inusité et la découverte d’un Québec pittoresque du point de vue d’étrangers, remarquablement interprétés par Anastassia Liutova et Penko Gospodinov. L’autre surprise vient non pas du fait que la relation meurt aussi vite qu’elle est née, mais de la façon dont Côté met ceci en scène. On passe ainsi d’un style se rapprochant du cinéma direct à quelque chose de plus stylisé et énigmatique. Sans être “commercial”, Nos vies privées s’avère divertissant et prenant. ]

(11 Nov) Itty Bitty Titty Committee (2007, Jamie Babbit) 65
(11 Nov) The Bubble (2007, Eytan Fox) 72
(11 Nov) Suffering Man’s Charity (2007, Alan Cumming) meh
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(12 Nov) Juno (2007, Jason Reitman) 76
[ Lorsque les nominations aux Oscars ont été annoncées la semaine dernière, plusieurs ont été bien étonnés de voir Juno en lice dans plusieurs catégories de pointe (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleure actrice). Comment donc une petite comédie d’ados a-t-elle pu se tailler une place aux côtés d’oeuvres ambitieuses, complexes et troublantes telles que No Country for Old Men et There Will Be Blood? Une fois qu’on a vu le film, ce n’est pas si étonnant, car Juno, en plus d’être un des films les plus drôles de la dernière année, présente une intelligence et une sensibilité qui plairont tout autant aux adultes qu’à ceux qui ont l’âge du personnage éponyme. Campée avec brio par la Canadienne Ellen Page (qu’on a vue entre autres dans X-Men: The Last Stand, où elle incarnait Kitty Pryde), Juno est une jeune fille de 16 ans qui, quelques semaines après avoir été dépucelée par son ami Paulie (Michael Cera, une des vedettes de l’hilarant Superbad), s’aperçoit qu’elle est enceinte. Bien que son père et sa belle-mère (J. K. Simmons et Allison Janney) réagissent plutôt bien face à cette grossesse imprévue, la jeune fille ne se sent pas disposée pour la maternité. Elle décide donc de trouver à l’enfant qu’elle porte des parents adoptifs, ce qui l’amène à rencontrer Vanessa (Jennifer Garner, juste mais un brin trop larmoyante) et Mark (Jason Bateman, sympathique), un couple infertile qui désire ardemment un bébé. Une des grandes forces de Juno est la finesse avec laquelle le réalisateur montréalais d’origine Jason Reitman (Thank You for Smoking) balance humour et émotion. En effet, bien que les répliques mordantes fusent de toutes parts et déclenchent souvent les rires, ceci n’est jamais aux dépens de la trame dramatique et du développement des personnages. À cet égard, Juno, telle qu’imaginée par Diablo Cody (une ex-stripteaseuse qui signe ici son premier scénario) et interprétée par Page, est particulièrement attachante et fascinante. Vivant et coloré, Juno n’est peut-être pas un «film à Oscars», mais ça demeure un film charmant comme tout. ]

(13 Nov) Before the Devil Knows You’re Dead (2007, Sidney Lumet) 87
[ Il est toujours impressionnant de voir un cinéaste d’un âge aussi vénérable que Sidney Lumet, qui a soufflé 83 chandelles en juin dernier, refuser d’arrêter de tourner et de finir ses jours en faisant du jardinage. Qui plus est, le réalisateur de Serpico et de Dog Day Afternoon livre avec Before the Devil Knows You’re Dead un film en rien assagi, mais bien plutôt une oeuvre forte et troublante, digne de ses classiques des années 1970.
Entre un boulot minable et la pension alimentaire qu’il doit payer chaque mois à la mère de sa fille, Hank (Ethan Hawke) parvient difficilement à joindre les deux bouts. Andy (Philip Seymour Hoffman), son grand frère, semble mener une existence plus enviable, avec son salaire dans les six chiffres et sa séduisante épouse (Marisa Tomei), mais il souffre secrètement d’une dispendieuse dépendance aux drogues dures et sa femme lui est infidèle. Un jour, les deux frangins, désespérés chacun à leur façon, décident de tenter d’améliorer leur existence en organisant le braquage d’une bijouterie. Et pas n’importe laquelle, mais bien celle appartenant à leurs parents (Rosemary Harris et Albert Finney)…
Before the Devil Knows You’re Dead s’annonce d’abord comme un simple thriller criminel, intense mais conventionnel. Erreur: avant longtemps, les revirements inattendus se multiplient et le film se révèle être une bouleversante tragédie familiale aux implications complexes. En plus de dépeindre la pente glissante du crime et de la violence, le scénario de Kelly Masterson, dont la chronologie est fragmentée à la façon de The Killing de Kubrick, explore une série de dilemmes moraux cruels auxquels doivent faire face les personnages.
Lumet met en scène le tout de façon classique mais précise, épaulé solidement par la direction photo de Ron Fortunato, avec qui il collabore depuis plusieurs années, et la musique de Carter Burwell, le compositeur attitré des frères Coen. Dans les rôles principaux, Hoffman et Hawke sont irréprochables, mais le film est dominé par la présence de Finney, que Lumet avait déjà dirigé dans le rôle d’Hercule Poirot dans Murder on the Orient Express, en 1974. L’acteur s’était d’ailleurs mérité une nomination aux Oscars pour cette performance et, selon toute vraisemblance, il devrait en recevoir une autre pour sa puissante interprétation du patriarche de Before the Devil Knows You’re Dead. ]

(14 Nov) Beowulf (2007, Robert Zemeckis) [ review ] 94

(16 Nov) South Park 11.14 (2007, Trey Parker)
[ CARTMAN – “Fuck you, Bebe!” ]

(20 Nov) Blade Runner (1982, Ridley Scott)
[ Part of Les Chefs-d’oeuvre ]

(25 Nov) The Cemetery Club (2007, Tali Shemesh) meh
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(26 Nov) Le dernier continent (2007, Jean Lemire) 70
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(27 Nov) Awake (2007, Joby Harold) 34
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(28 Nov) Breakfast with Scot (2007, Laurie Lynd) 53
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(29 Nov) The Golden Compass (2007, Chris Weitz) 71
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(30 Nov) Jonas: La Quête (2007, Jean-François Pilon)
[ “Let’s rock out with our cocks out!” Tel est le mantra que Jonas répète à travers sa «quête», qui l’emmène de Montréal à Los Angeles, en passant par le Festival de la truite mouchetée de Saint-Alexis-des-Monts! This is Spinal Tap sans le second degré, Jonas: La Quête, de Jean-François Pilon, est au mieux une musicographie, au pire une infopub pour la musique d’aréna, la bière cheap et les pitounes. Le rockeur montréalais y apparaît comme un ours mal léché et, incroyablement, on le voit moins à l’écran que sa gérante (aussi productrice du film) Janie Duquette, une version féminine d’Elvis Gratton qui rêve de faire de Jonas une star mondiale ou, dans les mots de Duquette, de «licencier le produit à l’internationale». ]

October / December