2007 log (6)

(2 Jun) Catch Me If You Can (2002, Steven Spielberg) [ review ] 91

(4 Jun) Hostel: Part II (2007, Eli Roth) 54
[ It starts like a crappy straight-to-video sequel, with badly incorporated flashbacks recapping the first movie and that most lame of horror movie tricks, the BOO!-no, wait, it-was-a-nightmare scare. Plus we’re still with the surviving jackass from the original played by Jay Hernandez but, thankfully, we soon move on to new faces, namely a trio of American babes studying abroad. These are still one-note characters, but as played by cute dork Heather Matarazzo, sexy bitch Bijou Phillips and model-like Lauren German, they’re much less obnoxious than the guys in Part I.

On the other hand, the gender reversal brings along a misogynistic streak and makes this into the usual let’s-watch-women-suffer horror show. But not before a long, not very exciting series of creepy false starts and ill omens. The carnival is a nice touch, and I liked that we’re shown nearly as much of the “johns” as of the girls they’re buying. As in the previous pic, the scariest thing is the idea itself of men paying to hurt and kill people and being so damn casual about it. There’s nothing scary about the big gore scenes, those are just disgusting. One in particular, involving a naked girl hung upside down, is even worse than that, it’s downright obscene. This will sound like an endorsement for fans of the genre but seriously, what possible enjoyment can there be in watching such loathsome violence? There’s no subtext, no artistry, no suspense… You’re promised that a woman will get slaughtered before your eyes, and she does. It’s not scary, not surprising, not skilfully crafted… Just meaningless death.

I’m hardly against violent entertainment. I love action movies and films as extreme as “A Clockwork Orange”, “C’est arrivé près de chez vous” and “Ichi the Killer”, but those have social commentary, black humor and brilliant filmmaking going for them. For the most part, “Hostel: Part II” is only a B-movie that gets off on going too far, with little redeeming values. As I said, the early girly stuff is amusing (Roth should make a college sex comedy), whenever the movie’s attention turns to the clients’ point of view, it’s truly disturbing and when we get to the inevitable revenge of the Final Girl, it’s good for a few tasteless laughs. Overall, I’m not sure what to think of this. Some of it me turned me the hell off morally, but if you’re able to take it as “just a movie”, it’s not so bad, I guess. ]

(7 Jun) jindabyne (2007, Ray Lawrence) 57
[ Reviewed for Voir ]

(9 Jun) Ocean’s Thirteen (2007, Steven Soderbergh) [ review ] 52

(10 Jun) eréndira ikikunari (2007, Juan Mora Catlett) 55
(11 Jun) Tuli (2007, Auraeus Solito) 80
[ Part of Voir’s Présence autochtone coverage ]

(11 Jun) Day Watch (2007, Timur Bekmambetov) 73
[ Reviewed for Voir ]

(13 Jun) Trois rois (2007, Katia Paradis) 56
[ Reviewed for Voir ]

(14 Jun) Manufacturing Dissent (2007, Debbie Melnyk & Rick Caine) 42
[ Read my interviews with Melnyk and Caine ]

