2007 log (6)

(2 Jun) Catch Me If You Can (2002, Steven Spielberg) [ review ] 91

(4 Jun) Hostel: Part II (2007, Eli Roth) 54
[ It starts like a crappy straight-to-video sequel, with badly incorporated flashbacks recapping the first movie and that most lame of horror movie tricks, the BOO!-no, wait, it-was-a-nightmare scare. Plus we’re still with the surviving jackass from the original played by Jay Hernandez but, thankfully, we soon move on to new faces, namely a trio of American babes studying abroad. These are still one-note characters, but as played by cute dork Heather Matarazzo, sexy bitch Bijou Phillips and model-like Lauren German, they’re much less obnoxious than the guys in Part I.

On the other hand, the gender reversal brings along a misogynistic streak and makes this into the usual let’s-watch-women-suffer horror show. But not before a long, not very exciting series of creepy false starts and ill omens. The carnival is a nice touch, and I liked that we’re shown nearly as much of the “johns” as of the girls they’re buying. As in the previous pic, the scariest thing is the idea itself of men paying to hurt and kill people and being so damn casual about it. There’s nothing scary about the big gore scenes, those are just disgusting. One in particular, involving a naked girl hung upside down, is even worse than that, it’s downright obscene. This will sound like an endorsement for fans of the genre but seriously, what possible enjoyment can there be in watching such loathsome violence? There’s no subtext, no artistry, no suspense… You’re promised that a woman will get slaughtered before your eyes, and she does. It’s not scary, not surprising, not skilfully crafted… Just meaningless death.

I’m hardly against violent entertainment. I love action movies and films as extreme as “A Clockwork Orange”, “C’est arrivé près de chez vous” and “Ichi the Killer”, but those have social commentary, black humor and brilliant filmmaking going for them. For the most part, “Hostel: Part II” is only a B-movie that gets off on going too far, with little redeeming values. As I said, the early girly stuff is amusing (Roth should make a college sex comedy), whenever the movie’s attention turns to the clients’ point of view, it’s truly disturbing and when we get to the inevitable revenge of the Final Girl, it’s good for a few tasteless laughs. Overall, I’m not sure what to think of this. Some of it me turned me the hell off morally, but if you’re able to take it as “just a movie”, it’s not so bad, I guess. ]

(7 Jun) jindabyne (2007, Ray Lawrence) 57
[ Reviewed for Voir ]

(9 Jun) Ocean’s Thirteen (2007, Steven Soderbergh) [ review ] 52

(10 Jun) eréndira ikikunari (2007, Juan Mora Catlett) 55
(11 Jun) Tuli (2007, Auraeus Solito) 80
[ Part of Voir’s Présence autochtone coverage ]

(11 Jun) Day Watch (2007, Timur Bekmambetov) 73
[ Reviewed for Voir ]

(13 Jun) Trois rois (2007, Katia Paradis) 56
[ Reviewed for Voir ]

(14 Jun) Manufacturing Dissent (2007, Debbie Melnyk & Rick Caine) 42
[ Read my interviews with Melnyk and Caine ]

