2010 log (11)

(1 Nov) Sound of Noise (2010, Ola Simonsson & Johannes Stjärne Nilsson) 90
(1 Nov) Fous de leur village (2010, Vincent Audet-Nadeau)
(1 Nov) Adem (2010, Hans van Nuffel) 63
(2 Nov) Le nom des gens (2010, Michel Leclerc) 67
(2 Nov) Curling (2010, Denis Côté) 84
(3 Nov) Jaloux (2010, Patrick Demers) 81
(3 Nov) The Tree (2010, Julie Bertuccelli) 86
(4 Nov) La tête ailleurs (2010, Frédéric Pelle) 20
(4 Nov) Des hommes et des dieux (2010, Xavier Beauvois) 91
[ Part of our Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue coverage. ]

(7 Nov) La part d’ombre (2010, Charles Gervais)
[ Débutant avec une citation de Catherine Mavrikakis (“Il faut des siècles pour se remettre de l’histoire de sa famille.”), ce magistral documentaire accompagne une jeune femme d’origine cambodgienne qui, à la suite du décès de son frère, entreprend d’affronter les horreurs jalonnant le passé de leurs parents, qui ont fui les Khmers rouges de Pol Pot pour venir s’établir au Québec. Exode forcé des villes, emprisonnement et torture, camps de rééducation et d’extermination, fosses communes… Admirablement mis en images et porté par une narration et des témoignages qui touchent droit au coeur, La Part d’ombre se démarque par la façon dont il aborde une des pages les plus sombres de l’Histoire de l’humanité par le biais d’une quête personnelle. Incontournable. ]

(8 Nov) The People vs. George Lucas (2010, Alexandre O. Philippe)
[ Cet amusant documentaire se penche sur le cas des fans de Star Wars qui, pour une raison ou une autre, en veulent à mort au créateur de la série. Retraçant les grandes lignes de la carrière de George Lucas en détaillant comment, supposément, il est passé de jeune cinéaste rebelle à dirigeant d’un maléfique empire commercial, le film inclut une foule d’images d’archives, d’interventions de geeks de tous horizons qui s’épanchent à propos de leur relation amour-haine avec le père de Jar Jar Binks, et d’extraits de remakes amateurs, de parodies et de diverses autres oeuvres inspirées de l’univers de Star Wars. ]

(8 Nov) L’imposture (2010, Ève Lamont)
[ Alors que divers ouvrages et films récents (dont Silver Girls de Saara Aila Waasner, aussi sélectionné par les RIDM cette année) voient en la prostitution une façon potentielle de s’émanciper pour certaines femmes et que plusieurs estiment que le proverbial “plus vieux métier du monde” devrait être légalisé, ce documentaire dérangeant et percutant d’Ève Lamont s’oppose sans équivoque à cette vision et rappelle comment les travailleuses du sexe sont souvent exploitées, menacées, violées, battues ou tuées. Reposant principalement sur une série de témoignages crève-coeur, L’Imposture laisse néanmoins entrevoir une lueur d’espoir en montrant les efforts que font certaines prostituées pour changer de vie, en retournant aux études par exemple. ]

(13 Nov) Disco and Atomic War (2010, Jaak Kilmi)
[ Ayant grandi en Estonie soviétique pendant la guerre froide, Jaak Kilmi suggère dans ce film que c’est vraisemblablement à force de danser le disco et de regarder Dallas ou Knight Rider à la télévision sur les ondes finlandaises que ses compatriotes ont peu à peu délaissé le communisme. À travers d’abondantes images d’archives, des entrevues avec des historiens et d’habiles reconstitutions, Disco and Atomic War pose un regard original et non dénué d’humour sur les diverses formes, réelles ou imaginées, que peut emprunter la propagande. ]

(11 Nov) Lance et compte (2010, Frédérik D’Amours) 19
[ Pretentious, schmaltzy, flatly directed and poorly acted, this big screen spin-off of the long-lived Quebec TV series about Le National hockey team tries to cram way too many one-dimensional characters and underwritten storylines into one movie, mostly through tons of obvious and tacked on dialogue. Despite all the manufactured drama and ridiculous twists, “Lance et compte” ends up being dull and lifeless most of the time. At best, it’s unintentionally hilarious, especially during the subplot involving Louise Portal’s disgruntled shoe factory worker (“Oui, Olga, on va se battre!”) and the affair Jason Roy-Léveillée has with a girl who uses words like “dichotomie” and quotes Balzac when she texts him. ]

(15 Nov) The Next Three Days (2010, Paul Haggis) 38
[ Reviewed for Voir ]

(17 Nov) Cool It (2010, Ondi Timoner)

(17 Nov) Waste Land (2010, Lucy Walker)
[ Reviewed for Voir ]

