2018 log (8)

(1 Aug) Mandy (2018, Panos Cosmatos)
[ Extra Beurre ]

(2 Aug) Mission: Impossible – Fallout (2018, Christopher McQuarrie)
[ Extra Beurre ]

(4 Aug) The Stranger (1946, Orson Welles)
[ Un rare classique sur Netflix (le chef-d’oeuvre Touch of Evil y est maintenant aussi). Une histoire assez simple d’étranger dans une petite ville du Connecticut qui est secrètement un nazi (l’architecte de l’Holocauste, rien de moins), racontée de façon plutôt nonchalante. À voir pour les images en noir et blanc, les jeux d’ombre et de lumière, certains mouvements de caméra complexes, le motif de l’horloge. Mais l’élément le plus intéressant est assurément la performance du toujours imposant Orson Welles, qui livre quelques monologues remarquables. ]

(9 Aug) Touch of Evil (1958, Orson Welles)
[ Voici l’autre film d’Orson Welles apparu sur Netflix, que je n’avais pas revu depuis longtemps. Un film noir au fort climat de danger, se déroulant à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, dans de profondes zones d’ombre traversées par une caméra fluide. Casting discutable de Charlton Heston en agent des narcotiques mexicain, mais Welles, que j’aime autant comme acteur que comme réalisateur, est parfait en capitaine de police américain rustre, corrompu et alcoolique. La partie où Janet Leigh se fait harceler par des rockabillies avec du “reefer” a un peu mal vieilli. ]

(11 Aug) The Last Boy Scout (1991, Tony Scott)
[ Un film qui a marqué mon imaginaire enfantin, mais que je n’avais jamais revu adulte. Ce premier scénario post-Lethal Weapon de Shane Black s’éloigne de la comédie d’action (même s’il y a toujours des répliques amusantes et pas mal de fusillades et d’explosions) pour plonger dans le néo noir résolument hard-boiled, avec Bruce Willis en détective privé alcoolique qui fait équipe avec un joueur de football cocaïnomane (Damon Wayans). Black sait comment jongler avec les clichés du genre de façon captivante, et Tony Scott livre une réalisation hyper léchée comme il en avait la spécialité. Et c’est peut-être juste mi, mais les flash-backs m’ont fait penser à ceux de You Were Never Really Here.]

(11 Aug) BLACKkKLANSMAN (2018, Spike Lee)
[ Extra Beurre ]

(11 Aug) Robin Williams: Come Inside My Mind (2018, Marina Zenovich)
[ Robin Williams était un génie comique, mais il était encore plus touchant. Ce documentaire capture bien les deux facettes de ce clown triste. Je n’étais pas prêt pour ça. ]

(13 Aug) The Outsiders (1983, Francis Ford Coppola)
[ Un conte initiatique doux-amer se déroulant dans les années 1950, superbement filmé par Coppola et mettant en vedette des futures stars telles que Matt Dillon, Tom Cruise, Emilio Estevez, Patrick Swayze, Rob Lowe et Ralph Macchio en greasers, plus le touchant C. Thomas Howell dans le rôle central. Le rumble final sous la pluie est la plus belle affaire au monde. Stay gold, Ponyboy. ]

(14 Aug) Rumble Fish (1983, Francis Ford Coppola)
[ Je n’avais jamais réalisé que Coppola avait un tel talent pour les scènes de baston avant de voir ses deux films de 1983! Une histoire de frères (Matt Dillon & Mickey Rourke) qui sent la fumée, le fort et la sueur, tournée en sublime noir et blanc, avec une réalisation ultra stylisée. ]

(15 Aug) Accident Man (2018, Jesse V. Johnson)
[ Coscénarisé par Scott Adkins lui-même, ce film d’action de série B est un croisement entre John Wick, Kill Bill et un vieux film de Guy Ritchie – une histoire violente et vulgaire de société secrète d’assassins britanniques, qui ont même leur propre pub privé. L’accroche est que le protagoniste fait astucieusement passer ses meurtres pour des accidents, mais le plus gros fun est simplement de voir Adkins casser des gueules, des bras, des jambes… ]

(16 Aug) Mile 22 (2018, Peter Berg)
[ Extra Beurre ]

(17 Aug) Lone Survivor (2013, Peter Berg)
[ Peter Berg, man. Ses films ne sont pas tous bons, mais à son meilleur, c’est un maître de l’intensité et de la testostérone. Le gars parfait pour tourner un film sur des Navy SEALs en Afghanistan pendant une mission qui vire au désastre. Le premier acte est déjà solide, introduisant les personnages avec un mélange de sentimentalité et de machismo, sur fond d’Explosions in the Sky. Mais quand nos soldats se retrouvent entourés de Talibans en terrain montagneux, on déboule (littéralement) dans un viscéral film d’action, avec une fusillade quasi ininterrompue de 30 minutes, suivie du récit de survie d’un seul homme (Mark Wahlberg, l’acteur fétiche de Berg), qui pense régler bien des problèmes avec la menace d’une grenade. Mais dans le fond, t’as surtout besoin d’hélicoptères. ]

(18 Aug) Hancock (2008, Peter Berg)
[ Hancock a pris l’affiche juste après Iron Man, avant qu’il y ait vraiment un MCU. Bref, trop tôt pour proprement déconstruire le film de super-héros moderne. Reste que le concept est bon : un super-hobo alcoolique (Will Smith), plus “asshole” que héroïque, qui tente une campagne de PR pour redorer son image. Malheureusement, l’exécution est complètement ratée. Hancock manque cruellement d’action, d’humour et d’idées. Le personnage de Charlize Theron amène une twist potentiellement intéressante, mais le film ne fait finalement que s’enliser davantage. Un navet spectaculaire. ]