(14 Jun) nitro (2007, Alain Desrochers) 38 (Bianca Gervais: priceless)
[ Bien que vendu comme une suite ininterrompue de courses de voitures, de bagarres et de filles sexy, Nitro s’avère un film où les émotions prennent autant de place que les artifices: “Pour moi, explique Alain Desrochers, c’est un film d’amour. C’est un gars qui est prêt à n’importe quoi pour sauver sa blonde, qui est prêt à foncer comme c’est pas permis, c’est pour ça qu’il vole carrément un coeur. Il s’arrange dans une société où les systèmes médicaux ne sont pas toujours adéquats. J’avais le goût qu’il y ait un contenu véritable et des sujets sociaux qui sont assez virulents, quand tu t’arrêtes pour les regarder.”
Le film est tout de même né d’un désir de faire un film d’action, genre peu représenté dans notre cinématographie nationale: “Il faut toujours aller voir les films américains, déplore Desrochers. Je me disais: pourquoi pas un film d’action québécois? Puis, plus on écrivait, Benoît Guichard, le scénariste de mon film La Bouteille, et moi, plus on ramenait ça vers une histoire plus émotionnelle. Plus ça allait, moins il y avait d’action et plus il y avait de tendresse. Mais j’avais le goût qu’il y ait une tension tout le long quand même.”
Lorsqu’on demande au cinéaste quels films l’ont influencé pour Nitro, il mentionne le classique du “film de chars” Point limite zéro (Vanishing Point) et le film d’action français Banlieue 13, mais aussi un titre plus surprenant: “La scène finale est directement inspirée d’un film de Claude Sautet, Les Choses de la vie.” On est vraiment loin du dérivé de The Fast and the Furious auquel certains s’attendaient!
Pour Guillaume Lemay-Thivierge, qui en a pourtant vu d’autres, lui qu’on voit au cinéma et à la télévision depuis son enfance, Nitro est un cadeau tombé du ciel: “C’est exactement ce que j’ai toujours rêvé de faire: de l’action, de la course, de la bataille, du suspense, des cascades… Je ne pouvais pas espérer mieux.”
Lemay-Thivierge, qui, comme toute une génération de mecs, s’est enthousiasmé en regardant Bruce Willis dans Die Hard quand il était jeune, se retrouve maintenant lui-même en tête d’affiche d’un film d’action. Quand on fait remarquer au comédien que Nitro prendra justement l’affiche la même semaine que le quatrième volet de Die Hard, il répond du tac au tac: “Pauvre Bruce, il doit avoir la chienne en tabar…!”
Alors que les productions hollywoodiennes sont de plus en plus noyées sous les effets spéciaux, Nitro est en quelque sorte un retour vers un genre de film d’action plus direct: “Je suis allé voir Spider-Man 3 dernièrement, raconte Lemay-Thivierge, et dès qu’il se mettait à voler ou à se suspendre, je décrochais parce que je savais que ce n’était plus lui, c’est de l’animation par ordinateur. Tu sens toute la technique en arrière, même si c’est bien fait. Avec Nitro, on a voulu faire un film plus réel. Les cascades sont hot, elles sont poussées à l’extrême, mais elles se peuvent à la limite. J’ai dit à Alain: “Je veux tout faire.” Moi, mon idole, c’est Jean-Paul Belmondo, alors je me suis retrouvé à faire un Belmondo de moi-même!”
Le film fut aussi très demandant dramatiquement pour l’acteur, qui passe de jeune bum à père de famille et à héros enragé: “J’ai de l’agressivité en moi, mais qui sort juste pour les personnages, parce que je ne suis pas comme ça dans la vie. J’ai peur de la bataille et de la guerre pour mourir. Mais quand c’est le temps d’être un peu fou et agressif dans un rôle, je suis bien là-dedans, c’est mon défoulement personnel.”
Lucie Laurier, qui joue l’ex du personnage de Lemay-Thivierge, semble être devenue un porte-bonheur pour le cinéma québécois, ayant contribué au succès phénoménal de films comme La Grande Séduction et Bon Cop, Bad Cop: “Les autres films à succès, je vais rester modeste, c’est pas moi qui les portais sur mes épaules… C’est un heureux hasard.”
Laurier est impliquée dans Nitro depuis le début; Desrochers, un ami de longue date, la voulait dans son film depuis l’écriture du scénario. L’appréciation est réciproque: “Ce que j’aime d’Alain, confie-t-elle, c’est que tu peux lui apporter n’importe quoi et il est ouvert. Il veut juste faire un meilleur film, plus touchant.”
C’est d’ailleurs cet aspect plus personnel, plus réfléchi du projet qui l’a séduite: “Le propos est soutenu, il y a un dilemme moral, les personnages ne sont pas stéréotypés. Mon personnage, c’est pas juste une pitoune, c’est une fille qui a du caractère. J’aimais le côté fille d’action, mais je trouvais que le personnage aurait été beaucoup moins intéressant si je ne lui avais pas apporté une sensibilité puis une blessure, afin qu’on comprenne pourquoi elle est comme ça.”
Laurier a néanmoins apprécié la chance de prendre part à des scènes d’action: “C’est sûr que quand tu bouges beaucoup, quand tu fais des affaires plus dans le mouvement, le texte devient moins lourd. C’est peut-être quelque chose de plus instinctif qui sort. Je suis très physique dans la vie, alors j’ai aimé ça.”
Comme spectatrice, elle a aussi certaines affinités avec le cinéma d’action: “J’ai des goûts très larges, je peux aimer The Bourne Identity avec Matt Damon, puis je peux aimer un film comme Babel. Mais j’aime les bons films d’action, les films qui marchent. Mon fils a eu sa passe Van Damme, alors je regardais ça avec lui!”
Enfin, le tournage de Nitro a été l’occasion de renouer avec Lemay-Thivierge, qu’elle avait déjà côtoyé dans des circonstances bien différentes: “Quand on était petits, on avait fait une émission Droit de parole sur les enfants vedettes. Je me souviens que ça n’avait pas cliqué, il me niaisait. Je les aimais pas, lui et Mahée Paiement, ils faisaient le petit couple populaire, moi je faisais plus des films d’auteur… Mais c’est sur le plateau de Nitro que j’ai réalisé à quel point on avait des choses en commun: on est tous les deux parents, on a tous les deux commencé jeunes, on est tous les deux physiques, on est tous les deux petits! On a une belle chimie à l’écran”, conclut l’actrice. ]

