2018 log (4)

(4 Apr) A Quiet Place (2018, John Krasinski)
[ Reviewed on Extra Beurre ]

(6 Apr) Rocky III (1982, Sylvester Stallone)
[ Cet épisode n’a jamais été un de mes préférés, mais il renferme quand même plusieurs solides éléments : l’amusant combat contre Thunderlips (Hulk Hogan), les touchantes dernières scènes avec Mickey, le deuxième meilleur méchant de la série (Mr. T. en Clubber Lang), et peut-être plus que tout, l’entraînement de Rocky avec son nouveau BFF Apollo. Oh, et évidemment tout le concept de l’oeil du tigre – et la chanson-thème! ]

(8 Apr) Raising Arizona (1987, Joel & Ethan Coen)
[ Possiblement les 10 meilleures premières minutes de l’histoire du cinéma : un bijou d’écriture, de réalisation et de montage, sans compter l’interprétation immédiatement irrésistible de Nicolas Cage et Holly Hunter, et la musique si enlevante de Carter Burwell. Pendant les quelques 80 minutes suivantes de cette comédie des frères Coen, le rythme demeure incroyable, avec une caméra hyperactive et des gags fusant de toute part. Hilarant, Raising Arizona est également aussi excitant que bien des films d’action, notamment lors des scènes avec le motard de l’apocalypse sorti tout droit d’un film de Mad Max! ]

(10 Apr) The Killing of a Sacred Deer (2017, Yorgos Lanthimos)
[ L’extrême précision de l’écriture et de la mise en scène, au service d’un récit rempli de malaise, de mystère, de morbidité… qui s’essouffle toutefois éventuellement. ]

(11 Apr) Andre the Giant (2018, Jason Hehir)
[ Un des souvenirs préférés de mon père était la fois où il avait serré la main du “géant Ferré”. À l’école, j’ai déjà fait un exposé oral sur lui. Bref, ce légendaire lutteur de 7’4″ a toujours eu une place spéciale dans mon imaginaire, ce qui explique peut-être pourquoi j’ai eu les larmes aux yeux pendant presque tout ce documentaire de HBO Sports. Le film est aussi parfois hilarant, alors que les intervenants (dont Hulk Hogan, qui a affronté le Giant lors d’un mémorable combat à WrestleMania III) parlent de sa gargantuesque consommation d’alcool ou de ses spectaculaires flatulences. Et en plus d’être un portrait d’Andre, c’est un résumé de l’histoire de la lutte professionnelle dans les années 1970 et 1980. Mais il y a finalement quelque chose de surtout tragique autour de l’histoire de ce gentil géant, à cause de ses problèmes de santé et son incapacité à passer inaperçu. ]

(14 Apr) John Wick (2014, Chad Stahelski & David Leitch)
[ Les premières 15 minutes du film, presque sans dialogues, sont particulièrement parfaites. Peut-être qu’il faut avoir un chien, mais j’ai rarement autant compris et ressenti la motivation du protagoniste d’un film de vengeance. En fait, tout le scénario de Derek Kolstad est impeccable dans le genre. L’introduction du personnage de John Wick, la mythologie entourant son monde de tueurs à gages (le Continental!), les nombreuses répliques savoureusement badass… Et quelle carte de visite pour Chad Stahelski et David Leitch, qui se sont immédiatement imposés comme certains des meilleurs réalisateurs de fusillades, de combats et de poursuites à Hollywood. Mais surtout, Keanu Reeves à son meilleur, en nouveau John emblématique du cinéma d’action qui mérite sa place aux côtés de John Rambo, John Matrix et John McClane. ]

(15 Apr) Elvis Presley: The Searcher (2018, Thom Zimny)
[ Voici l’histoire orale (on ne voit pas les intervenants, qui incluent Tom Petty et Bruce Springsteen, en plus de divers proches et collaborateurs) du King, du début à la fin, en se concentrant surtout sur la musique qu’il a créée en fusionnant ses influences blues, gospel et country. On connaît la chanson (Sun Records, le Colonel, l’armée, Hollywood, le ’68 Special, Las Vegas, Aloha from Hawaii) et ce long documentaire ne révolutionne rien par son traitement, mais si vous êtes fan d’Elvis Presley, le tout demeure assez captivant. ]