(22 Oct) Faster (2010, George Tillman Jr.) [ review ] 55

(23 Nov) The Kids Are All Right (2010, Lisa Cholodenko) 83
[ There’s this quasi-genre we’ve been seeing develop over the past couple of decades, you know, this kind of quirky, liberal, easygoing dramedy about unconventional families. You could call these Sundance movies, but that would be a bit reductive. I think there’s a universal quality to the best films like this, an abundance of warmth, humor, emotion, insight… Sexiness, too, in the case of “The Kids Are All Right”, and even a musical number (sort of). But most of all, this is a picture full of complex and compelling characters, played by a wonderful ensemble cast: Julianne Moore and Annette Bening as middle-aged lesbians whose marriage is rife with tension, in part because the former is kind of daffy and the latter is more uptight; Mia Wasikowska and Josh Hutcherson as their teenage children; and Mark Ruffalo as the sperm donor who awkwardly becomes involved with all of them when the kids decide to seek him out. I liked just about everything about this fourth feature from Lisa Cholodenko: the sharpness of the dialogue, the brightness of the cinematography, the smooth flow of the editing, the indie rock soundtrack (Vampire Weekend, MGMT, etc.)… “The Kids Are All Right” goes to some unexpected places, but that always rings true nonetheless. And even though it cuts pretty deep at times, I’d still describe it as a feel-good flick. ]

(24 Nov) Down Terrace (2010, Ben Wheatley) 60
[ Présenté à Fantasia l’été dernier, ce premier long métrage du cinéaste anglais Ben Wheatley débute de façon presque banale alors que le gangster vieillissant Bill (Robert Hill), son fils Karl (Robin Hill, co-auteur du scénario avec Wheatley) et quelques-uns de leurs associés bavardent de tout et de rien dans une maison de Brighton. Une certaine tension s’installe toutefois lorsque le patriarche de ce clan criminel apprend qu’un informateur de la police se trouverait au sein de son organisation. Au cours des deux semaines suivantes, Bill et Karl deviendront de plus en plus rongés par la paranoïa, ce qui les mènera à soupçonner, affronter et éventuellement éliminer une bonne partie de leur entourage. Tourné en huit jours seulement avec un budget minime, Down Terrace se rapproche davantage de kitchen sink drama de Ken Loach ou de Mike Leigh que d’un film de Scorsese, autant à cause de l’âpreté des images que de la teneur du récit. Entre deux exécutions, Bill et son épouse (Julia Deakin) semblent en effet plus préoccupés par l’annonce de la grossesse de la petite amie (Kerry Peacock) de Karl que par le sang qu’ils ont sur les mains. On sent par ailleurs que le conflit entre le père et le fils n’a finalement pas grand-chose à voir avec le fait qu’ils sont des truands. Ponctué de chansons de Robert Johnson et de vieux airs de folk, parfois chantés et grattés à la guitare par les personnages eux-mêmes, le film jongle avec plusieurs tons, de l’humour noir à la tragédie. Wheatley parvient généralement à bien balancer l’ensemble, tout comme il obtient de solides performances de tous les membres de sa distribution, qui inclut à la fois des acteurs chevronnés et des non-professionnels. Parmi eux, soulignons la présence de Michael Smiley, hilarant en tueur qui traîne son petit garçon de trois ans avec lui. On peut reprocher à Down Terrace de manquer occasionnellement de tonus, et l’aspect fauché de la production n’est pas entièrement excusable par ses ressources limitées. Cela étant dit, ce premier essai au cinéma de Wheatley demeure prometteur. ]

(25 Nov) Let Me In (2010, Matt Reeves) 71
[ Stephen King has recently claimed in his EW column that this is not only the best picture of 2010, but also “the best horror film of the decade.” Now, when I read that, I hadn’t seen “Let Me In”, but I had seen the 2008 Swedish movie it’s based on, “Let the Right One In”, and figured that if one of those two was the best horror film of the decade, the original had to be it, right? Still, I have to say that, as it turns out, this is a more than worthy remake, staying true to its inspiration, tweaking a few things here and there, but mostly just retelling the same greatly moving story of the friendship/love between a lonely, ostracized little boy (Kodi Smit-McPhee) and of a mysterious little girl (Chloe Moretz) who happens to be a vampire. This is not what you’d expect from a Hollywood version, i.e. a louder, faster, gorier take on the source material. “Let Me In” is pretty much as quiet, meditative and artsy as “Let the Right One In”, and all the more admirable for it. I guess one could say this is a pointless venture, but there are at least two elements that make it a must-see on its own: the typically brilliant score by Michael Giacchino and the amazing performance by Chloe Moretz who, at her young age, can already act circles around many of her more experienced peers. ]

(26 Nov) Somewhere (2010, Sofia Coppola) [ review ] 28

(30 Nov) Black Swan (2010, Darren Aronofsky) [ review ] 94

October / December