2018 log (10)

(2 Oct) Mad Dog Labine (2018, Jonathan Beaulieu-Cyr & Renaud Lessard)
[ Extra Beurre ]

(3 Oct) If Beale Street Could Talk (2018, Barry Jenkins)
[ Extra Beurre ]

(4 Oct) A Star Is Born (2018, Bradley Cooper)
[ Extra Beurre ]

(5 Oct) Crown and Anchor (2018, Andrew Rowe)
[ Extra Beurre ]

(6 Oct) Thunder Road (2018, Jim Cummings)
[ Extra Beurre ]

(6 Oct) Les Salopes ou le sucre naturel de la peau (2018, Renée Beaulieu)
[ Extra Beurre ]

(8 Oct) Ultra Pulpe (2018, Bertrand Mandico)
[ Extra Beurre ]

(8 Oct) Climax (2018, Gaspar Noé)
[ Extra Beurre ]

(9 Oct) Ville Neuve (2018, Félix Dufour-Laperrière)
[ Extra Beurre ]

(10 Oct) Gotti (2018, Kevin Connolly)
[ J’ai pris une pause du FNC et du cinéma de qualité en général pour regarder ce qui selon plusieurs est le pire film de l’année (0% sur RT). Et je n’ai pas été déçu! Dès les premiers instants où Gotti se retourne pour parler directement à la caméra (“New York is the greatest fucking city in the world. My city.”), j’ai éclaté de rire. Le violent et vulgaire cabotinage de John Travolta demeure hilarant durant tout ce film au scénario confus et à la réalisation maladroite, indéniablement mauvais, mais rarement ennuyant. Gotti est comme une parodie bon marché de film de gangsters, extra sauce, extra fromage. ]

(11 Oct) First Man (2018, Damien Chazelle)
[ Extra Beurre ]

(12 Oct) Apostle (2018, Gareth Evans)
[ La première moitié rappelle un peu There Will Be Blood en mode mineur, avec le ténébreux Dan Stevens confronté à un pseudo-prophète incarné par l’excellent Michael Sheen. Puis on est ailleurs, avec des touches d’horreur et de fantastique… Et si Apostle n’est pas exactement un film d’action, Gareth Evans confirme néanmoins que peu de cinéastes peuvent mettre en scène les éclats de violence de façon aussi viscérale. C’est finalement une plongée cauchemardesque dans la folie meurtrière. ]

(13 Oct) Halloween (1978, John Carpenter)
[ Michael Myers est le Mal incarné. Le Mal rôde toujours, hors de la raison et de la logique. La façon dont The Shape apparaît et disparaît des cadrages est toujours terrifiante. Et la réalisation parfaitement calibrée de John Carpenter n’a d’égal que sa musique iconique et intemporelle. ]

(15 Oct) Ratcatcher (1999, Lynne Ramsay)
[ Drame à propos d’enfants vivant dans la misère à Glasgow en 1973, avec des amoncellements de déchets partout, ce premier long métrage de Lynne Ramsay est assez bien réalisé dans son genre, mais on est loin de la brillante expérimentation formelle de We Need to Talk About Kevin ou You Were Never Really Here. Seulement quelques moments de fantaisie (dont la finale joliment ambiguë) empêche le film d’être trop déprimant. ]

(16 Oct) 1991 (2018, Ricardo Trogi)
[ 1991 a le principal défaut des précédents épisodes, 1981 et 1987, soit un récit plutôt anecdotique, fidèle à la jeunesse pas si extraordinaire du scénariste et réalisateur Ricardo Trogi. Ce film est toutefois élevé par le fait qu’il a majoritairement été tourné en Italie, où Ricardo (Jean-Carl Boucher) passe l’été de ses 21 ans, à la poursuite de la femme de sa vie (Juliette Gosselin). Cela donne lieu à de superbes décors, une amusante distribution d’étudiants étrangers, et à de formidables pastiches des vieux films italiens en noir et blanc de Fellini et compagnie. Et puis 1991 possède également les qualités du reste de la « Trogilogie » : l’autodérision de la narration en voix hors champ du cinéaste, plusieurs gags très drôles, et une irrésistible trame sonore nostalgique. ]

(17 Oct) Halloween (2018, David Gordon Green)
[ Extra Beurre ]

(20 Oct) The Night Comes For Us (2018, Timo Tjahjanto)
[ L’amorce banale, cousue de clichés de films de triades et affublée du procédé usé de mêler un enfant au récit criminel , laisse présager le pire. Mais on s’accroche à la présence d’Iko Uwais, Joe Taslim et Julie Estelle de la série The Raid, et dès qu’ils sont lâchés lousses, on a droit à littéralement un des films d’action les plus sanglants que j’ai vus de ma vie, avec d’innombrables bras et jambes cassés, nuques tordues, corps et têtes mitraillés ou poignardés, etc. ]

(21 Oct) Venom (2018, Ruben Fleischer)
[ Il y a de meilleurs films que j’aurais pu voir, mais je suis fidèle au genre super-héroïque, j’aime toujours voir les tours que mon boy Tom Hardy a dans son sac, et en plus, j’avais assez de points Scène pour le voir gratuitement, alors pourquoi pas! Venom est un film de science-fiction médiocre avec de l’horreur PG-13 et de l’action filmée tout croche, soit. Mais après qu’Eddie Brock soit infecté par le symbiote et que Hardy se mette à agir comme un énergumène instable qui entend littéralement des voix, il y a une série de scènes franchement hilarantes. Pas assez pour en faire un bon film, loin de là, mais assez pour que je ne regrette pas d’être allé le voir. ]

