2006 log (11)

(2 Nov) American Hardcore (2006, Paul Rachman) 55
[ Reviewed for Voir ]

(2 Nov) South Park 10.12 (2006, Trey Parker) 64
[ 2546 OTTER – “This is the dawning of the sea otter! Know this, timechild: I shall smash your skull like a clam on my tummy!” ]

(6 Nov) Harsh Times (2006, David Ayer) 70
[ De deux choses l’une: soit Christian Bale a d’inépuisables zones d’ombre en lui, soit c’est le meilleur acteur du monde. On voudrait le connaître dans la vraie vie pour s’assurer qu’il se porte bien et qu’il n’est que très doué pour feindre la démence! Sérieusement, quand est-ce, la dernière fois où il tenu le rôle de quelqu’un avec qui on voudrait être ami? Dans Harsh Times, Bale interprète Jim Davis, un American Psycho qui fait des siennes dans le centre-sud de Los Angeles plutôt que sur Wall Street. Vétéran de l’armée américaine ayant combattu en Iraq, Davis s’ajuste mal à son retour dans la vie civile. Sans emploi, il passe son temps à errer, boire et fumer avec son pote Mike (Freddy Rodriguez), lui-même chômeur au grand dam de sa petite amie avocate (Eva Longoria). Pendant quelques jours, nous suivons les deux jeunes hommes alors qu’ils tergiversent entre le désir de se responsabiliser et la tentation de continuer d’agir comme des adolescents attardés. Mais malgré leurs bonnes intentions, la violence de leur environnement et les démons qui hantent Jim risquent tôt ou tard de leur exploser au visage. Le scénariste David Ayer réalise ici son premier long métrage en ne s’éloignant pas de son univers personnel, qui présente une vision à la fois réaliste et caricaturale des rues dangereuses de South Central où il a grandi. Si cette approche convient à un film d’action sans prétention comme The Fast and the Furious, elle cadre moins bien dans un drame urbain supposément sérieux comme Training Day. Se positionnant quelque part entre les deux,
Harsh Times carbure à l’excès, mais ne déraille pas malgré tout, en grande partie grâce à l’intensité inébranlable de Christian Bale. Joué par un acteur plus limité, l’ex-soldat qui pète les plombs aurait facilement pu avoir l’air d’un ridicule ersatz de Rambo, mais Bale est si convaincant qu’on parvient à croire au personnage. De plus, un certain commentaire politique se dessine, alors qu’on voit comment le département de la Défense ferme les yeux, voire encourage les individus ayant des comportements antisociaux pouvant être utilisés pour faire la sale besogne; Jim Davis aurait été tout à sa place dans la prison d’Abu Ghraib à torturer des présumés terroristes. ]

(7 Nov) The History Boys (2006, Nicolas Hytner) [ review ] 68

(8 Nov) I’m Your Man (2006, Lian Lunson) 76
[ I’m a huge fan of my homeboy Leonard Cohen, so this Mel Gibson-produced (he’s such a whore for Jews!) concert film/documentary/tribute was pure joy to me. The presence of Rufus and Martha Wainwright, the McGarrigle sisters, Antony, Nick Cave and U2 is just gravy, man. ]

(11 Nov) South Park 10.13 (2006, Trey Parker) 72
[ ERIC CARTMAN 2546 – “No, see, I know it’s a stupid idea, because I actually did freeze myself and, you were right Kyle, it backfired and I was frozen for 500 years and now I’m calling you from the future.” ]

(12 Nov) La vie imaginée de Jacques Monory (2006, Jennifer Ayllen) 67
[ Reviewed for Voir ]

(13 Nov) For Your Consideration (2006, Christopher Guest) [ review ] 43


(13 Nov) Casino Royale (1967, Val Guest, Ken Hughes, John Huston, Joseph McGrath & Robert Parrish) 21
[ Whoaaaa, what a mess! Yeah, let’s make a James Bond movie with 8 writers, 5 directors and 3 actors alternately playing Bond. First at the bat is David Niven, stuttering his way through roomfuls of Scottish babes to major boredom. Then Woody Allen has an amusing enough coupla scenes and Peter Sellers does his thing all right, but nothing really connects. Nowhere near as well as anything in the “Austin Powers” trilogy, that’s for sure. I did get a kick out of watching Orson Welles (doing magic tricks!) as Le Chiffre, though. ]

(14 Nov) Casino Royale (2006, Martin Campbell) [ review ] 75

(15 Nov) South Park 10.14 (2006, Trey Parker) 80
[ I’ve said this before and I’ll say it again: beyond the brilliant socio-political satire and the sheer vulgarity, Trey Parker’s at his best when he’s spoofing movie clichés. This ‘sode is the ultimate Might Ducks flick in 22 minutes. The kid players aren’t just lousy, one has cancer and wants the team to win one game before he passes away — cue the violins! And yes, the coach (Stan!) has a hidden trauma from when he used to play pee-wee hockey himself: “Imagine If There Was One Game. One Chance To Make Everything Right. Stan Marsh Has Been Given That Chance. But To Win, He’s Gonna Have To Put Out All The Stops, In: STANLEY’S CUP. Rated R.” ]

(16 Nov) Deck the Halls (2006, John Whitesell) 12
[ Reviewed for Voir ]

(16 Nov) Lost and Delirious (2001, Léa Pool) [ review ] 91

(18 Nov) Edmond (2006, Stuart Gordon) 53
[ Definitely swimming in the same waters as “Taxi Driver” or “Eyes Wide Shut”, but Gordon is hardly a Scorsese or a Kubrick. Bill Macy’s solid and Dave Mamet’s script is pretty tight (even though it’s obvious it was originally a play), but this is more of a riff on violent sexual alienation than a full plunge into it. This is exploitation flick horror instead of real horror, you know? Still, it flows, as rough as it is, and the resolution to the racist undercurrent is damn confounding, in a good way. ]


(20 Nov) Dreamgirls (2006, Bill Condon) [ review ] 92

(21 Nov) Tenacious D in The Pick of Destiny (2006, Liam Lynch) [ review ] 90

(23 Nov) The Fountain (2006, Darren Aranofsky) [ review ] 94

(24 Nov) A Year in the Death of Jack Richards (2006, B.P. Paquette) 71
[ Reviewed for Voir ]



(27 Nov) The Illusionist (2006, Neil Burger) 73
[ The other magician flick of 2006, this might not be on the level of “The Prestige”, but it’s still a pretty damn potent work of sleight-of-hand with exquisite, painterly cinematography and art direction, a typically brilliant score from Philip Glass and solid performances from Edward Norton, Paul Giamatti and Jessica Biel. I figured out the mystery rather early on, but I couldn’t get enough of the gorgeous craftsmanship and the touching love story. ]

October / December

2006 log (10)

(3 Oct) Stormbreaker (2006, Geoffrey Sax) 18
[ Inspiré d’une série de livres pour enfants d’Anthony Horowitz, ce film raconte comment Alex Rider (Alex Pettyfer, beau gosse au talent limité), un orphelin britannique de 14 ans, est recruté par MI6 pour mener à terme une mission qu’avait entamée son oncle (Ewan McGregor, sous-utilisé) avant de disparaître. Le jeune agent secret, équipé d’une panoplie de gadgets (évidemment), se retrouve pris dans une succession de courses, combats et cascades afin de sauver les millions de vies menacées par un milliardaire (Mickey Rourke, caricatural) et ses sbires. Le réalisateur Geoffrey Sax multiplie sans imagination les emprunts aux films d’espionnage et d’arts martiaux, et même le fait que le protagoniste soit adolescent est négligeable, les Spy Kids et autres Agent Cody Banks ayant déjà épuisé ce filon. ]

(4 Oct) The Prestige (2006, Christopher Nolan) [ review ] 91

(5 Oct) South Park 10.8 (2006, Trey Parker) 74
[ CARTMAN – “If you had a chance right now to go back in time and stop Hitler, wouldn’t you do it? I mean, I personally wouldn’t stop him, because I think he was awesome, but you would, right?” ]

(6 Oct) The Departed (2006, Martin Scorsese) [ review ] 80


(10 Oct) Renaissance (2006, Christian Volckman) 63
[ Dans un Paris futuriste où la surveillance électronique est omniprésente, un policier enquêtant sur la disparition d’une jeune femme se retrouve plongé dans un vaste complot impliquant une entreprise spécialisée dans les soins de beauté et de rajeunissement. Film noir aux accents de science-fiction, ce premier long métrage d’animation de Christian Volckman s’apparente à un croisement entre l’oeuvre de Philip K. Dick (Minority Report, A Scanner Darkly, etc.) et Sin City, les questions d’identité et d’éthique scientifique cohabitant avec un climat fataliste et des scènes d’action enlevantes. Réalisé avec la technique du « motion capture », Renaissance présente un style visuel à la fois dense et épuré, avec des décors urbains complexes et des personnages typés, le tout rendu en noir et blanc très contrasté. ]

(12 Oct) South Park 10.9 (2006, Trey Parker) 62
[ CARTMAN – “…which leads us all to the mastermind of the 9/11 attacks: Kyle.” ]

