2018 log (3)

(1 Mar) Venus (2018, Eisha Marjara)
[ Reviewed on Extra Beurre ]

(2 Mar) Tommy (1975, Ken Russell)
[ Loin de n’être qu’une version filmée de l’opéra-rock de Pete Townshend, Tommy est une oeuvre cinématographique à part entière, une comédie musicale épique et émouvante, réalisée avec brio par Ken Russell. Certes, la musique est omniprésente et tout le récit est chanté, à l’image de l’album-concept de The Who, mais le film est aussi, voire encore plus stimulant visuellement. Chaque chanson/séquence distinctive déborde d’images imaginatives. Tommy est un hallucinant chef-d’oeuvre, pur produit des années 1970 qui demeure inégalé quatre décennies plus tard. Ponctué d’apparitions mémorables d’Eric Clapton, Tina Turner, Elton John et Jack Nicholson (!), le film appartient néanmoins à Roger Daltrey en Tommy, Ann-Margret dans le rôle de sa mère et Oliver Reed dans celui de son “oncle”. ]

(3 Mar) Rocky II (1979, Sylvester Stallone)
[ Sylvester Stallone est toujours aussi charismatique en Rocky Balboa, mais la majorité du récit s’efforce à le transformer à nouveau en nobody qui a de la misère à gagner sa vie, ce qui est assez déprimant. Sa relation avec Adrian demeure toutefois touchante, alors qu’ils se marient et qu’ils ont (difficilement) un enfant. Reste que c’est le troisième acte qui rachète le film, avec le training montage, la scène de jogging et l’incroyable combat revanche contre Apollo Creed. ]

(6 Mar) Boost (2017, Darren Curtis)
[ Reviewed on Extra Beurre ]

(15 Mar) unsane (2018, Steven Soderbergh)
[ Reviewed on Extra Beurre ]

(17 Mar) Et les mistrals gagnants (2017, Anne-Dauphine Julliand)
[ Un documentaire sur des enfants malades qui est beau et touchant, mais pas du tout misérabiliste. ]

(22 Mar) Fitzcarraldo (1982, Werner Herzog)
[ La folie de Klaus Kinski. La démesure de Werner Herzog. La jungle. La rivière. L’opéra. Les indigènes. Le bateau à vapeur par-dessus la montagne. Un chef-d’oeuvre parmi les chefs-d’oeuvre. ]

(26 Mar) Isle of Dogs (2018, Wes Anderson)
[ Reviewed on Extra Beurre ]

(28 Mar) Ready Player One (2018, Steven Spielberg)
[ Reviewed on Extra Beurre ]

(29 Mar) The Shining (1980, Stanley Kubrick)
[ L’hôtel Overlook est possiblement le décor le plus iconique de l’histoire du cinéma. Qui plus est, la composition visuelle et les mouvements d’appareil accentuent encore plus l’aspect plus grand que nature, surréaliste de ce décor. Adaptation plus ou moins fidèle du roman de Stephen King, ce film de Stanley Kubrick est un véritable chef-d’œuvre de l’horreur, peut-être le plus grand d’entre tous. On peut beaucoup s’amuser avec l’inoubliable imagerie de The Shining (demandez à Spielberg), mais revoir le film nous replonge dans un état de profond inconfort suivi d’inquiétude et éventuellement carrément de terreur. Les lieux ont une mémoire. Des fantômes rôdent. Et le fragile équilibre mental de l’être humain fait encore plus peur. ]