2007 log (8)

(1 Aug) L’Immeuble Yacoubian (2007, Marwan Hamed) 67
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(1 Aug) The Bourne Ultimatum (2007, Paul Greengrass) [ review ] 90

(2 Aug) Hot Rod (2007, Akiva Schaffer) 39
[ Le collectif The Lonely Island, formé du réalisateur Akiva Schaffer et des acteurs Andy Samberg et Jorma Taccone, s’est fait connaître avec ses vidéos diffusés à SNL et sur le Web tels que la sensation YouTube Lazy Sunday. Hélas, si l’on se fie à leur premier long métrage, ils sont incapables de soutenir leur humour plus de quelques minutes à la fois. Hot Rod, l’histoire d’un pseudo-cascadeur tentant de gagner le respect de son beau-père (Ian McShane), s’avère donc décousu, répétitif et complaisant. De plus, plusieurs gags copiant ceux d’autres comédies récentes, le film finit par n’être qu’un pot particulièrement pourri (pour reprendre une expression de RBO) de l’idiotie assumée des films de Will Ferrell, de la ringardise intentionnelle de Napoleon Dynamite, de l’absurdité de Tom Green et des exploits abrutis de Jackass. ]

(6 Aug) Rush Hour 3 (2007, Brett Ratner) [ review ] 66

(6 Aug) 2 Days in Paris (2007, Julie Delpy) 81
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(8 Aug) Contre toute espérance (2007, Bernard Émond) 68
[ “Breaking the Waves” without the sailor fucking and the True Believer innocence, this story of a woman’s struggle to cope with her disabled husband is rather depressing but not without a certain celebration of human will. There’s also a hardly subtle socio-economic message throughout, with the female protagonist having to deal with financial woes on top of her hubby’s state. Worth seeing mostly for Jean-Claude Labrecque cinematography and the affecting performances from Guylaine Tremblay, Guy Jodoin and my man Gildor Roy. ]

(8 Aug) Superbad (2007, Greg Mottola) [ review ] 84

(9 Aug) Sauf le respect que je vous dois (2007, Fabienne Godet) 45
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(10 Aug) Trapped in the Closet : Chapters 1-12 (2005, R. Kelly) 77
[ Watching this being projected (between a wonderful short musical documentary about dumpster diving called “Surfing the Waste” and the first two reels of Bollywood classic “Sholay”) at the gorgeous McAuslan Brewery terrasse by the Lachine canal was quite an experience. 43 minutes of overly dramatic singing in the same repetitive melody about the ridiculously complicated adulterous relationships between a man, his wife, a pastor, the pastor’s wife, the pastor’s male lover, a cop, the cop’s wife, a midget, etc. Can’t wait for Chapters 13-22 of this hip-hopera! ]

(12 Aug) Our Daily Bread (2005, Nikolaus Geyrhalter) 70
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(13 Aug) The Last Legion (2007, Doug Lefler) 31
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(14 Aug) Bluff (2007, Fecteau & Lavoie) 62
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Also: read my interview with the directors ]

(15 Aug) The Invasion (2007, Oliver Hirschbiegel? James McTiegue?) 44
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(16 Aug) Paprika (2007, Satoshi Kon) 73
[ En seulement quatre films (plus une série télé, Paranoia Agent), Satoshi Kon s’est établi comme l’un des grands maîtres de l’animation japonaise. Mis à part le plus conventionnel mais néanmoins sympathique conte pour enfants Tokyo Godfathers, son oeuvre démontre qu’on peut faire du dessin animé foncièrement adulte, sans toutefois sombrer dans la démesure violente et sexuelle. Ce qui démarque les films de Satoshi Kon, c’est la finesse avec laquelle les personnages sont développés et, surtout, leur complexité narrative et visuelle.
Dans Perfect Blue, Millenium Actress et maintenant Paprika, les points de vue se multiplient, les limites entre les niveaux de conscience se brouillent, et il est souvent ardu de distinguer rêves, souvenirs et réalité. Ce type de jeu avec la perception est particulièrement approprié au cinéma d’animation, car cela permet d’expérimenter avec une variété de styles, allant d’un certain réalisme à l’imagerie la plus grotesque.
Paprika se déroule dans un futur rapproché, alors que des psychothérapeutes viennent de mettre au point un dispositif du nom de la DC Mini, qui leur permet non seulement d’observer les rêves de leurs patients mais d’y pénétrer. Lorsqu’un de ces appareils est subtilisé par un individu aux intentions malveillantes, la docteure Atsuko Chiba prend la forme de son alter ego Paprika pour aller enquêter dans le monde des rêves et débusquer le mystérieux terroriste du subconscient.
Les songes surréalistes qu’on découvre prennent diverses formes, dont celle d’une gigantesque parade de grenouilles jouant d’instruments de musique, d’électroménagers dansants, de statues de chats qui se font aller la patte et d’une foule d’autres objets, poupées et jouets. Plusieurs rêveries sont aussi littéralement cinématographiques, les personnages évoluant dans des films dans le film, plongeant à travers un écran ou une caméra, discutant de techniques filmiques… Satoshi Kon se permet même un clin d’oeil à ses films précédents.
Le tout est visuellement superbe, l’animation étant riche et inventive du début à la fin, mais l’histoire (inspirée du roman de science-fiction de Yasutaka Tsutsui) est tout aussi captivante, bien qu’elle porte souvent à confusion. Pour reprendre le cliché d’usage, Paprika exige qu’on adopte une logique onirique, où les émotions et les pensées qu’inspire une scène priment sur son contexte. D’une façon ou d’une autre, les fans du cinéaste seront ravis. ]