(21 Aug) Deepwater Horizon (2016, Peter Berg)
[ Il semblerait que Peter Berg est à son meilleur lorsqu’il raconte des histoires vraies de tragédies mettant en vedette Mark Wahlberg. Dans ce film catastrophe rappelant Titanic, mais avec beaucoup plus de feu et d’explosions, Berg calibre habilement la tension et le chaos, le réalisme et le spectaculaire, orchestrant des séquences techniquement complexes sans jamais perdre de vue les humains qui s’y trouvent – l’héroïque everyman Wahlberg, mais aussi Kurt Russell en bon supérieur et John Malkovich en méchant “company man”. ]

(22 Aug) Friday Night Lights (2004, Peter Berg)
[ Le puissant post-rock d’Explosions in the Sky colore ce drame sportif inspiré d’une histoire vraie, qui offre une riche peinture de milieu d’une petite ville du Texas où le high school football est une religion, si bien que les jeunes joueurs font face à une pression immense. Un peu comme un Varsity Blues plus sombre, moins ludique, ce film de Peter Berg se démarque par son montage son et image dense et dynamique. ]

(23 Aug) The Rider (2018, Chloe Zhao)
[ Je m’attendais à un western contemplatif avec de belles images, mais pas à ce degré de lucidité existentielle et de sublime photo. Et surtout, je ne m’attendais pas à brailler autant, notamment durant les scènes avec des chevaux. Une version cowboy de The Wrestler. ]

(23 Aug) If I Leave Here Tomorrow (2018, Stephen Kijak)
[ Je suis accro aux rockumentaires/musicographies, et en voici un excellent exemple. Lynyrd Skynyrd, c’était des tout croches, des drunken rednecks qui se battaient, qui buvaient du thé aux champignons magiques cueillis sur des bouses de vache (!), qui détruisaient des chambres d’hôtel… Mais la musique, man (Free Bird, Sweet Home Alabama, Simple Man, Tuesday’s Gone, etc.). C’était des poètes et des virtuoses, trois desquels sont tragiquement morts lorsque leur avion s’est écrasé en 1977. ]

(24 Aug) 2001: A Space Odyssey (1968, Stanley Kubrick)
[ Ce chef-d’oeuvre de Kubrick n’a pas pris une ride en 50 ans. La technologie, les effets spéciaux, rien ou presque n’est dépassé. Pur bonheur de le voir pour la première fois sur grand écran, avec le son IMAX. La séquence psychédélique est plus hallucinante que jamais ainsi. ]

(25 Aug) A Clockwork Orange (1971, Stanley Kubrick)
[ Un autre chef-d’oeuvre de Kubrick, avec encore du classique mur à mur (parfois réinventé aux synthés par Wendy Carlos), et l’ajout de ce langage si imaginatif. Mais je ne me rappelais pas à quel point c’est salement divertissant comme film. Au risque de blasphèmer, c’est parfois pas loin d’être un comic book movie (particulièrement le premier acte), avec tous ces personnages extravagants, ces décors colorés, cette direction photo et ce montage hyper stylisés… Certes, la proposition a d’autres ambitions, dont un véritable propos sur les pulsions violentes et sexuelles, la réhabilitation, le pouvoir des images, les manipulations politiques et médiatiques. Mais ça demeure frappant à quel point ce n’est pas un classique poussiéreux; c’est toujours aussi stimulant, viscéral, provocateur. Real horrorshow. ]

(26 Aug) Battleship (2012, Peter Berg)
[ Peter Berg est un cinéaste talentueux, à son meilleur lorsqu’il s’inspire d’histoires vraies pour réaliser des films souvent très intenses, mais ancrés dans un certain réalisme. À l’opposé, ses pires films sont de grosses coquilles vides, des produits hollywoodiens complètement sans intérêt. Battleship est comme du mauvais Michael Bay, plus précisément un mélange de Pearl Harbor, Armageddon et Transformers, avec une attaque de vaisseaux extraterrestres donnant lieu à beaucoup de destruction en CGI à Hawaï et en haute mer. Il y a aussi une séquence qui mimique le déroulement du jeu de table original, et c’est tellement con! En plus, ça dure 131 interminables minutes à cause des ennuyantes scènes dramatiques avec le parfaitement beige Taylor Kitsch et les gaspillés Alexander Skarsgård, Liam Neeson et Rihanna. ]

(31 Aug) The Last Sharknado: It’s About Time (2018, Anthony C. Ferrante)
[ Ça commence pas pire avec des dinosaures, puis du voyage dans le temps vers l’époque d’Excalibur, de la Révolution américaine, du Far West, etc. C’est comme une pâle copie de Back to the Future, avec des effets pas si spéciaux et de multiples versions de l’éternellement mauvaise Tara Reid. Ah, et des tornades de requins, mais rendu au 6e film, c’est banal. Fun par moments, mais c’est bien correct qu’ils arrêtent ça là. ]

(31 Aug) Upgrade (2018, Leigh Whannell)
[ Quelques personnes m’en ont parlé en bien ici, mais je ne m’attendais quand même pas à un film de genre aussi badass. D’abord, un excellent récit de science-fiction qui évoque un futur convaincant avec des moyens limités. Puis une formidable performance à la fois émotionnelle et très physique de Logan Marshall-Green en gars old school plongé dans une réalité de plus en plus hi-tech. Enfin, après la mise en place, le film passe en vitesse supérieure dès la jouissive première scène d’action, réalisée de façon hyper efficace et brutale.