2018 log (5)

(3 May) The ‘Burbs (1989, Joe Dante)
[ Joe Dante nous présente les habitants (Tom Hanks, Carrie Fisher, Rick Ducommun, Bruce Dern, Corey Feldman, etc.) d’un cul-de-sac de banlieue dans ce qui semble d’abord être une amusante comédie. Mais peu à peu, des éléments étranges et inquiétants à propos des nouveaux voisins de la rue (dont le magnifique Henry Gibson) sèment le doute. Se dirige-t-on vers un film d’horreur satanique? Dante entretient habilement le mystère tout en livrant plusieurs gags hilarants. ]

(6 May) ManHunt (2018, John Woo)
[ Le bonheur de retrouver John Woo. La caméra fluide, les ralentis, les fondus enchaînés… Ce n’est pas le scénario du siècle, mais visuellement, ce n’est jamais plate. Puis c’est plein de fusillades et d’arts martiaux, plus une poursuite de motomarines… Y a même des colombes! ]

(10 May) Deadpool 2 (2018, David Leitch)
[ Extra Beurre ]

(11 May) Kevin Smith: Silent But Deadly (2018, Gil Cunha & Brian Volk-Weiss)
[ Un feu roulant d’histoires hilarantes de pot, de sexe, de jorts et d’A&W. Formidable raconteur, Kevin Smith mentionne aussi souvent sa femme et sa fille, comme si c’était un ami nous parlant simplement de sa vie. Et comme il le fait souvent, il partage quelques paroles inspirantes sur sa philosophie de vie vers la fin de son heure de stand-up, ce qui est ici particulièrement touchant quand on sait qu’il est presque mort d’une crise cardiaque juste après cette captation de spectacle. ]

(12 May) Revenge (2018, Coralie Fargeat)
[ Se déployant d’abord comme un film sexy et visuellement électrisant, après une vingtaine de minutes, on plonge dans l’horreur abjecte. De film bonbon, on passe au film d’exploitation — mais réalisé de main de maître(sse) par une femme qui tire à boulets rouges sur le regard mâle, la misogynie et la masculinité toxique. On peut parler du premier grand film de genre de l’ère #MeToo. Un brûlot féministe, qui rappelle tour à tour Kill Bill, un film de Rambo et un trip sensoriel de Gaspar Noé. Avec un sens incroyable de l’iconographie, de la mise en scène et du gore, Coralie Fargeat s’impose instantanément comme une réalisatrice incontournable. ]

(16 May) John Wick: Chapter 2 (2017, Chad Stahelski)
[ Mad Max: Fury Road et The Raid 2 demeurent les chefs-d’oeuvre récents du genre, mais après avoir revu les deux premiers films de sa série, je crois que John Wick est mon héros d’action préféré de la décennie – ami des chiens, élégant, infiniment badass. J’adore toute la mythologie entourant la société secrète des assassins, et évidemment, Chad Stahelski est un incroyable réalisateur d’action. Tellement prêt pour le Chapter 3! ]

(17 May) The Raid (2011, Gareth Evans)
[ Moins épique que The Raid 2, ce premier épisode est minimaliste, parfois terne visuellement et pratiquement dénué de développement des personnages, mais salement intense et violent. Chaque scène d’action est aussi inventive et savamment chorégraphiée que brutale et excitante. ]

(18 May) Evil Genius (2018, Barbara Schroeder)
[ Les premières 10 minutes – le livreur de pizza, le vol de banque, la bombe – sont immédiatement captivantes. Puis cette histoire (vraie) devient de plus en plus incroyable. Marjorie Diehl est une super-vilaine surréaliste, mais pourtant bien réelle. La quantité d’images d’archives fascinantes semble inépuisable, en plus que le film ait pu parler directement à “Crazy Marj” pendant des années. 195 minutes que vous voudrez regarder d’une traite. ]

(19 May) Rocky IV (1985, Sylvester Stallone)
[ Extra Beurre ]

(20 May) Fahrenheit 451 (2018, Ramin Bahrani)
[ Cette nouvelle adaptation du classique de Ray Bradbury à propos de “pompiers” se consacrant à brûler tous les livres existants se distingue d’abord en mettant à jour son futur dystopique : Internet, assistant personnel virtuel, médias sociaux, etc. Beau travail de direction photo, avec prédominance de couleurs primaires. Ramin Bahrani survole des thèmes philosophiques fascinants à travers le prisme de la science-fiction, sûrement plus superficiellement que le roman, mais assez pour maintenir notre intérêt. Et évidemment, on ne se trompe pas avec Michael B. Jordan et Michael Shannon comme acteurs principaux. Malheureusement, le récit est plus ou moins bien mené et certaines scènes tombent à plat – dont pratiquement tout le troisième acte. ]

(22 May) Solo (2018, Ron Howard)
[ Extra Beurre ]

(25 May) Valerian and the City of a Thousand Planets (2017, Luc Besson)
[ Beaucoup d’imagination visuelle, mais aussi beaucoup de fausses bonnes idées. Scénario plutôt médiocre. Dane DeHaan et Cara Delevingne n’ont aucune chimie. ]

(26 May) La chute de Sparte (2018, Tristan Dubois)
[ Extra Beurre ]

(26 May) Patriots Day (2016, Peter Berg)
[ Une fresque épique dépeignant l’avant, le pendant et l’après de l’attentat terroriste de 2013 au marathon de Boston, avec une grande attention du détail et un sens accru du suspense et de l’émotion. La réalisation de Peter Berg est hyper maîtrisée, même lors des moments chaotiques. Le tout est élevé par la musique atmosphérique de Trent Reznor & Atticus Ross, qui donne l’impression qu’on regarde un film de David Fincher. Distribution béton incluant Mark Wahlberg, John Goodman, Kevin Bacon, J.K. Simmons. Il y a un 15 minutes – poursuite, fusillade, explosions – qui est une véritable scène d’anthologie. Et j’ai pleuré durant l’épilogue documentaire. ]