(15 Oct) The Marine (2006, John Bonito) [ review ] 67

(8 Oct) Punk le vote (2006, Éric “Roach” Denis) 66
[ Un ancien squeegee qui devient politicien? Nul doute que ça surprend, jusqu’à ce qu’on se rappelle que la culture punk est loin d’être étrangère à l’engagement et aux revendications sociales. Et puis y a-t-il une si grande différence entre quêter dans la rue et quêter des votes? En documentant sa propre campagne comme candidat dans Outremont (!) aux dernières élections fédérales, Roach nous offre un croisement inusité entre un film de Michael Moore et Jackass. ]

(10 Oct) Rechercher Victor Pellerin (2006, Sophie Deraspe) ???
[ Le mystérieux Victor Pellerin, artiste légendaire parti en exil après avoir détruit l’ensemble de son oeuvre, existe-t-il vraiment? S’appuyant sur les confidences de ses supposés proches, tous plus lassants les uns que les autres, ce vrai-faux documentaire semble être une satire du milieu artistique montréalais à son plus prétentieux et insignifiant, même si on y détecte une certaine complaisance. Canular indiscipliné, le film a au moins le mérite de constamment nous faire nous interroger sur sa nature. ]

(11 Oct) Away From Her (2006, Sarah Polley) 87
[ Comment quelqu’un d’aussi jeune que Sarah Polley, réalisant son tout premier long métrage, peut-il arriver à créer une oeuvre aussi mûre? Son film est extrêmement émouvant dès les premiers moments, ne serait-ce que pour la longue relation que les cinéphiles ont déjà avec la magnifique Julie Christie, qu’on s’attriste de voir en vieille dame aux prises avec la maladie d’Alzheimer. Dans le rôle de son dévoué mari, qui voit la femme de sa vie oublier leur amour, Gordon Pinsent nous brise aussi le coeur. ]

(12 Oct) Ostrov (2006, Pavel Lounguine) 45
[ ??? ]

(12 Oct) La société du spectacle (1973, Guy Debord) zzz
[ Dans ce film de 1973, présenté dans le cadre de la rétrospective que le FNC consacre à Guy Debord, l’écrivain situationniste lit d’un ton monotone de longs passages de son livre du même nom en voix hors champ alors que défile à l’écran un collage d’images d’archives, de photos de femmes dévêtues et d’extraits de vieux films américains (Johnny Guitar, Mr. Arkadin, The Shanghai Gesture, etc.). Pour les fans de masturbation intellectuelle marxiste à la Godard. ]

(16 Oct) Les cavaliers de la canette (2006, Louis Champagne) 50
[ Dans ce film à (très) petit budget à mi-chemin entre le documentaire et la fiction, deux alcoolos (Champagne et Lorenzo Gélinas) se rendent au Festival western de Saint-Tite pour enterrer la vie de garçon d’un de leurs amis (Louis-David Morasse). Beaucoup de boisson, de sacres et de filles avec des chapeaux de cow-boy sont au programme, en plus de visites régulières aux urinoirs, d’engueulades viriles et de marques d’affection maladroites mais sincères. Brouillon mais rigolo. ]

(16 Oct) Chez Schwartz (2006, Gary Beitel) 64
[ Ce documentaire se penche sur la fière histoire et la sympathique routine de la charcuterie hébraïque du boulevard Saint-Laurent, devant laquelle les gens font la file depuis 1930 pour savourer leur smoked meat de renommée internationale. À travers les témoignages du propriétaire, des employés, des clients et même de ceux qui quêtent devant ses portes, Chez Schwartz rend un hommage chaleureux à une institution typiquement montréalaise. Attention: regarder ce film donne franchement faim! ]

(17 Oct) Marie Antoinette (2006, Sofia Coppola) [ review ] 32

(17 Oct) Congorama (2006, Philippe Falardeau) 89 [ FNC review ]


(18 Oct) Death of a President (2006, Gabriel Range) 75
[ Read my interview with the director ]

(18 Oct) South Park 10.10 (2006, Trey Parker) 71
[ CARTMAN – “What’s to understand? You get a boner, slap her titties around some and then stick it inside her and pee.” ]

(19 Oct) Casa de Areia (2006, Andrucha Waddington) 58
[ Reviewed for Voir ]

(19 Oct) Shortbus (2006, John Cameron Mitchell) 69 [ FNC review ]

(22 Oct) Babel (2006, Alejandro González Iñárritu) 90 [ FNC review ]

(23 Oct) La belle bête (2006, Karim Hussain) 66 [ FNC review ]

(26 Oct) Little Children (2006, Todd Field) [ review ] 82

(26 Oct) Direktøren for det hele (2006, Lars von Trier) 57 [ FNC review ]

(27 Oct) South Park 10.11 (2006, Trey Parker) 73
[ SATAN – “It’s a costume party, so you have to wear a costume. BUT: nobody better show up as The Crow. I’m serious. Every costume party, there’s like 14 guys who come dressed as The Crow because they want to look hot and hook up. IT’S LAME. If you come dressed as The Crow, YOU’RE NOT GETTING INTO THE PARTY!” ]

(30 Oct) Le génie du crime (2006, Louis Bélanger) 49
[ Read my interview with Bélanger ]

(30 Oct) Borat: Cultural Learnings of America for Make Benefit Glorious Nation of Kazakhstan (2006, Larry Charles) [ review ] 86


(31 Oct) Shut Up and Sing (2006, Barbara Kopple & Cecilia Peck) 62
[ Reviewed for Voir ]

September / November

2006 log (9)

(3 Sept) Kabhi Alvida Naa Kehna (2006, Karan Johar) [ review ] 90

(4 Sept) La vie secrète des gens heureux (2006, Stéphane Lapointe) 56
[ Did I mention that I was doing a FFM blog for Voir? Well, I was, and that’s where I jotted down a few words about this closing film. ]

(6 Sept) The Protector (2006, Prachya Pinkaew) 23
[ Ok, we get it, Tony Jaa can jump all over the place and break the arms and legs of a billion dudes in a row, and he doesn’t even use wires or stunt doubles. But what’s the point when the story and characters are forgettable, the direction is messy and worse, Jaa has neither the charisma of Bruce Lee or the sense of humour of Jackie Chan. Well, the movie can be kinda funny, but always in spite of itself. “Where are my elephants?” “Give me back my elephants!” “You killed my father – and stole my elephant!” Geez, I was surprised Jaa didn’t end up making out with that elephant… Oh, but that part where he beats up wrestlers with elephant bones? That was pretty cool. ]



(7 Sept) Gridiron Gang (2006, Phil Joanou) 68
[ Another sport flick? Yeah, but a damn good one. This could have been called “Remember the Longest Yard Titans N the Hood”, as it deals with a football team formed of L.A. gang members in a juvenile detention center. The film is both brutally violent and surprisingly emotionally moving, and the nervous, documentary-style direction is very effective. The Rock is mostly there to deliver regular inspirational speeches, but he pours copious amounts of heart, conviction and sweat into his performance. Good stuff. ]

(10 Sept) Cry-Baby (1990, John Waters) 70
[ I’m not crazy about John Waters’ brand of campiness, but I do love the wall-to-wall ’50s music, sexual randiness and of course, Johnny Depp’s juvenile delinquent rockabilly antihero. ]

(11 Sept) Sommer vorm Balkon (2006, Andreas Dresen) 67
[ Une tragi-comédie à la Paul Thomas Anderson dans laquelle Katrin (Inka Friedrich), une mère de famille monoparentale, sans emploi et alcoolique, et Nike (Nadja Uhl), une jeune blonde qui travaille avec des personnes âgées, cherchent l’amour aux mauvaises places. Une oeuvre mélancolique et attendrissante, portée par deux excellentes actrices. ]

(12 Sept) Super Size Me (2004, Morgan Spurlock) 65
[ You’ve all heard about it, I had too, but to actually watch this dude eat nothing but McDonald’s for a month? Yeesh! Getting fatter is one thing, but this practically destroys his liver and his health in general, as effectively as if he’d gone on a drinking binge. Crazy. ]

(13 Sept) La science des rêves (2006, Michel Gondry) [ review ] 79

(13 Sept) Sarah Silverman: Jesus is Magic (2004, Liam Lynch) 33
[ I’d heard some of her bits before and seen a bunch of clips of this on YouTube and my general feeling was like yeah, that’s pretty outrageous, what else d’you got? I mean, I get it, Silverman goes for all the taboo stuff, ethnic jokes, AIDS and 9/11 gags, etc. I’m not offended or anything, I just don’t find her that funny. I still wanted to see the whole movie as a Liam Lynch fan, for his Tenacious D shorts and the upcoming feature. The concert footage’s like, whatever, if you like Silverman it’s fine. I did like the few musical sequences, which are filthy and “shocking” and whatnot, but mostly just well directed and fun. ]

