2008 log (5)

(1 May) L’Atelier de mon père (2008, Jennifer Alleyn) 73
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(3 May) Raiders of the Lost Ark (1981, Steven Spielberg) [ review ] 93

(4 May) Territories (2008, Mary Ellen Davis) ok
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(5 May) Indiana Jones and the Temple of Doom (1984, Steven Spielberg) [ review ] 94

(6 May) Speed Racer (2008, Andy & Larry Wachowski) [ review ] 52

(7 May) Homo Toxicus (2008, Carole Poliquin) blech
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(7 May) Son of Rambow (2008, Garth Jennings) 64
[ Au risque de paraître nostalgique, on se rappellera affectueusement notre enfance pendant les années 80, dans le temps où les gamins pouvaient regarder des films ultraviolents, puis passer d’innombrables heures à jouer à la guerre en se prenant pour Rambo. C’était bruyant, salissant et parfois casse-cou, mais surtout tellement amusant! Son of Rambow est en quelque sorte une capsule temporelle de cette époque. Peut-être pour faire un parallèle avec les enfants surprotégés d’aujourd’hui, le protagoniste du film, Will (Bill Milner), est issu d’une famille faisant partie de la communauté religieuse des Plymouth Brethren, qui lui interdit de regarder la télévision, d’aller au cinéma et d’écouter de la musique populaire. Aussi improbable que touchante, l’amitié qu’il développera avec Lee (Will Poulter), un camarade de classe délinquant, l’exposera à toutes ces “mauvaises” influences. L’élément déclencheur de l’émancipation de Will sera le visionnement d’une copie piratée de First Blood, qui inspirera Lee et lui à tourner une vidéo amateur s’inspirant des aventures du soldat dur à cuire interprété par Sylvester Stallone. Ceci s’apparente un peu à Be Kind Rewind, mais en beaucoup plus senti. Contrairement au film de Michel Gondry, qui semblait faire l’apologie du cinéma bâclé, la démarche des jeunes héros de Son of Rambow, aussi naïve et maladroite soit-elle, est indéniablement sincère et pleine de créativité. S’inspirant de sa propre enfance marquée par les films de gros bras et l’avènement de la vidéo, le scénariste et réalisateur Garth Jennings (The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy) s’est aussi amusé en donnant un aspect fantaisiste au récit. Sans pousser la stylisation aussi loin que dans Rushmore, par exemple, l’influence de Wes Anderson se fait tout de même parfois sentir, particulièrement lors des scènes impliquant Didier, un étudiant français en échange incarné par Jules Sitruk, le môme dans Monsieur Batignole et Moi César, méconnaissable en adolescent looké comme un chanteur new wave androgyne! En fin de parcours, Jennings semble ne plus trop savoir comment conclure le film et se rabat sur un excès de sentimentalité. Malgré tout, Son of Rambow demeure un regard rafraîchissant sur l’enfance, une période de la vie qui n’est pas toujours aussi proprette que dans les films de Walt Disney. ]

(8 May) Au pays des colons (2008, Denys Desjardins) 71
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(9 May) Indiana Jones and the Last Crusade (1989, Steven Spielberg) [ review ] 85

(12 May) Les Animaux amoureux (2008, Laurent Charbonnier) cute
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(14 May) Le monde selon Monsanto (2008, Marie-Monique Robin) heavy, man
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(18 May) Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull (2008, Steven Spielberg) [ review ] 91

(19 May) Knocked Up (2007, Judd Apatow) [ review ] 69

(21 May) Les plus beaux yeux du monde (2007, Charlotte Laurier) 14
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(26 May) You Don’t Mess with the Zohan (2008, Dennis Dugan) 38
[ Croisement improbable entre Munich et Shampoo, You Don’t Mess with the Zohan met en vedette Adam Sandler dans le rôle de Zohan, un soldat commando israélien qui, afin de réaliser son rêve de devenir coiffeur-vedette à New York, simule sa propre mort aux mains de son ennemi mortel, l’ignoble terroriste palestinien Phantom (John Turturro, hilarant). Les 20 premières minutes du film, qui se déroulent dans un Israël aussi caricatural que le Kazakhstan dépeint dans Borat, sont plutôt amusantes. D’autre part, Zoran apparaît d’abord comme un personnage assez savoureux, lui qui affectionne l’hummus, la musique dance des années 90 et les shorts mettant en valeur son entrejambe. La séquence où il infiltre le repaire du Phantom, multipliant les acrobaties impossibles, arrêtant les balles de ses ennemis avec ses doigts et ainsi de suite, tel un véritable cartoon humain, est aussi réjouissante. C’est lorsque l’action se déplace aux États-Unis que les choses se gâtent, alors que le film cesse d’être une parodie de film d’action teintée d’un “exotisme” volontairement ringard pour devenir une banale comédie de situation. Zohan réussit tant bien que mal à se faire engager dans un salon de coiffure d’un quartier new-yorkais où cohabitent Juifs et Arabes, ce qui donne lieu à beaucoup de gags jouant sur les stéréotypes raciaux. Mais pour ne pas trop froisser ces communautés, le film les fait s’unir contre un antagoniste que tous peuvent détester confortablement, soit un promoteur immobilier vieux, riche et surtout blanc, qui veut raser tous les petits commerces du coin pour bâtir un centre commercial. Par ailleurs, peut-être parce qu’ils se sont rendu compte que les rires ne fusaient pas nécessairement à la vue d’un gars qui coupe des cheveux, même si c’est un super-soldat, Sandler et ses coscénaristes Robert Smigel et Judd Apatow ont fait de Zohan un obsédé sexuel qui passe plus de temps à “zigner” ses clientes qu’à les coiffer. L’introduction d’un tournoi d’aki et l’apparition inutile de Mariah Carey ne viennent pas améliorer les choses. You Don’t Mess with the Zohan reprend du mieux lorsque le Phantom débarque à New York et qu’on a enfin droit à une autre scène d’action délirante, mais c’est malheureusement trop peu, trop tard. ]

(27 May) Standard Operating Procedure (2008, Errol Morris) 79
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(28 May) The Children of Huang Shi (2008, Roger Spottiswoode) 22
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(29 May) Girls Rock! (2008, Arne Johnson & Shane King) 67
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(31 May) Helvetica (2008, Gary Hustwit) 60
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April / June