(14 Jun) nitro (2007, Alain Desrochers) 38 (Bianca Gervais: priceless)
[ Bien que vendu comme une suite ininterrompue de courses de voitures, de bagarres et de filles sexy, Nitro s’avère un film où les émotions prennent autant de place que les artifices: “Pour moi, explique Alain Desrochers, c’est un film d’amour. C’est un gars qui est prêt à n’importe quoi pour sauver sa blonde, qui est prêt à foncer comme c’est pas permis, c’est pour ça qu’il vole carrément un coeur. Il s’arrange dans une société où les systèmes médicaux ne sont pas toujours adéquats. J’avais le goût qu’il y ait un contenu véritable et des sujets sociaux qui sont assez virulents, quand tu t’arrêtes pour les regarder.”
Le film est tout de même né d’un désir de faire un film d’action, genre peu représenté dans notre cinématographie nationale: “Il faut toujours aller voir les films américains, déplore Desrochers. Je me disais: pourquoi pas un film d’action québécois? Puis, plus on écrivait, Benoît Guichard, le scénariste de mon film La Bouteille, et moi, plus on ramenait ça vers une histoire plus émotionnelle. Plus ça allait, moins il y avait d’action et plus il y avait de tendresse. Mais j’avais le goût qu’il y ait une tension tout le long quand même.”
Lorsqu’on demande au cinéaste quels films l’ont influencé pour Nitro, il mentionne le classique du “film de chars” Point limite zéro (Vanishing Point) et le film d’action français Banlieue 13, mais aussi un titre plus surprenant: “La scène finale est directement inspirée d’un film de Claude Sautet, Les Choses de la vie.” On est vraiment loin du dérivé de The Fast and the Furious auquel certains s’attendaient!
Pour Guillaume Lemay-Thivierge, qui en a pourtant vu d’autres, lui qu’on voit au cinéma et à la télévision depuis son enfance, Nitro est un cadeau tombé du ciel: “C’est exactement ce que j’ai toujours rêvé de faire: de l’action, de la course, de la bataille, du suspense, des cascades… Je ne pouvais pas espérer mieux.”
Lemay-Thivierge, qui, comme toute une génération de mecs, s’est enthousiasmé en regardant Bruce Willis dans Die Hard quand il était jeune, se retrouve maintenant lui-même en tête d’affiche d’un film d’action. Quand on fait remarquer au comédien que Nitro prendra justement l’affiche la même semaine que le quatrième volet de Die Hard, il répond du tac au tac: “Pauvre Bruce, il doit avoir la chienne en tabar…!”
Alors que les productions hollywoodiennes sont de plus en plus noyées sous les effets spéciaux, Nitro est en quelque sorte un retour vers un genre de film d’action plus direct: “Je suis allé voir Spider-Man 3 dernièrement, raconte Lemay-Thivierge, et dès qu’il se mettait à voler ou à se suspendre, je décrochais parce que je savais que ce n’était plus lui, c’est de l’animation par ordinateur. Tu sens toute la technique en arrière, même si c’est bien fait. Avec Nitro, on a voulu faire un film plus réel. Les cascades sont hot, elles sont poussées à l’extrême, mais elles se peuvent à la limite. J’ai dit à Alain: “Je veux tout faire.” Moi, mon idole, c’est Jean-Paul Belmondo, alors je me suis retrouvé à faire un Belmondo de moi-même!”
Le film fut aussi très demandant dramatiquement pour l’acteur, qui passe de jeune bum à père de famille et à héros enragé: “J’ai de l’agressivité en moi, mais qui sort juste pour les personnages, parce que je ne suis pas comme ça dans la vie. J’ai peur de la bataille et de la guerre pour mourir. Mais quand c’est le temps d’être un peu fou et agressif dans un rôle, je suis bien là-dedans, c’est mon défoulement personnel.”
Lucie Laurier, qui joue l’ex du personnage de Lemay-Thivierge, semble être devenue un porte-bonheur pour le cinéma québécois, ayant contribué au succès phénoménal de films comme La Grande Séduction et Bon Cop, Bad Cop: “Les autres films à succès, je vais rester modeste, c’est pas moi qui les portais sur mes épaules… C’est un heureux hasard.”
Laurier est impliquée dans Nitro depuis le début; Desrochers, un ami de longue date, la voulait dans son film depuis l’écriture du scénario. L’appréciation est réciproque: “Ce que j’aime d’Alain, confie-t-elle, c’est que tu peux lui apporter n’importe quoi et il est ouvert. Il veut juste faire un meilleur film, plus touchant.”
C’est d’ailleurs cet aspect plus personnel, plus réfléchi du projet qui l’a séduite: “Le propos est soutenu, il y a un dilemme moral, les personnages ne sont pas stéréotypés. Mon personnage, c’est pas juste une pitoune, c’est une fille qui a du caractère. J’aimais le côté fille d’action, mais je trouvais que le personnage aurait été beaucoup moins intéressant si je ne lui avais pas apporté une sensibilité puis une blessure, afin qu’on comprenne pourquoi elle est comme ça.”
Laurier a néanmoins apprécié la chance de prendre part à des scènes d’action: “C’est sûr que quand tu bouges beaucoup, quand tu fais des affaires plus dans le mouvement, le texte devient moins lourd. C’est peut-être quelque chose de plus instinctif qui sort. Je suis très physique dans la vie, alors j’ai aimé ça.”
Comme spectatrice, elle a aussi certaines affinités avec le cinéma d’action: “J’ai des goûts très larges, je peux aimer The Bourne Identity avec Matt Damon, puis je peux aimer un film comme Babel. Mais j’aime les bons films d’action, les films qui marchent. Mon fils a eu sa passe Van Damme, alors je regardais ça avec lui!”
Enfin, le tournage de Nitro a été l’occasion de renouer avec Lemay-Thivierge, qu’elle avait déjà côtoyé dans des circonstances bien différentes: “Quand on était petits, on avait fait une émission Droit de parole sur les enfants vedettes. Je me souviens que ça n’avait pas cliqué, il me niaisait. Je les aimais pas, lui et Mahée Paiement, ils faisaient le petit couple populaire, moi je faisais plus des films d’auteur… Mais c’est sur le plateau de Nitro que j’ai réalisé à quel point on avait des choses en commun: on est tous les deux parents, on a tous les deux commencé jeunes, on est tous les deux physiques, on est tous les deux petits! On a une belle chimie à l’écran”, conclut l’actrice. ]