(14 Sept) The Girl Can’t Help It (1956, Frank Tashlin) 36
[ Equal parts musical, gangster movie and broad comedy, this flick is most notable for having been made at the dawn of rock&roll and for featuring performances by such legends as Little Richard, The Platters, Fats Domino, Gene Vincent and Eddie Cochran. Jayne Mansfield’s dumb blonde with the dangerous curves is fun too (Tashlin once said, “There’s nothing in the world to me that’s funnier than big breasts.”), but she’s no Marilyn Monroe. ]

(15 Sept) Mutual Appreciation (2006, Andrew Bujalski) [ review ] 91

(17 Sept) Shaun of the Dead (2004, Edgar Wright) [ review ] 90

(18 Sept) Sans Elle (2006, Jean Beaudin) 20
[ Alors qu’elle visite Florence, Camille (Karine Vanasse, un brin trop hystérique) est foudroyée par le syndrome de Stendhal, un malaise psychosomatique déclenché par une surdose de chefs-d’oeuvre artistiques pouvant provoquer des hallucinations. À peine est-elle revenue au Québec que, sans même attendre de reprendre complètement ses esprits, elle se lance à la recherche de sa mère (Marie-Thérèse Fortin, juste mais peu nuancée), disparue mystérieusement peu avant son départ pour l’Europe. Diverses pistes l’incitent à se rendre aux Îles-de-la-Madeleine, où elle rencontre un ex-motard (Michel Dumont, intimidant) et sa famille. Seraient-ils impliqués dans l’affaire?
L’intrigue au coeur de Sans elle n’est pas sans intérêt, mais la façon dont elle est rendue à l’écran devient rapidement pesante. Le réalisateur Jean Beaudin s’accroche à une métaphore aquatique à laquelle il revient sans cesse, si bien que si on évacuait tous les moments où les pleurs de Camille se font pluies, noyades et inondations, le film durerait à peine 40 minutes. On se croirait dans le film d’horreur japonais Dark Water ou dans sa relecture hollywoodienne, sauf que les eaux troubles se veulent ici plus mélodramatiques qu’inquiétantes, la jeune femme associant la perte de sa mère à la mer et à un retour mental dans le liquide amniotique…
Au symbolisme insistant des images s’ajoutent des dialogues et une narration qui martèlent chacune des pensées et émotions des personnages, ce qui donne l’impression d’assister à une psychanalyse sur film. C’est donc sans surprise qu’on apprend qu’avant d’être scénariste, Joanne Arseneau était doctorante en psychologie à l’UQAM. Cette dernière (qui a tout de même signé l’excellent La Loi du cochon) se réclame de M. Night Shyamalan mais, bien que Sans elle nage dans les eaux du thriller quasi fantastique aux circonvolutions narratives inattendues, on est bien loin de The Sixth Sense ou de Lady in the Water. Autant dire que Nouvelle-France était le Titanic québécois!
Sans elle est une oeuvre déconcertante, le genre de film qui fait tout un plat de la passion de la protagoniste pour le violon, puis la montre dans une séquence cathartique en train de jouer… de l’harmonica!?! Le cinéma québécois a réussi à regagner son public ces dernières années, avec des films dits d’auteur mais tout de même accessibles. Sans elle n’est pas l’un d’eux. ]

(19 Sept) Cheech (2006, Patrice Sauvé) 83
[ Comme le clame Terrence Howard dans Hustle & Flow, « it’s hard out here for a pimp« . Ron (Patrice Robitaille, récemment nommé meilleur acteur pour cette performance au Atlantic Film Festival) le sait trop bien, et les difficultés d’opérer une agence d’escortes lui sapent le moral. C’est que comme pour toute PME, peu importe la sphère d’activité, on a beau offrir un bon produit et un service personnalisé, la concurrence des « grandes surfaces » comme l’agence Regency est coriace. Ainsi, quand Ron découvre que son bureau a été cambriolé et que l’album de photos de ses filles a disparu, il soupçonne immédiatement le propriétaire de la Regency, l’infâme Cheech…
Certains peuvent juger impossible de ressentir de l’empathie pour un protagoniste aussi minable et crapuleux que Ron, mais cela contribue à l’indéniable aspect humoristique de ce drame urbain. La juxtaposition de scènes où le maquereau bipolaire écoute des cassettes de motivation spirituelle à d’autres où il sacre, casse des gueules et brandit un revolver est savoureuse, même si ce genre de ruptures de ton comico-violentes n’est pas exactement original, 12 ans après Pulp Fiction.
On a aussi vu beaucoup d’histoires multipliant les chassés-croisés et les rencontres fortuites entre divers personnages apparemment non reliés, mais la qualité de l’écriture de François Létourneau (adaptant sa propre pièce) et de la mise en scène de Patrice Sauvé (qui fait ses débuts au cinéma après avoir réalisé La Vie la vie et Grande Ourse pour la télé) fait oublier les apparents emprunts à d’autres films.
Outre Robitaille et Létourneau, qui interprète un homme qui fait appel à une escorte pour la première fois et se retrouve dans la pire situation imaginable, Cheech met aussi en vedette Maxime Denommée, réjouissant en bras droit de Ron trop naïf pour oeuvrer dans ce milieu impitoyable, et Anick Lemay, un peu trop proprette pour être convaincante en putain. Par contre, Fanny Mallette paraît vraiment amère et exténuée à force de faire semblant de désirer et d’écouter des pauvres types pour une poignée de dollars.
Cheech n’a pas tant pour thème la prostitution que la dépression, mais ce n’est pas une oeuvre déprimante pour autant. Pour paraphraser Roger Ebert, un bon film n’est jamais déprimant, ce sont les mauvais qui le sont toujours. ]

(20 Sept) Confetti (2006, Debbie Isitt) 56
[ Cette comédie de Debbie Isitt largement improvisée à la Christopher Guest suit trois couples dans les semaines menant à leurs mariages, finalistes d’un concours de la cérémonie la plus originale organisé par un magazine. Michael et Joanna sont des amoureux de la nature qui désirent s’épouser à poil, Isabelle et Josef veulent consacrer leur union dans l’esprit de leur passion commune pour le tennis, tandis que Matt (Martin Freeman, qui a déjà eu l’expérience des faux documentaires avec la série The Office) et Sam rêvent d’un mariage tout en danse et en chansons comme dans les comédies musicales hollywoodiennes. Ceci donne lieu à beaucoup de situations absurdes et amusantes, mais Confetti possède aussi une fibre romantique plutôt touchante, malgré la mise en scène relâchée et quelques longueurs. ]

(20 Sept) Au hasard Balthazar (1966, Robert Bresson) 44
[ The titular donkey, who we meet as a kid then see grow into an adult in a slavery-through-the-years montage à la “Conan the Barbarian”, is a thoroughly compelling figure. The human characters, though, are mighty boring, no thanks to the deliberately flat acting. ]

(21 Sept) Point Blank (1967, John Boorman) 62
[ This pulpy thriller, with Lee Marvin pissed and dead set on getting the $93K his ex-partner in crime and The Organization, is exceptionally well shot and cut, yet curiously unexciting. I think I like the Mel Gibson remake better – more torture. ]

(22 Sept) The English Patient (1996, Anthony Minghella) 57
[ Part of the Directors Series ]

(24 Sept) Inside Man (2006, Spike Lee) 85
[ Spike Lee doing an action flick? Yeah, but that doesn’t mean it’s apolitical. For one, the cops (Denzel Washington and Chiwetel Ejiofor, both supefly cool) are black and it’s the robbers (led by razor-sharp Clive Owen) who are white. Then the whole joint’s got a casually multiethnic New York vibe, from the kickass Bollywood song that plays over the opening and closing credits to the heterogeneous hostages, who get great little documentary-like interrogation bits where they talk about what they went through. It’s also not just another bank robbery, there’s this mysterious box owned by Christopher Plummer that he hires Jodie Foster’s equally mysterious, “magnificent cunt” (!) character to keep locked or make disappear. Plus in this case, Jean Carlo, the comedic aspects are undeniable. What else? You got your Willem Dafoe, always a good thing even in a small part, you got your big-boobed ladies, you got twists on top of twists of top of twists… This is not an important picture like “Do the Right Thing” or “Malcom X”, but this is an A-grade B-movie, if that makes any sense to you. ]

(25 Sept) Cat People (1942, Jacques Tourneur) [ review ] 88

(26 Sept) School for Scoundrels (2006, Todd Phillips) [ review ] 41

(28 Sept) Trailer Park Boys (2006, Mike Clattenberg) 16
[ La télésérie culte canadienne-anglaise, inspirée d’un premier film tourné en 1999, est maintenant de retour au grand écran. Dans ce type de comédie où les abrutis sont à l’honneur, la ligne est mince entre ce qui fait rire et ce qui ne fait que pitié. Quand des personnages prospères et arrogants sont ridicules malgré eux (la spécialité de Will Ferrell), ça passe. Par contre, dans le cas de Trailer Park Boys, où l’on demeure toujours au premier degré, c’est comme se moquer des pauvres et des déficients. Outre ce malaise, le film de Mike Clattenburg se révèle particulièrement répétitif et brouillon. Avec à peine assez de matériel pour un épisode de 22 minutes, un long métrage de plus d’une heure et demie paraît interminable. ]