(22 Oct) Friday the 13th: The Final Chapter (1984, Joseph Zito)
[ Après un résumé des 3 précédents, ce chapitre “final” voit Jason être transporté à la morgue. Mais il ne reste jamais mort très longtemps, surtout alors que de nouveaux ados décident de passer du bon temps à Crystal Lake. Scénario mince, nudité gratuite, meurtres génériques, mais assez brutaux… Notable surtout pour Crispin Glover en nerd qui danse vraiment bien et Corey Feldman en petit gars d’à côté qui vire super weird. La fin est délicieuse. ]

(23 Oct) Friday the 13th: A New Beginning (1985, Danny Steinmann)
[ Ça commence en continuité de l’épisode précédent, avec Tommy (Corey Feldman/John Shepherd) traumatisé par sa confrontation avec Jason Voorhees. Puis on se retrouve dans une maison de transition pour jeunes troublés. Le film est disjoncté et plutôt imprévisible avant même le retour de Jason, qui apparaît d’abord seulement dans les cauchemars éveillés de Tommy. La folie de ce dernier et les personnages secondaires colorés (les voisins redneck, Reggie the Reckless et son frère Demon, etc.) élèvent ce chapitre au-delà de la recette habituelle (sang, T&A, vulgarité). Climax pas pire intense, suivi d’une série de twists abracadabrantes. ]

(24 Oct) Friday the 13th Part VI: Jason Lives (1986, Tom McLoughlin)
[ La scène d’ouverture où Tommy profane la tombe de Jason est merveilleusement absurde. Presque parodique, avec un tueur masqué transformé en monstre surnaturel, ce 6e film ramène l’élément camp d’été et multiplie les gags foireux, comme une production de Troma. Mention spéciale aux chansons d’Alice Cooper. ]

(25 Oct) Friday the 13th Part VII: The New Blood (1988, John Carl Buechler)
[ Voilà ce qui manquait à la série : une fille qui fait de la télékinésie! Sérieusement, la façon dont le traumatisme d’enfance et la culpabilité de Tina activent ses pouvoirs et ressuscitent Jason est à la fois farfelue et intéressante. Comme Tommy dans le #5, Tina est hantée par des hallucinations du tueur masqué – qui s’avère bien réel, massacrant des ados horny comme d’habitude. Mi-slasher, mi-thriller psychologique, le film culmine avec un délirant affrontement entre Jason et la Carrie de Crystal Lake. ]

(26 Oct) Mid90s (2018, Jonah Hill)
[ Extra Beurre ]

(27 Oct) The Thing (1982, John Carpenter)
[ Il y a l’atmosphère glaciale et claustrophobique de la base scientifique en Antarctique. Puis l’éminemment badass Kurt Russell et tous ces autres acteurs qui forment un groupe d’abord soudé, avant d’être rongé par la paranoïa. La musique d’Ennio Morricone et/ou John Carpenter, parfaitement anxiogène. Et progressivement, de plus en plus d’horreur lovecraftienne, via les effets spéciaux incroyables créés par Rob Bottin. Jusqu’à la fin d’un nihilisme inouï. ]

(28 Oct) Friday the 13th Part VIII: Jason Takes Manhattan (1989, Rob Hedden)
[ “This voyage is doomed.” Ce 8e épisode est particulièrement cheap, laid, con. Et l’action se déroule principalement sur un bateau, Jason ne “prenant” Manhattan que lors du troisième acte, et dans des décors emblématiques (le métro, Times Square) pendant seulement 5 minutes. Au moins, il tue quelqu’un avec une guitare électrique. ]

(28 Oct) 100% Fresh (2018, Steven Brill)
[ “Oh, Sandman, that’s too much!” Ce stand-up special musical est la meilleure affaire qu’Adam Sandler a faite, à part peut-être Punch-Drunk Love ou The Wedding Singer. Super bien réalisé/monté en plus. ]

(30 Oct) Suspiria (2018, Luca Guadagnino)
[ Extra Beurre ]

(30 Oct) Jason Goes to Hell: The Final Friday (1993, Adam Marcus)
[ Il y a une (1) twist cool lors de la séquence d’ouverture. Puis après l’autopsie, une autre twist rend ce chapitre plus ridiculement surnaturel que jamais. Le chasseur de primes Creighton Duke est amusant et il y a un peu de gore, mais pas assez pour compenser pour la réalisation de mauvais téléfilm, les acteurs médiocres, la musique cheap… Pire, une mythologie sortie de nulle part ruine la brutale simplicité de Jason le slasher. Les dernières 5 secondes sont pas pires. ]

(31 Oct) Halloween III: Season of the Witch (1982, Tommy Lee Wallace)
[ Un professeur a fait l’erreur de nous faire regarder ce film au secondaire il y a une vingtaine d’années et on a trouvé ça ridicule, mais en le renvoyant ce 31 octobre à 21 h au Cinéma Moderne (en buvant quelques pintes), j’ai trouvé ça… génial? Les cadrages en 2.35:1, la jouissive musique de John Carpenter, le docteur horny (Tom Hatkins), les masques maudits, les robots… Et cette fin, inébranlable. ]