(16 Jun) Evan Almighty (2007, Tom Shadyac) [ review ] 21

(17 Jun) SiCKO (2007, Michael Moore) 67
[ Having recently seen the anti-Michael Moore docu “Manufacturing Dissent” (and interviewed its directors), watching his latest was an odd experience. I’m a Moore fan, even though I feel he’ll never make another “Roger & Me”-level masterpiece again, because that film was so personal, his trademark twists on conventional documentary techniques were then unheard of and he was still an underdog. As for the “Manufacturing” accusations, it’s long been obvious that Moore’s movies are manipulative, hardly subtle and not above taking narrative shortcuts. Watching “SiCKO”, I was particularly aware of this. Then again, even when you’re aware of Moore’s tricks… They’re still good tricks! Dude takes a potentially boring subject (do we really wanna be watching an exposé of the failings of the American healthcare system? it’s certainly not as explosive a subject as gun violence or the evils of President Bush) and makes it gripping, moving and, quite often, bitterly funny. I assume there are a lot of cut corners, exaggerations and maybe even some flat-out lies thrown in there (don’t know about France, the UK and Cuba, but Canada’s healthcare system is nowhere near as flawless as Mike makes it look). But goddamn it if the flick didn’t play me like a violin! As I mentioned to Melnyk and Caine, the only mistake I feel Moore has made over and over is to say he’s making non-fiction. If he’d just put himself in the company of satirists like Stephen Colbert, Trey Parker and Sacha Baron Cohen, people would allow him his dramatic license and “truthiness”. Then again, some folks get pissy about “Borat” too, so… ]

(18 Jun) Freddy Got Fingered (2001, Tom Green) [ review ] 89

(19 Jun) Die Hard (1988, John McTiernan) [ review ] 94

(21 Jun) Live Free or Die Hard (2007, Len Wiseman) [ review ] 43

(21 Jun) Ratatouille (2007, Brad Bird) 85
[ Not only has Pixar managed to make rats adorable in this flick, they also got away with putting them in a restaurant kitchen, the last place we would usually want to find them! Voiced by Patton Oswalt, the titular rodent only wants to cook, but it’s hard out there for a gourmet rat… Until he teams with a dishwasher who becomes his front so he can become the best chef in Paris! “Ratatouille” is a wonderfully entertaining movie which proves that cartoons don’t have to be only for kids, they can be one of the most sensational forms of expression there. With an amazing attention to detail, Brad Bird has created an eye-popping film which makes brilliant use of light, textures and virtual camerawork. The character design and the voice performances are great as well and most of all, the story is original, unpredictable, funny and moving, too, with its theme about how one can transcend his nature and become what he dreams of, no matter what his origins are. Oh, and that epiphany near the end by the critic character voiced by Peter O’Toole? Brought me to tears. ]