(29 Sept) The Notorious Bettie Page (2006, Mary Harron) 82
[ “Communism will never defeat America. No, it’s something from within that will rot and corrupt it.” I disagree that porn is necessarily that, especially not 1950s porn, but the sentiment -echoed in Mel Gibson’s upcoming “Apocalypto”- feels right to me. It’s governments’ own bullshit and the people’s agreement or ignorance of it that will do them in. Anyway, the politics are hardly what’s more notable about this movie. You gotta love the glorious B&W (with occasional bursts of Technicolor), the wonderfully retro style, the relatively quaint kinkiness; there’s a definite “Ed Wood” thing going on here. And then there’s Gretchen Mol’s nude body and her facial expressions, which are endlessly enjoyable. Also, it’s quite thought-provoking how the film walks the thin line between celebrating a sex object and criticizing her objectifying, you know? ]

August / October

2006 log (8)

(1 Aug) The Sixth Sense (1999, M. Night Shyamalan) 90 [ review ]

(4, 7 Aug) Curb Your Enthusiasm – Season Five (2005) [ review ] 85

(8 Aug) All I Want (2005, George Scott) 71
[ I adore Rufus Wainwright, and it’s a real treat to see him in concert footage or home movies and hear him and others (including his mother Kate and sister Martha, plus celebrity fans such as Elton John and the Scissor Sisters) talk about his music and his life: dreaming of playing the title role in Annie as a boy, going to bars and having sex with men in the Montreal Gay Village at 14, recording demos and trying to get gigs in New York at 20, being signed by a major label and losing himself into crystal meth and debauchery, and finally getting clean and creating his masterpiece, the WANT albums. A fascinating, moving journey, and often funny, too. ]

(9 Aug) Changement d’adresse (2006, Emmanuel Mouret) 25
[ Read my softball interview with the director and star in Voir ]

(9 Aug) Vénus et Fleur (2003, Emmanuel Mouret) zzz
[ I never thought half-naked girls could be made to be so boring. I bet Mouret’s favorite movie is Éric Rohmer’s “Le Rayon vert”… ]

(9 Aug) Step Up (2006, Anne Fletcher) 39
[ Reviewed for Voir ]

(10 Aug) World Trade Center (2006, Oliver Stone) 66 [ review ]

(11 Aug) Apocalypse Now (1979, Francis Coppola) 100 [ review ]

(17 Aug) Bombay Calling (2006, Ben Addelman & Samir Mallal) 63 [ review ]



(17 Aug) Prenez vos places (2006, Marc Thomas-Dupuis) 55
(18 Aug) Absolute Wilson (2006, Katharina Otto-Bernstein) 67
(18 Aug) Fuga (2006, Pablo Larrain) 74
(18 Aug) Maria an Callas (2006, Petra Katharina Wagner) 46
(19 Aug) Yippee (2006, Paul Mazursky) 11
(19 Aug) Camarón (2005, Jaime Chávarri) 30
[ Part of Voir’s FFM coverage ]

(22 Aug) Volevo solo vivere (2006, Mimmo Calopresti) 68
(23 Aug) Doodh Aur Apheen (2006, Joel Palombo) 15
(23 Aug) La Bicicleta (2006, Sigfried Monleón) 53
[ Part of Voir’s FFM coverage ]

(23 Aug) Idlewild (2006, Bryan Barber) 39 [ review ]

(26 Aug) Bang Bang Orangutang (2006, Simon Staho) 93 [ review ]

(27 Aug) Moli Qui? Molinari, l’énigme (2006, Jo Légaré) 66
(28 Aug) Shameless, the ART of Disability (2006, Bonnie Sherr Klein) 75
[ Part of Voir’s FFM coverage ]

(28 Aug) Wide Awake (1998, M. Night Shyamalan) 51
[ Part of the Directors Series ]


(29 Aug) hollywoodland (2006, Allen Coulter) 78 [ review ]
(Caroline Dhavernas, as always: 100)

(31 Aug) half nelson (2006, Ryan Fleck) 67
[ Les films se positionnent souvent dans un genre (comédie romantique, drame familial, etc.) et se contentent d’en suivre les conventions. Il y a aussi des sous-genres plus spécifiques mais tout aussi prévisibles comme, dans le cas qui nous concerne, le film de professeur. On connaît la chanson: un enseignant dans une école à problèmes réussit à gagner la confiance et à inspirer ses élèves, mais avec des méthodes pas toujours orthodoxes qui déplaisent à la direction. De Glenn Ford (Blackboard Jungle) à Gérard Jugnot (Les Choristes), en passant par Sidney Poitier (To Sir, with Love) et Robin Williams (Dead Poets Society), nombreux sont les acteurs qui se sont prêtés au jeu. À première vue, on pourrait croire que Ryan Gosling ne fait que s’ajouter à cette liste avec Half Nelson, dans lequel il interprète un Blanc qui enseigne l’Histoire aux jeunes majoritairement noirs d’une école d’un milieu défavorisé. Sauf qu’un détail change considérablement la formule: chaque soir, Dan Dunne décompresse en fumant du crack. Lorsqu’une de ses étudiantes (Shareeka Epps) découvre son secret, une amitié inhabituelle se développe entre eux. L’adolescente, qui a côtoyé des drogués et des revendeurs toute sa vie, s’avère beaucoup plus mature que son professeur, un mauvais garçon de bonne famille qui s’accroche à sa dépendance comme à un illusoire gage d’intégrité. En effet, bien que les idées sur le mouvement des droits civiques et sur la nécessité de résister à la “machine” que Dan exprime en classe soient valables, ses comportements autodestructeurs l’empêchent de vraiment faire une différence. On devine qu’il était un de ces collégiens qui parlaient constamment de changer le monde mais qui passaient tout leur temps à se défoncer. Devenir professeur lui a permis de continuer cette routine. Aussi original qu’en soit le sujet, Half Nelson est plutôt schématique dans l’exécution. On évite les clichés des films de prof, mais on retrouve ceux des films de junkies ou de ghetto. Le réalisateur Ryan Fleck ne tombe heureusement jamais dans le sensationnalisme, son film demeurant toujours très, voire trop naturel: la caméra à l’épaule pseudo-documentaire qui brasse et le focus qui flanche peuvent devenir des distractions plus qu’autre chose. Restent les performances à la fois très fortes et vulnérables de Gosling et Epps, qui compensent amplement pour les quelques faiblesses du film. ]

July / September

2006 log (7)

(3 Jul) sick girl (2006, Lucky McKee) 80
[ Part of the Directors Series ]

(4 Jul) Spider (2002, David Cronenberg) 37
[ Part of the Directors Series ]

(5 Jul) A Scanner Darkly (2006, Richard Linklater) 58 [ review ]

(6 Jul) Astérix et les Vikings (2006, Stefan Fjeldmark & Jesper Møller) 62
[ Part of Voir’s COMEDIA coverage ]

(9 Jul) The Woods (2006, Lucky McKee) 77 [ review ]


(10 Jul) Camping (2006, Fabien Onteniente) 41
[ Part of Voir’s COMEDIA coverage ]

(11 Jul) Peaceful Warrior (2006, Victor Salva) 35 [ review ]

(11 Jul) Fast Company (1979, David Cronenberg) 39
[ Part of the Directors Series ]

(12 Jul) You, Me and Dupree (2006, Russo brothers) 36 [ review ]

(13 Jul) OSS 117: Le Caire, nid d’espions (2006, Michel Hazanavicius) 68
[ Si, au premier regard, on peut associer cette parodie des films d’espionnage à Austin Powers, qui se moquait des films de James Bond, on réalise bien vite que OSS 117 diffère en plusieurs points. D’abord, son inspiration directe est les romans de Jean Bruce, qui avaient déjà fait l’objet de plusieurs adaptations cinématographiques, de 1956 à 1970. Et si l’agent 007 tel qu’interprété par Sean Connery est une référence inévitable, OSS 117 fait aussi partie d’une tradition tout européenne d’histoires d’aventures, de Tintin aux séries B de Belmondo. La distinction la plus notoire est que, contrairement à Mike Myers, Jean Dujardin ne fait jamais de son personnage un clown. OSS 117 est souvent ridicule, certes, mais c’est toujours malgré lui. Une grande partie du succès du film repose dans ce choix de Dujardin de ne pas cabotiner, de se contenter de revêtir l’air suave, quoiqu’un peu naïf, de l’époque en ne le subvertissant que très subtilement. L’intrigue du film, plutôt inconséquente, se situe dans la capitale de l’Égypte, qui, oui, s’avère être un nid d’espions. OSS 117 s’y rend afin de faire la lumière sur la mort de Jack Jefferson, son partenaire et meilleur ami, et d’enquêter sur la disparition d’une cargaison d’armes. Soviétiques, Anglais, nazis, Arabes, tous sont suspects, même ceux qui semblaient initialement être des alliés. Michel Hazanavicius réalise ici un pastiche sublime du cinéma populaire de l’après-guerre, que ce soit au niveau des décors au fini clairement studio, des costumes colorés et stéréotypés (tous les Égyptiens portent des fez), de la musique lounge ou de la facture visuelle, qui fait très Technicolor et inclut des arrière-plans projetés pour les scènes de voitures. Le look de Dujardin lui-même semble tout droit sorti de l’époque des films d’Hitchcock avec Cary Grant: la coiffure toujours impeccable, le sourire enjôleur, les sourcils si expressifs… La grande classe, mais ce n’est que superficiel. En effet, la satire va plus loin que la simple caricature, se moquant aussi de la mentalité de ce genre de personnage. Misogyne, homophobe et raciste, OSS 117 représente tous les travers de la France colonialiste des années 50. Quoique ces attitudes désuètes soient malheureusement toujours actuelles, l’Occident pouvant encore faire preuve d’ignorance et de suffisance envers le monde arabo-musulman. Comme quoi, ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle. ]