(18-22 Apr) Wild Wild Country (2018, Maclain & Chapman Way)
[ Je n’avais jamais entendu parler de ce Bhagwan, un gourou indien à la tête d’une méga commune hippie capitaliste (!) qui s’est implantée en Oregon dans les années 1980. Ce fascinant documentaire de 400 minutes alterne entre de nombreuses images d’archives évocatrices et une série d’entrevues récentes avec divers intervenants (dont sa secrétaire/porte-parole Sheela). C’est une histoire absolument incroyable, avec de multiples rebondissements et ambiguïtés, alors qu’on change souvent d’opinion à propos de cette commune/secte/milice armée, ses membres et ses opposants. ]

(19 Apr) You Were Never Really Here (2018, Lynne Ramsay)
[ Reviewed on Extra Beurre ]

(21 Apr) Paddington (2014, Paul King)
[ Je ne suis pas un gros fan de films pour enfants, mais celui-ci est assez étonnant. Oui, certains gags sont puérils, mais d’autres sont inspirés, le récit à propos d’un jeune ours péruvien qui émigre à Londres est franchement touchant, la direction artistique est formidable (on n’est pas loin d’un film de Wes Anderson), et Nicole Kidman es parfaite dans le rôle de la méchante. ]

(21 Apr) Atomic Blonde (2017, David Leitch)
[ Film d’espionnage se déroulant à Berlin vers la fin de la Guerre froide, Atomic Blonde ne casse rien côté scénario, mais la réalisation de David Leitch est dynamique, particulièrement lors des scènes d’action (le plan-séquence dans l’escalier!), la direction photo est joliment colorée, la trame sonore 80s est jouissive, et Charlize Theron incarne une héroïne aussi sexy que badass. ]

(24 Apr) Avengers: Infinity War (2018, Anthony & Joe Russo)
[ Reviewed on Extra Beurre ]

(25 Apr) Paddington 2 (2018, Paul King)
[ J’ai pleuré à la fin du premier Paddington, mais pour cette suite, il n’a fallu que 10 minutes pour que je craque. Aussi amusant et attachant que Charlie Chaplin, le petit ours se retrouve dans un conte plus charmant et captivant que jamais. Merveilleusement coloré et lumineux, le film bénéficie d’une réalisation des plus enjouées, avec une fois de plus une époustouflante direction artistique. L’influence de Wes Anderson est encore palpable, mais j’ai aussi dénoté un je-ne-sais-quoi rappelant Edgar Wright (Hot Fuzz en particulier) cette fois-ci, avec un soupçon de Robert Zemeckis lors de la séquence du train à la Back to the Future Part III. Succédant à Nicole Kidman, Hugh Grant offre une délicieuse composition dans le rôle du méchant. Et puis oui, j’ai pleuré à nouveau à la fin. ]

(25-28 Apr) True Detective – Season One (2014, Cary Joji Fukunaga)
[ Matthew McConaughey faisant du pur McConaughey, Woody Harrelson faisant du pur Harrelson, et la combinaison des deux : magique. Cette minisérie est finement scénarisée (la structure narrative, les dialogues) et réalisée (l’atmosphère, les occasionnelles scènes d’action comme l’incroyable plan-séquence de l’épisode 4), mais c’est surtout une véritable classe de maître de la part des deux acteurs. ]

(27 Apr) dirty computer (2018, Andrew Donoho & Chuck Lightning)
[ Cet “emotion picture” de Janelle Monáe est un film musical afrofuturiste stimulant et sensuel que je décrirais grossièrement comme un croisement entre Lemonade, Blade Runner et Black Panther. Les scènes avec Tessa Thompson m’ont aussi rappelé San Junipero. ]

(28 Apr) The Dark Tower (2017, Nikolaj Arcel)
[ Ce supposé premier film d’une série est spectaculairement décousu, comme si on sautait directement dans le 6e épisode… Que de mauvaises décisions! À commencer par celle de d’abord suivre un garçon plutôt que le Gunslinger, comme dans les livres de Stephen King. La réalisation fait très série B (Z?). Et quel exploit de rendre Idris Elba et Matthew McConaughey ennuyants! ]

(29 Apr) Paddington (2014, Paul King)