(17 Aug) Feast of Love (2007, Robert Benton) 48
[ Read my interview with Radha Mitchell ]

(18 Aug) La logique du remords (2007, Martin Laroche) 67
[ Bien que limité par un budget de seulement 3400 $, Martin Laroche s’affirme avec ce premier film comme un nom à surveiller – et à ne pas confondre avec celui du comédien, à qui il n’est pas apparenté: “L’an passé, raconte-t-il, j’ai travaillé sur le plateau de François en série, et parfois je pensais que c’était mon nom sur la feuille d’appel mais c’était le sien… J’aurais aimé avoir son salaire, mettons.” La Logique du remords met en scène une confrontation tendue entre deux hommes, isolés dans un sous-sol. L’un d’eux est le père (Antoine Touchette) d’une fillette ayant été violée et tuée, l’autre est le monstre (Denis Faucher) coupable de ces actes, attaché devant lui. À partir de cette prémisse, on pourrait ne s’attendre qu’à une simple histoire de vengeance, gravitant autour d’un interrogatoire et de diverses tortures, mais le récit que Laroche nous concocte est beaucoup plus fascinant. Débutant avec quelques mots en espéranto et une citation de Marc-Aurèle (“Les hommes sont faits les uns pour les autres, donc instruis-les ou supporte-les”), ce film d’horreur psychologique annonce d’emblée des intentions plus philosophiques que sensationnalistes. On découvre, à travers les retours en arrière qui parsèment le huis clos, que le père en deuil s’oppose intellectuellement et moralement à l’idée de se faire justice lui-même. Comment en vient-il à se rabaisser consciemment au niveau de quelqu’un capable de tuer froidement? La réponse risque de vous troubler profondément. Pour Laroche, le processus de création a été assez rapide: “L’idée a mûri dans ma tête pendant un bon bout, se rappelle-t-il, mais quand j’ai décidé de la coucher sur papier, je l’ai écrite en deux mois puis je l’ai tournée tout de suite après.” Il a appris que son film avait été accepté par le FFM tout aussi spontanément: “C’est Serge Losique qui m’a appelé et, sérieux, pendant à peu près 10 secondes, je me demandais lequel de mes amis me niaisait. Finalement, c’était vraiment lui; une chance que je n’ai pas dit: “Heille Alex, ferme donc ta gueule!”” ]

(19 Aug) Killing Zelda Sparks (2007, Jeff Glickman) 64
[ A pretty damn good little black comedy about a jealous and violent dude (Vincent Kartheiser) who, with the help of a journalist buddy (Geoffrey Arend), attempts to get even at last with the slutty, crazy bitch fatale (Sarah Carter) who broke his heart in high school. The storytelling makes deft use of ellipses and flashbacks and flashforwards, the visuals are dynamic, the performances are engaging… Good stuff. ]