(13 Jul) Clerks II (2006, Kevin Smith) 91 [ review ]


(17 Jul) Bubble (2006, Steven Soderberg) 93
[ Part of the Directors Series ]

(19 Jul) Scoop (2006, Woody Allen) 70 [ review ]

(19 Jul) Lady in the Water (2006, M. Night Shyamalan) 92 [ review ]

(22 Jul) The Ant Bully (2006, John A. Davis) 19
[ Another motherfucking ants movie? Weren’t the great “Antz” and the not-so-great “A Bug’s Life” enough? I like’s Nic Cage’s voice, but still… ]


(24 Jul) John Tucker Must Die (2006, Betty Thomas) 38
[ Kind of a reverse spin on “Mean Girls”, where the new girl conspires with the popular chicks, and not to bring back the Queen Bee but some lying cocksmith b-ball player. The actresses playing the popular chicks are awful and too old to be convincing as teenagers (they’re all in their 20s – and Jesse Metcalfe, who plays Tucker, is 27!), but Brittany Snow is quite cute and charmingly clumsy as the new girl. I was also surprised by the nuances Jenny McCarthy brought to her bit part as a MILF. Seriously, she’s good! Otherwise, this is a pretty lame, toothless, lousily directed teen flick. Wait for the DVD. ]

(24 Jul) Bon Cop Bad Cop (2006, Érik Canuel) 67
[ Reviewed for Voir ]

(24 Jul) Little Miss Sunshine (2006, Valerie Faris & Jonathan Dayton) 69
[ Reviewed for Voir ]

(25 Jul) Road House (1989, Rowdy Herrington) 80 [ review ]


(26 Jul) Comme tout le monde (2006, Pierre-Paul Renders) 54
(Caroline Dhavernas, as always: 100) [ Read my interview with her in Voir! ]

(27 Jul) Road House (1989, Rowdy Herrington) 80 [ review ]

(29 Jul) Lady in the Water (2006, M. Night Shyamalan) 92 [ review ]

(31 Jul) Talladega Nights: the Ballad of Ricky Bobby (2006, Adam McKay) 83 [ review ]

June / August

2006 log (6)

(1 Jun) eXistenZ (1999, David Cronenberg) 86
(4 Jun) Videodrome (1983, David Cronenberg) 81
(5 Jun) Dead Ringers (1988, David Cronenberg) 44
(6 Jun) Rabid (1977, David Cronenberg) 79
[ Part of the Directors Series ]


“Hé qu’on va fourrer en revenant!”
(8 Jun) Duo (2006, Richard Ciupka) 23
[ Après avoir été abandonnée à la fois comme gérante et comme blonde par son plus gros client, Pascale (Anick Lemay) se promet de ne plus jamais “embrasser son chèque de paye”. Mais lorsqu’elle se trouve au festival de la chanson de Charlevoix en train de courtiser Francis Roy (Serge Postigo), un chanteur vedette ayant mystérieusement quitté la scène un an auparavant, ses beaux principes semblent s’évaporer. Les choses se compliquent avec l’arrivée de Jules Simard (François Massicotte), un gérant d’artistes concurrent qui veut lui aussi convaincre Roy de signer avec lui pour un éventuel retour. Du reste, Jules n’est pas insensible aux charmes de Pascale… Fraîchement éjecté d’un énième poste d’animateur télé, voici que François Massicotte réapparaît au grand écran avec un premier rôle dans une comédie romantique, rien de moins. On ne doute pas du charisme dont Monsieur Testostérone doit faire preuve dans sa vie personnelle, mais ses capacités d’acteur, elles, sont plutôt douteuses. Si certains humoristes comme Patrick Huard parviennent à être crédibles au cinéma, le chantre du 450 fait rire quand il tente d’être sérieux mais, ironiquement, pas quand il pousse les répliques censément drôles du scénario. Heureusement, les deux autres acteurs engagés dans le triangle amoureux qui est au coeur de Duo sont plus à leur place. Anick Lemay fait bonne impression malgré un personnage mal défini, et Serge Postigo s’avère convaincant en rockeur tourmenté, même si le pseudo-drame qui l’afflige est tout droit sorti de Coyote Ugly, où Piper Perabo était pareillement prise de crises d’angoisse dès qu’elle mettait le pied sur scène. Parallèlement, Gildor Roy est agréablement loufoque en organisateur de festival qui se spécialise aussi en entretien de fosses septiques. Quant à Julie McClemens, on la plaint d’avoir à recevoir un homard au visage, à manger de la merde de mouette et à être électrocutée au gré de l’inspiration “comique” des scénaristes. Une autre présence remarquée est celle de Stefie Shock, qui ne fait qu’une apparition éclair durant les premières minutes, mais dont plusieurs des chansons ponctuent la trame sonore. Avec son humour bon enfant et ses décors pittoresques de village côtier, cette comédie romantique de Richard Ciupka (Le Dernier Souffle) rappelle un peu La Grande Séduction, mais sans la finesse du film de Jean-François Pouliot. Ce n’est finalement qu’une version long métrage d’un vulgaire sitcom jumelée à une infopub de Tourisme Charlevoix. ]

(10 Jun) Garfield: A Tail of Two Kitties (2006, Tim Hill) 18
[ The title recalls Dickens, but the plot is actually borrowed from Mark Twain’s The Prince and the Pauper. The links with great works of literature end there though, unless you find repetitive jokes about what a fat and lazy bastard that orange cat is to be just brilliant. Sure, it’s amusing enough in three-panel comic strip doses, but it gets mighty tiresome when you have to sit through 75 minutes of this. Bill Murray tries his best to enliven things with his energetic and sarcastic vocal performance, but this endless series of talking-animal tomfoolery and those-darn-humans pratfalls will still bore anyone over 8. ]

(11 Jun) Crash (1996, David Cronenberg) 65
[ Part of the Directors Series ]


“Hava nagila, hava nagila
Hava nagila venis’mecha…”

(12 Jun) Keeping Up with the Steins (2006, Scott Marshall) 76
[ Reviewed for Voir ]

(13 Jun) Shivers (1975, David Cronenberg) 62
(17 Jun) Scanners (1981, David Cronenberg) 68
[ Part of the Directors Series ]

(19 May) Banlieue 13 (2006, Pierre Morel) 70 [ review ]

(19 Jun) Naked Lunch (1991, David Cronenberg) 53
(20 Jun) The Fly (1986, David Cronenberg) 91
[ Part of the Directors Series ]

(21 Jun) Click (2006, Frank Coraci) 66 [ review ]

(22 Jun) Superman Returns (2006, Bryan Singer) 75 [ review ]

(26 Jun) Le Secret de ma mère (2006, Ghyslaine Côté) 61
[ Reviewed for Voir ]

(26 Jun) The Brood (1979, David Cronenberg) 46
[ Part of the Directors Series ]

(27 Jun) the heart of the game (2006, Ward Serrill) 78
[ Reviewed for Voir ]

(27 Jun) The Dead Zone (1983, David Cronenberg) 90
[ Part of the Directors Series ]

(28 Jun) Thinking XXX (2004, Timothy Greenfield-Sanders) 69
[ Photograph Timothy Greenfield-Sanders had the idea of taking portraits of porn stars, nude then in their everyday clothes, but in the same pose. The effect is quite startling, and this making-of documentary also adds interviews in which some of the subjects and various other people talk about the art of fucking on film. “OHMYGOD, I have Jenna Jameson’s juice on my FACE! I’m never gonna wash it again! Smell it!” ]

(29 Jun) The Devil and Daniel Johnston (2006, Jeff Feuerzeig) 91 [ review ]

May / July

2006 log (5)

(1 May) Tout pour plaire (2006, Cécile Telerman) 3
[ Reviewed for Voir ]

(1 May) Gilmore Girls 2.17-2.19 (2002) [ review ]

(3 May) South Park 10.7 (2006, Trey Parker) 64
[ CARTMAN – “Okay! I’m sorry I handcuffed Billy Turner’s ankle to a flagpole and then gave him a hacksaw, and then told him I had poisoned his lunch milk and that the only way he could get to the antidote in time would be to saw through his leg.”
CARTMAN’S MOM – “That’s very naughty, Eric.” ]