(16 Jun) Evan Almighty (2007, Tom Shadyac) [ review ] 21

(17 Jun) SiCKO (2007, Michael Moore) 67
[ Having recently seen the anti-Michael Moore docu “Manufacturing Dissent” (and interviewed its directors), watching his latest was an odd experience. I’m a Moore fan, even though I feel he’ll never make another “Roger & Me”-level masterpiece again, because that film was so personal, his trademark twists on conventional documentary techniques were then unheard of and he was still an underdog. As for the “Manufacturing” accusations, it’s long been obvious that Moore’s movies are manipulative, hardly subtle and not above taking narrative shortcuts. Watching “SiCKO”, I was particularly aware of this. Then again, even when you’re aware of Moore’s tricks… They’re still good tricks! Dude takes a potentially boring subject (do we really wanna be watching an exposé of the failings of the American healthcare system? it’s certainly not as explosive a subject as gun violence or the evils of President Bush) and makes it gripping, moving and, quite often, bitterly funny. I assume there are a lot of cut corners, exaggerations and maybe even some flat-out lies thrown in there (don’t know about France, the UK and Cuba, but Canada’s healthcare system is nowhere near as flawless as Mike makes it look). But goddamn it if the flick didn’t play me like a violin! As I mentioned to Melnyk and Caine, the only mistake I feel Moore has made over and over is to say he’s making non-fiction. If he’d just put himself in the company of satirists like Stephen Colbert, Trey Parker and Sacha Baron Cohen, people would allow him his dramatic license and “truthiness”. Then again, some folks get pissy about “Borat” too, so… ]

(18 Jun) Freddy Got Fingered (2001, Tom Green) [ review ] 89

(19 Jun) Die Hard (1988, John McTiernan) [ review ] 94

(21 Jun) Live Free or Die Hard (2007, Len Wiseman) [ review ] 43

(21 Jun) Ratatouille (2007, Brad Bird) 85
[ Not only has Pixar managed to make rats adorable in this flick, they also got away with putting them in a restaurant kitchen, the last place we would usually want to find them! Voiced by Patton Oswalt, the titular rodent only wants to cook, but it’s hard out there for a gourmet rat… Until he teams with a dishwasher who becomes his front so he can become the best chef in Paris! “Ratatouille” is a wonderfully entertaining movie which proves that cartoons don’t have to be only for kids, they can be one of the most sensational forms of expression there. With an amazing attention to detail, Brad Bird has created an eye-popping film which makes brilliant use of light, textures and virtual camerawork. The character design and the voice performances are great as well and most of all, the story is original, unpredictable, funny and moving, too, with its theme about how one can transcend his nature and become what he dreams of, no matter what his origins are. Oh, and that epiphany near the end by the critic character voiced by Peter O’Toole? Brought me to tears. ]

(23 Jun) Finding Nemo (2003, Andrew Stanton) [ review ] 86

(24 Jun) Scarface (1932, Howard Hawks) 82
[ Part of the Directors Series ]

(25 Jun) The Fountain (2006, Darren Aranofsky) [ review ] 94

(26 Jun) Eagle vs Shark (2007, Taika Waititi) 63
[ Bien que possédant toutes les caractéristiques du film indépendant américain typique (on pourrait le décrire comme une histoire d’amour entre le personnage de Miranda July dans Me and You and Everyone We Know et celui de Jon Heder dans Napoleon Dynamite), Eagle vs Shark est en fait l’oeuvre d’un cinéaste néo-zélandais, Taika Waititi. Après être devenus amants lors d’une fête costumée, une jeune femme timide (Loren Horseley) et un nerd fini (Jermaine Clement) se rendent dans la ville natale de ce dernier afin qu’il puisse se venger de la brute qui a ruiné son adolescence. Avec ses personnages ringards, sa direction artistique volontairement kitsch et son ton oscillant constamment entre sincérité et moquerie, Eagle vs Shark agacera certains, mais plaira aux amateurs de comédies excentriques. ]

(27 Jun) Bled Number One (2007, Rabah Ameur-Zaïmeche) 16
[ Reviewed for Voir ]

(27 Jun) End of the Line (2007, Maurice Devereaux) 75
[ Read my interview with Devereaux ]

(28 Jun) Transformers (2007, Michael Bay) [ review ] 58

(29 Jun) 13 Beloved (2006, Chookiat Sakweerakul) 70
[ Annoncé par Mitch Davis comme LE film à voir au festival cette année, 13 Beloved, du Thaïlandais Chookiat Sakweerakul, ne déçoit pas. Dans l’esprit de The Game, de Fincher, mais en beaucoup plus tordu, cette comédie noire présente un employé de bureau apparemment ordinaire qui, lorsqu’il est sélectionné comme candidat d’un jeu de télé-réalité, se révèle prêt à briser tous les tabous. Devant la promesse de considérables prix en argent s’il passe 13 épreuves, l’homme tue une mouche, fait pleurer des enfants, puis continue d’accomplir des tâches de plus en plus grotesques, ce qui donne lieu à plusieurs scènes d’anthologie. ]

(30 Jun) A Bloody Aria (2006, Won Shin-yeon) 57
[ Le Coréen Won Shin-yeon nous offre A Bloody Aria, un thriller qui démarre de façon classique, alors qu’un professeur et une étudiante font un détour malheureux dans un coin reculé et deviennent les proies d’individus sordides. Mais après une mise en place laborieuse, la tension explose, alors que le principal antagoniste, brillamment interprété par un Lee Mun-Sik tour à tour jovial et terrifiant, s’avère encore plus dérangé qu’on ne le croyait. Dans la même lancée, le film se révèle être une réflexion déconcertante sur le cercle de la violence, avec des pointes d’humour des plus virulentes. ]

May / July