(20 Aug) The Nanny Diaries (2007, Shari Springer Berman & Robert Pulcini) 30
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(21 Aug) Balls of Fury (2007, Robert Ben Garant) 52
[ Randy Daytona (Dan Fogler), un athlète inégalé dans sa discipline, est recruté par un agent du FBI (George Lopez) pour s’infiltrer dans un tournoi illégal organisé par le mystérieux Feng (Christopher Walken) et prouver que ce dernier est impliqué dans des activités criminelles. Si cette prémisse vous est familière, c’est que les scénaristes de Balls of Fury l’ont empruntée à Enter the Dragon, le classique du film d’arts martiaux mettant en vedette Bruce Lee. Seulement, ils y ont apporté une légère modification: ils ont retiré toutes les scènes de kung-fu et les ont remplacées par des matches de ping-pong! Il faut avouer que l’idée est rigolote, mais on court le risque de se retrouver devant une de ces comédies qui se contentent d’une seule idée centrale de ce type et continuent de l’exploiter longtemps après que le potentiel comique en soit épuisé. C’est en partie le cas ici, les scènes où les joueurs de ping-pong font de l’attitude et où la caméra multiplie les prises de vue à la Matrix devenant rapidement redondantes. L’offre humoristique varie tout de même quelque peu, y allant de références à Rocky ou The Karate Kid et, évidemment, se permettant plusieurs gags en bas de la ceinture, notamment lors d’une séquence assez délirante où les participants du tournoi se font offrir les services d’esclaves sexuels… mâles. Le film de Robert Ben Garant (mieux connu comme le créateur et une des stars de la série Reno 911!) ne brille pas par sa subtilité ou son intelligence, mais démontre un sens de l’absurde prononcé. Sur ce plan, le casting de Christopher Walken ne pourrait pas mieux convenir. Avec son air excentrique et ses intonations décalées, qui frisent souvent l’auto-parodie, en plus d’un accoutrement qu’on pourrait décrire comme un mélange de Fu Manchu, Dracula et Elton John, le vétéran acteur ne déçoit pas. Dans le rôle du champion de ping-pong obsédé par Def Leppard, Dan Fogler est aussi plutôt désopilant, même s’il donne parfois l’impression de n’être qu’un fac-similé de l’exubérant Jack Black. Et on ne peut passer sous silence la présence de la très, hum, athlétique Maggie Q. Alors, si vous êtes férus de tennis de table et de films de kung-fu ou que vous voulez simplement rigoler un peu, Balls of Fury devrait vous faire passer un bon moment. ]

(22 Aug) Silk (2007, François Girard) 86
[ Dans le documentaire François Girard en trois actes, de Mathieu Roy, Martin Scorsese avance que la musicalité est ce qui définit le plus le cinéma de François Girard. Ceci est évident dans Thirty-Two Short Films About Glenn Gould et Le Violon rouge, mais aussi dans Silk qui, bien que le sujet ne soit pas musical, semble construit comme une partition, avec des refrains et des mélodies qui reviennent. Vers 1860, Hervé Joncour (Michael Pitt), qui vit une existence paisible auprès de sa bien-aimée Hélène (Keira Knightley), est contraint de la quitter pour aller acheter des oeufs de ver à soie au Japon, où il tombe sous le charme d’une mystérieuse concubine (Sei Ashina). Voilà les grandes lignes du roman de Baricco, dont un des éléments les plus distinctifs est certainement la concision de la prose, où les images simples et fortes prédominent sur les longues descriptions. Plus qu’un drame romantique, Silk est une série de longs périples qui amènent Joncour à se rendre au bout du monde, dans un pays auquel très peu d’étrangers ont accès. Silk est un film plus impressionniste qu’anecdotique, et c’est la succession de tableaux beaux à couper le souffle (le directeur photo Alain Dostie mérite toutes les accolades imaginables), plus que le détail du récit, qui nous émeut. Le film de Girard se refuse en effet à la dictature du montage frénétique style vidéoclip, embrassant plutôt une certaine langueur. Le récit est pourtant très dense, relatant de nombreux voyages et racontant une histoire qui s’étale sur plusieurs années, mais les déplacements et le passage du temps se font de façon naturelle, comme le va-et-vient de la respiration. Par sa nature ouverte, Silk se prête à différentes interprétations, Girard laissant beaucoup de place à l’imagination du spectateur. ]

(22 Aug) Shoot ‘Em Up (2007, Michael Davis) [ review ] 68

(23 Aug) Cobrador, In God We Trust (2007, Paul Leduc) 51
(23 Aug) Vent mauvais (2007, Stéphane Allagnon) 75
(24 Aug) 53 dias de invierno (2007, Judith Colell) 43
(26 Aug) Body/Antibody (2007, Kerry Douglas Dye & Jordan Hoffman) 62
(26 Aug) Où vas-tu Moshé? (2007, Hassan Benjelloun) meh
(26 Aug) Family Motel (2007, Helene Klodawsky) 70
(26 Aug) Being Innu (2007, Catherine Mullins) ok
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(28 Aug) Surviving My Mother (2007, Émile Gaudreault) 67
(Caroline Dhavernas, as always: 100)
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(29 Aug) La Brunante (2007, Fernand Dansereau) 78
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(30 Aug) Eastern Promises (2007, David Cronenberg) [ review ] 90

July / September