(4 May) The Aristocrats (2006, Paul Provenza) 69
[ Scat, incest, bestiality, ultra-violence… You know, shit’n’giggles. Hard to pick favorites in this marathon telling of the same dirty joke by dozens of comedians, but the mime is hard to beat! Also love the versions by Trey Parker, Sarah Silverman and Gilbert Gottfried. “Of course she’s gonna be bleeding!” ]

(5 May) Mission: Impossible III (2006, J.J. Abrams) 67 [ review ]


(6 May) Beyond the Sea (2004, Kevin Spacey) 70
[ I’m not sure why I didn’t see this before, as an unabashed fan of musicals, but the hilarious glimpses of Kevin Spacey in the “Superman Returns” trailer made me hunger for more Spacey goodness. What better than an all singing, all dancing Spacey as crooner Bobby Darin – and, bonus, Kate “Lois Lane” Bosworth as Sandra Dee. The movie itself is pretty damn cool, deconstructing the biopic genre (this is more of a candy-colored fantasy than a straight life story) while running through all the hits. “Give her the real thing!” ]

(8 May) The Warrior (2005, Asif Kapadia) zzz
[ Kind of a Hindi version of “Shogun Assassin” (feudal enforcer goes rogue, faces his former partners’ wrath, etc.), this has some nice cinematography, a moody score and a strong lead performance by Irfan Khan, but it feels plodding even though it lasts only 86 minutes. This might be the most passive and bloodless film with “warrior” in the title ever. ]

(8 May) Gilmore Girls 2.20-2.22 (2002) [ review ]

(9 May) Art School Confidential (2006, Terry Zwigoff) 73 [ review ]

(10 May) Just My Luck (2006, Donald Petrie) unlucky 13 [ review ]

(11 May) Commando (1985, Mark L. Lester) [ review ] 100

(13 May) Back to the Future (1985, Robert Zemeckis) [ review ] 95
Those TVA classics, man… 1985! Next, I gotta buy the box set again (gave the first one to my dad) and watch part 2 and 3!

(15 May) Back to the Future part II (1989, Robert Zemeckis) 69
[ Part of the Directors Series ]


(16 May) Maria Candelaria (1943, Emilio Fernandez) 72
(16 May) Rio Escondido (1948, Emilio Fernandez) 81
[ Reviewed for Voir ]

(17 May) Cars (2006, John Lasseter) 63 [ review ]

(18 May) The Da Vinci Code (2006, Ron Howard) 65 [ review ]

(20 May) Over the Hedge (2006, Tim Johnson & Karey Kirkpatrick) 83 [ review ]

(22 May) On a Clear Day (2006, Gaby Dellal) 49
[ Reviewed for Voir ]

(22 May) Gilmore Girls 3.1 (2002)
Haven’t decided yet if I’m gonna keep blurbing those…

(23 May) X-Men: The Last Stand (2006, Brett Ratner) 90 [ review ]

(25 May) Fetching Cody (2006, David Ray) 77
[ Reviewed for Voir ]


(25 May) Lady Vengeance (2006, Park Chan-wook) 72
[ A bloody tale of female revenge, which jumps back and forth between the time its protagonist spent in jail and what she gets up to once she’s released. “Lady Snowblood” meets “Out of Sight”? This sounds like kind of a mess, and it is. Oh, the storytelling is skilful (at least in the first half), the visuals are striking, it makes great use of classical music and dry, black humor, and Lee Yeong-ae is absolutely brilliant (and gorgeous) in the lead. Where the film goes a bit wrong is after the big reveal. In “Oldboy”, it occurred about 15 minutes before the end, but here there’s a whole hour of diminishing tension after said reveal. There are still powerful moments after that, but it’s hit and miss, and the ending is underwhelming at best. ]

(29 May) Back to the Future part III (1990, Robert Zemeckis) 80
[ Part of the Directors Series ]

(31 May) A History of Violence (2005, David Cronenberg) [ review ] 93

April / June

2006 log (4)

(1 Apr) Gilmore Girls 2.11 (2002) [ review ]

(3 Apr) Lucky Number Slevin (2006, Paul McGuigan) 45
[ Reviewed for Voir ]

(4 Apr) Take the Lead (2006, Liz Friedlander) 59
[ Reviewed for Voir ]


(4 Apr) South Park 10.2 (2006, Trey Parker) 62
[ “You’ve gotten so smug that you love the smell of your own farts!” ]

(4 Apr) Kinky Boots (2006, Julian Jarrold) 34
[ Reviewed for Voir ]

(5 Apr) South Park 10.3 (2006, Trey Parker) 70
[ “You hear me, Kyle? Compare me to Family Guy again and I will kill you where you stand!” -Cartman ]

(7 Apr) Un fil à la patte (2006, Michel Deville) 61
[ Reviewed for Voir ]

(8 Apr) Brick (2006, Rian Johnson) 67
[ This high school film noir might be too clever by half, it’s stylish but not that stylish, and the cast is not quite as turned on as it should be, though Joseph Gordon-Levitt makes a damn fine melancholy/cynical (self-proclaimed) detective. The story of a misanthropic teenage loner who investigates the mysterious death of his ex-girlfriend, who’d gotten involved with a clique of dope dealers, “Brick” is kind of a cross between “The Rules of Attraction” and “Memento”, or maybe a less comedic “The Big Lebowski”. The labyrinthine plot, snappy dialogue, shady characters, femmes fatales and sudden bursts of violence all work on their own, but the sum is somehow not as great as its parts. I could equally see people making this into a cult film or being annoyed by it. Favorite scene: the high school twist on the classic hand-in-your-gun-and-badge scene, where the vice-principal played by Richard Roundtree threatens Gordon-Levitt with being suspended from school if his investigation keeps drawing heat. ]

(8 Apr) Cigarette Burns (2005, John Carpenter) 69
[ Part of the Directors Series ]

(11 Apr) Gilmore Girls 2.12 (2002) [ review ]

(11 Apr) Punch-Drunk Love (2002, P.T. Anderson) [ review ] 94

(12 Apr) South Park 10.4 (2006, Trey Parker) 72
[ CARTMAN – “What’s the worst thing you’ve ever done?”
BART SIMPSON – “I stole the head of a statue once.”
CARTMAN -“Wow, that’s pretty hardcore. Geez. That’s like this one time, when I didn’t like a kid, so I ground his parents up into chili and fed it to him.” ]

(13 Apr) Gilmore Girls 2.13-2.14 (2002) [ review ]

(14 Apr) The Wild (2006, Steve ‘Spaz’ Williams) 24
[ Reviewed for Voir ]

(16 Apr) Les siamoises (1999, Isabelle Hayeur)
[ Anti-establishment psycho-sexual feminist sci-fi philosophical drama… Whoa. And a teenage Isabelle Blais acting all kinds of fucked up (along with split personality Jessica Barker)… Double whoa. ]
Full disclosure: Isabelle Hayeur is an acquaintance, so it wouldn’t be really appropriate to rate the movie.

(16 Apr) Gilmore Girls 2.15 (2002) [ review ]

(17 Apr) Stagecoach (1939, John Ford) 73
[ Part of the AFI list (#63) ]
[ Part of Les Chefs-d’oeuvre ]

(18 Apr) Gentlemen prefer Blondes (1953, Howard Hawks) 70
[ Jane Russell and Marilyn Monroe are two showgirls who sail off to Paris looking for good times, gentlemen and, of course, diamonds (cause diamonds are a girl’s best friends). This is a bouncy, bubbly, sexy musical comedy, as light as air but fun fun fun. Viewed today, some of the sexual attitudes feel wildly old-fashioned, misogynistic even but hey…

“I might as well warn you, flattery will get you anywhere.”
“If we can’t empty his pockets between us, we’re not worthy of the name Woman.”
“I won’t let myself fall in love with a man who won’t trust me no matter what I might do…”
“He never wins an argument, does anything i ask, and has the money to do it with. How can I help falling in love with a man like that?”
“Don’t you know that a man being rich is like a girl being pretty? You wouldn’t marry a girl just because she’s pretty, but my goodness, doesn’t it help?”
“I can be smart when I need to be.”
“Remember, honey, on your wedding day it’s alright to say yes.” ]

(19 Apr) The Sentinel (2006, Clark Johnson) 28 [ review ]

(19 Apr) Stick It (2006, Jessica Bendinger) 47 [ review ]

(19 Apr) Cidade de Deus (2003, Fernando Meirelles) [ review ] 92
Man, CBC keeps showing these GREAT movies in the middle of the night… You stumble upon them and you just can’t stop watching.

(20 Apr) South Park 10.5 (2006, Trey Parker) 80
[ “Shut up, you miserable old cow or, so help me, I’ll blow your brains out! I want a chopper, you got that, and a jet waiting at the airport!” -Oprah’s minge ]


(21 Apr) Silent Hill (2006, Christophe Gans) 73
[ Love the Radha Mitchell, hottie lady cop, lots of atmosphere, quasi-industrial score, the feel of a nightmare, crane shots, snowing ashes, sleepwalking, Boromir, burning babies, Ring of Fire, religious fanatics, more motion than emotion, like a videogame, mindless assailants, cockroaches, Pyramid-Head Dude with a big-ass knife, “What the fuck is going on?”, boring exposition, Japanese horror little girls, the zombies from the Thriller video, the Reaper, barbed wire! ]

(22 Apr) Lost: “Pilot part 1 & 2” (2004, J.J. Abrams) 90
[ Part of the Directors Series ]

(24 Apr) les Amateurs (2006, Martin Valente) 46
[ Reviewed for Voir ]

(24 Apr) RENT (2005, Chris Colombus) [ review ] 83

(25 Apr) No Day But Today (2006, Jeffrey Schwarz)
[ This full-length documentary about how Jonathan Larsen created his musical theatre masterpiece is almost as moving as RENT itself. It’s painfully ironic how he spent the last years of his life perfecting a show about how you must live lift to the fullest because each moment could be the last then suddenly died the very night before the premiere… ]

(25 Apr) Gilmore Girls 2.16 (2002) [ review ]


(27 Apr) The Promise (2006, Chen Kaige) 54
[ This latest sprawling martial arts epic goes all out into overblown fantasy, making “House of Flying Daggers” look like a realistic intimate drama. The Shakespearean tragedy of the love triangle story and the gravity-defying fight sequences are very similar to those in Zhang Yimou’s masterpiece (and its companion piece, “Hero”) but, while Chen Kaige pulls off the romantic stuff pretty well, the action scenes are rather poor, especially those that rely on ridiculously bad CGI. ]

(27 Apr) South Park 10.6 (2006, Trey Parker) 51
[ “Dude, did Cartman just crap treasure?” ]

(29 Apr) United 93 (2006, Paul Greengrass) 90 [ review ]

March / May

2006 log (3)

(1 Mar) La classe de Madame Lise (2006, Sylvie Groulx) 65
[ Reviewed for Voir ]

(1 Mar) Gilmore Girls 2.7-2.8 (2001) [ review ]

(4 Mar) Ultraviolet (2006, Kurt Wimmer) [ review ] 19

(6 Mar) The Libertine (2006, Laurence Dunmore) 21
[ Reviewed for Voir ]


(7 Mar) Lord of War (2005, Andrew Niccol) 66
[ Here’s a movie that’s mostly entertaining and insightful, if rather derivative – think “Goodfellas” meets “Syriana” meets Ordell Robie’s AK-47 speech in “Jackie Brown”. And while I like my Nic Cage, his character is kind of a blank and his relationships with model wife Bridget Moynahan, fuck-up brother Jared Leto and ATF nemesis Ethan Hawke aren’t very involving. Sorry, Jean Carlo. ]

(8 Mar) Yojimbo (1961, Akira Kurosawa) 83
[ Toshiro Mifune is the mother of all badass antiheroes. Sonny Chiba, Clint Eastwood, Uma Thurman… They should all bow down to Sanjuro, bodyguard to whoever can afford his services, loyal to none. Behind the camera, Kurosawa is equally merciless, never wasting a shot, just like Mifune never draws his sword unless it’s for a kill! This isn’t as epic as “Seven Samurai” or as formally groundbreaking as “Rashomon”, but it’s still pretty damn great. ]

(9 Mar) Next: A Primer on Urban Painting (2006, Pablo Aravena) 62
[ Reviewed for Voir ]

(10 Mar) Gilmore Girls 2.9 (2001) [ review ]


(13 Mar) De ma fenêtre, sans maison… (2006, Maryanne Zéhil)
intentions: great /// execution: not so great
[ Reviewed for Voir ]

(14 Mar) V for Vendetta (2006, James McTeigue) [ review ] 90

(16 Mar) La rage de l’ange (2006, Dan Bigras) 68
[ Reviewed for Voir ]

(17 Mar) She’s the Man (2006, Andy Fickman) [ review ] 71

(17 Mar) V for Vendetta (2006, James McTeigue) [ review ] 90

(17 Mar) L.A. Confidential (1997, Curtis Hanson) [ review ] 92


*** IRAQ WAR DOUBLE-BILL ***
(18 Mar) Gunner Palace (2004, Michael Tucker) 77
[ Disturbing, shocking, depressing, saddening… A year in Baghdad with young Americans living in a bombed-out palace, risking their lives for shady reasons, “liberating people” who aren’t too happy about it, raiding houses and arresting Iraqis for shady reasons… But these guys are also rapping, laughing and reminiscing… Further proof that in spite of what some *cough*jeancarlo*cough* say, documentaries can get at things that just wouldn’t have impact if it was fiction. When these soldiers kill or get killed, it’s not merely dramatic, these are real lives being ended by this war. ]

(18 Mar) Why We Fight (2006, Eugene Jarecki) 79
[ Reviewed for Voir ]

(20 Mar) Omagh (2006, Pete Travis) 81
[ Reviewed for Voir ]

(20 Mar) Gilmore Girls 2.10 (2001) [ review ]

(21 Mar) Tristram Shandy: A Cock & Bull Story (2006, Michael Winterbottom) 66
[ Reviewed for Voir ]

(23 Mar) Voici l’Homme (2006, Catherine Hébert) 43
[ Reviewed for Voir ]

(23 Mar) South Park 10.1 (2006, Trey Parker) 67
[ “I’m gonna make love to your assholes, children!” -Chef? ]

(23 Mar) Six Feet Under 5.1 (2005) [ review ]

(24 Mar) Sisters in Law (2006, Kim Longinotto & Florence Ayisi) 70
[ Reviewed for Voir ]

(24 Mar) Six Feet Under 5.2-5.4 (2005) [ review ]

(25 Mar) Six Feet Under 5.5-5.7 (2005) [ review ]

(27 Mar) Ice Age – The Meltdown (2006, Carlos Saldanha) 64
[ Les conséquences du réchauffement de la planète se font sentir de plus en plus et les habitants d’une vallée en bol risquent d’être inondés par les eaux montantes si les barrages qui les entourent cèdent. Sommes-nous devant un documentaire sur le désastre environnemental ayant frappé La Nouvelle-Orléans l’an passé? Étonnamment, ceci est en fait la prémisse de la suite d’Ice Age, le dessin animé à succès de 2002. Alors que dans le premier film, les animaux devaient s’adapter à un monde envahi par les glaciers, ils doivent maintenant faire face au problème contraire: les glaciers fondent à vue d’oeil et la vallée où ils vivent sera bientôt un lac. Le mammouth laineux Manny (voix de Ray Romano), le tigre à dents de sabre Diego (Dennis Leary) et le paresseux Sid (John Leguizamo) sont donc à nouveau forcés de partir en exil pour échapper au déluge. De plus, divers problèmes personnels les tracassent durant leur périple. Diego tente de vaincre sa peur de l’eau, Sid en a marre d’être le souffre-douleur des autres et Manny déprime à l’idée qu’il est le dernier de son espèce jusqu’à ce qu’il rencontre Ellie (Queen Latifah), une mammouth femelle. Le hic, c’est qu’elle croit être un opossum! Ice Age – The Meltdown est superbement animé, avec des décors de glace et d’eau spectaculaires et des personnages joliment détaillés et très expressifs. Contrairement à beaucoup de dessins animés où la majorité de l’humour passe par le dialogue, le film de Carlos Saldanha est souvent purement visuel. On n’a qu’à penser à la continuation des amusantes aventures de l’écureuil/rat Scrat, éternellement à la poursuite d’une noix insaisissable, comme le Coyote après le Road Runner. Il y a aussi un véritable sens du danger dans le récit, qui s’apparente parfois à un film-catastrophe. Deux ou trois numéros musicaux allègent l’atmosphère, notamment une hilarante scène où un groupe de vautours fait une chorégraphie à la Busby Berkeley en chantant Food, Glorious Food, tirée d’Oliver!. Riche en rebondissements et en moments cocasses, Ice Age – The Meltdown est supérieur à son prédécesseur et ravira sans doute les enfants. Les plus vieux y trouveront aussi leur compte, dénotant les échos sinistres de désastre écologique qui donnent à ce film apparemment bien léger un petit côté allégorique. ]

(27 Mar) Six Feet Under 5.8-5.12 (2005) [ review ]


HAPPY BIRTHDAY, QUENTIN!
(27 Mar) My Best Friend’s Birthday (unfinished)
(1987, Quentin Tarantino)
58
[ Part of the Directors Series ]

(28 Mar) Thank You For Smoking (2006, Jason Reitman) 69
[ Les meilleures satires sont celles qui tirent de tous les côtés. C’est facile pour un film de s’en prendre aux méchantes compagnies de cigarettes et aux lobbyistes sans scrupules qui revendiquent le “droit” de vendre un produit qui tue la majorité de ses consommateurs. Il est plus délicat, mais aussi plus satisfaisant, de ridiculiser tout autant les politiciens opportunistes, les journalistes hypocrites et les extrémistes anti-tabac. Thank You For Smoking prend le pari de suivre un protagoniste qui défend l’indéfendable et d’aller jusqu’au bout de cette idée. Un moindre film aurait inévitablement ramolli le personnage en lui faisant avoir une crise de conscience et changer son discours au troisième acte. Heureusement, Nick Naylor (Aaron Eckhart) demeure un charmeur arrogant à la morale flexible du début à la fin. Porte-parole de l’Academy of Tobacco Studies, Naylor va à la télévision et dans les assemblées et prétend en toute mauvaise foi que rien ne prouve que la cigarette est vraiment nuisible à la santé et que, même si c’était le cas, ce n’est pas la responsabilité des gouvernements de protéger les gens d’eux-mêmes. Ces déclarations enragent le sénateur Finistirre (William H. Macy), qui veut mettre des têtes de mort et l’inscription “poison” sur les paquets de cigarettes, et valent même des menaces de mort à Naylor. En revanche, il peut toujours compter sur le support de ses collègues du M.O.D. (“Merchants of Death” Squad), d’une lobbyiste de l’industrie de l’alcool (Maria Bello) et d’un défendeur des fabricants d’armes (David Koechner), et sur celui de son fils (Cameron Bright), qui admire sa capacité à argumenter de n’importe quoi à son avantage. Porté par une distribution uniformément excellente, qui inclue aussi JK Simons, Robert Duvall, Rob Lowe, Sam Elliott et Katie Holmes, le film est aussi incisif que divertissant. De toute évidence, Eckhart et les acteurs qui l’entourent s’amusent beaucoup à agir en parfaits salauds et à réciter les dialogues percutants du scénario, adapté du roman de Christopher Buckley. Le seul reproche qu’on peut faire à ce premier long-métrage de Jason Reitman (fils d’Ivan) est de manquer de progression dramatique. Car si la constance du ton est admirable, le récit est un peu trop linéaire et anecdotique. Malgré cela, Thank You For Smoking demeure délicieusement politiquement incorrect. ]


(28 Mar) Heat Vision and Jack (1999, Ben Stiller) 86
[ This failed TV pilot stars Jack Black as a super intelligent renegade astronaut (“I know EVERYTHING!”) and Owen Wilson as the voice of his trusted motorcycle, Heat Vision! Schlocky FX, Tom Jones songs and Ron Silver playing himself add to the goofiness. This is the stuff of legend. ]

(29 Mar) Basic Instinct 2 (2006, Michael Caton-Jones) [ review ] 22

(31 Mar) Marock (2006, Laïla Marrakchi) 74
[ Reviewed for Voir ]

February / April

2006 log (1)

(1 Jan) Amadeus (1984, Milos Forman) 84
[ Part of the AFI list (#53) ]

(2 Jan) MASH (1970, Robert Altman) ???
[ Part of the AFI list (#56) ]

(3 Jan) Hostel (2006, Eli Roth) [ review ] 52

(4 Jan) François Girard en trois actes (2006, Mathieu Roy) 80
[ Entre octobre 2004 et janvier 2005, François Girard a mis en scène trois spectacles distincts dans trois villes, soit une pièce de théâtre à Montréal (Le Procès), un oratorio moderne à New York (Lost Objects) et un opéra à Toronto (Siegfried). Mathieu Roy l’a accompagné au cours de ce marathon créateur, captant les variations de la vision du réalisateur du Violon rouge. Plutôt que de se contenter de simplement enfiler les témoignages de Girard et de ses nombreux collaborateurs, Roy et son monteur ont effectué un travail hallucinant de composition visuelle et sonore. Le résultat est un film dont la forme s’avère aussi stimulante que le sujet. Particulièrement intéressante, cette façon dont, au fur et à mesure que Girard passe d’un projet à l’autre, la réalisation s’adapte en conséquence. ]

(9 Jan) Ballets Russes (2006, Dan Geller & Dayna Goldfine) 71
[ Reviewed for Voir ]

(10 Jan) Hoodwinked (2006, Cory Edwards) 17
[ Little Red Riding Hood by the way of “Shrek” and “Rashomon” (no shit), with cheap-o computer animation, lame songs and not particularly funny gags. There’s a lot of bright moving colors so little kids should like it – I myself was mildly bored. ]

(11 Jan) Looking for Comedy in the Muslim World (2006, Albert Brooks) 14
[ Reviewed for Voir ]

(13 Jan) Caché (2006, Michael Haneke) [ review ] 78

(15 Jan) Le chemin d’eau (2006, Jean-Claude Labrecque) 60
[ Good little docu about life on the Basse-Côte-Nord amongst the snowmobiles in communities coping with isolation, unemployment and potential extinction. ]

(16 Jan) Guy X (2006, Saul Metzstein) 26
[ Reviewed for Voir ]

(17 Jan) Le Révolutionnaire (1965, Jean Pierre Lefebvre) 68
[ “N’essaie pas de comprendre, c’est inutile.” B&W, almost silent slice of “abstract poetry” about a bunch of pre-FLQ revolutionaries. Akin to the Nouvelle Vague or more accurately the cinéma direct of Jutra and Groulx, this oddity is most memorable for a scratched celluloid sequence that retells the history of the Nouvelle France in five goofy minutes. “Au Canada, il y a deux cultures: la culture française et celle des pommes de terres.” ]

(17 Jan) Les Maudits Sauvages (1971, Jean Pierre Lefebvre) 66
[ Again, Lefebvre walks the thin line between absurd nonsense and thought-provoking symbolism. On the one hand, this is a stunning allegory for how the Indians got a raw deal from the white man, with magnificent cinematography from Jean-Claude Labrecque and effective use of Vivaldi’s music. On the other hand, this presqu’historique film that simultaneously unfolds in 1670 and 1970 is spectacularly goofy, with long scenes of Pierre “Fardoche” Dufresne drunkenly wandering around and rambling incoherently while his Indian concubine frenetically dances topless. ]

(18 Jan) The New World (2006, Terrence Malick) [ review ] 72

(18 Jan) Le Jour “S” (1984, Jean Pierre Lefebvre) zzz
[ As is often the case, the Me Decade wasn’t kind to even a filmmaker as unconcerned with current trends as Lefebvre. This is like Quebec’s answer to “Le Rayon Vert”, all about a most uninteresting character going through his most uninteresting daily routine. Riding the bus. Eating a hotdog. Running into a bunch of women, all played by Marie Tifo. Was Pierre Curzi a sex symbol in the 80s? ]

(23 Jan) Histoire de famille (2006, Michel Poulette) 51
[ Reviewed for Voir ]

(25 Jan) Le Golem de Montréal (2004, Isabelle Hayeur)
[ Children movies often get a bad rep because of all the silly crap targeted to kids. But when a filmmaker respects his audience, whatever their age, we’re blessed with films that the young and old alike can enjoy. This is such a film, somewhere between the unglamorized look at Québécois brats of “La Guerre des Tuques” and the sentimental fantasy of “E.T.”, with a nicely dark touch of Jewish mythology. ]
Full disclosure: Isabelle Hayeur is an acquaintance, so it wouldn’t be really appropriate to rate the movie.

(26 Jan) Propp & Berta (2001, Per Fly) 65
[ Reviewed for Voir ]

(27 Jan) Threat (2006, Matt Pizzolo) ???
[ To love or to hate “Threat”? I loved: the stylish DIY filmmaking (mixing color, black&white, animated sequences and other visual effects), the natural and compelling cast, the biting dialogue. For most of its running time, this is kind of like a cross between Kevin Smith’s “Clerks” and Richard Linklater’s “Slacker”, with various characters having conversations in a comic book store, a bar, etc. So far so good. I hated: violence as an all-purpose solution. Drunk drivers? Stomp their ass before they get to their car. Perverts grab your ass? Slash them to death with a hook. Some asshole pours beer on your head? Kick his ass. Someone’s kicking your homie’s ass? Pull out a piece and shoot him. Shoot back. Cut their throat. Bash their head with a pipe. Kill, kill, kill. Not so good. I can’t dismiss all of “Threat” because of the 20 minutes of carnage that closes it, but I can question its validity. Films like “La Haine”, “Menace II Society” or “Fight Club” also portray people raging against the machine, but they ultimately show that violence doesn’t solve anything. Whereas Matt Pizzolo’s flick openly glorifies murderous revolt, literally telling the audience to go out and beat up random people, just because. In the press kit, co-writer Katie Nisa says that “It was to show that we shouldn’t be fighting each other. We should be fighting [those] who pits us against each other.” How about not fighting at all? ]

(27 Jan) Brokeback Mountain (2005, Ang Lee) [ review ] 47

(28 Jan) Gilmore Girls 1.1 (2000) [ review ]

(29 Jan) Gilmore Girls 1.2-1.3 (2000) [ review ]

(30 Jan) Gilmore Girls 1.4-1.6 (2000) [ review ]

(31 Jan) Imagine Me & You (2006, Ol Parker) [ review ] 41

(31 Jan) Gilmore Girls 1.7 (2000) [ review ]

December / February