(23 Jun) Finding Nemo (2003, Andrew Stanton) [ review ] 86

(24 Jun) Scarface (1932, Howard Hawks) 82
[ Part of the Directors Series ]

(25 Jun) The Fountain (2006, Darren Aranofsky) [ review ] 94

(26 Jun) Eagle vs Shark (2007, Taika Waititi) 63
[ Bien que possédant toutes les caractéristiques du film indépendant américain typique (on pourrait le décrire comme une histoire d’amour entre le personnage de Miranda July dans Me and You and Everyone We Know et celui de Jon Heder dans Napoleon Dynamite), Eagle vs Shark est en fait l’oeuvre d’un cinéaste néo-zélandais, Taika Waititi. Après être devenus amants lors d’une fête costumée, une jeune femme timide (Loren Horseley) et un nerd fini (Jermaine Clement) se rendent dans la ville natale de ce dernier afin qu’il puisse se venger de la brute qui a ruiné son adolescence. Avec ses personnages ringards, sa direction artistique volontairement kitsch et son ton oscillant constamment entre sincérité et moquerie, Eagle vs Shark agacera certains, mais plaira aux amateurs de comédies excentriques. ]

(27 Jun) Bled Number One (2007, Rabah Ameur-Zaïmeche) 16
[ Reviewed for Voir ]

(27 Jun) End of the Line (2007, Maurice Devereaux) 75
[ Read my interview with Devereaux ]

(28 Jun) Transformers (2007, Michael Bay) [ review ] 58

(29 Jun) 13 Beloved (2006, Chookiat Sakweerakul) 70
[ Annoncé par Mitch Davis comme LE film à voir au festival cette année, 13 Beloved, du Thaïlandais Chookiat Sakweerakul, ne déçoit pas. Dans l’esprit de The Game, de Fincher, mais en beaucoup plus tordu, cette comédie noire présente un employé de bureau apparemment ordinaire qui, lorsqu’il est sélectionné comme candidat d’un jeu de télé-réalité, se révèle prêt à briser tous les tabous. Devant la promesse de considérables prix en argent s’il passe 13 épreuves, l’homme tue une mouche, fait pleurer des enfants, puis continue d’accomplir des tâches de plus en plus grotesques, ce qui donne lieu à plusieurs scènes d’anthologie. ]

(30 Jun) A Bloody Aria (2006, Won Shin-yeon) 57
[ Le Coréen Won Shin-yeon nous offre A Bloody Aria, un thriller qui démarre de façon classique, alors qu’un professeur et une étudiante font un détour malheureux dans un coin reculé et deviennent les proies d’individus sordides. Mais après une mise en place laborieuse, la tension explose, alors que le principal antagoniste, brillamment interprété par un Lee Mun-Sik tour à tour jovial et terrifiant, s’avère encore plus dérangé qu’on ne le croyait. Dans la même lancée, le film se révèle être une réflexion déconcertante sur le cercle de la violence, avec des pointes d’humour des plus virulentes. ]

May / July

2007 log (5)

(1 May) Away From Her (2006, Sarah Polley) 87
[ Read my interview with Sarah Polley ]

(2 May) Lucky You (2007, Curtis Hanson) [ review ] 61

(3 May) Midnight Movies (2005, Stuart Samuels) 65
[ Read my interview with Stuart Samuels in Voir ]

(4 May) Spider-Man 3 (2007, Sam Raimi) 91
[ Part of the Directors Series ]

(7 May) The Ex (2007, Jesse Peretz) 19
[ Reviewed for Voir ]

(9 May) Georgia Rule (2007, Garry Marshall) [ review ] 27

(13 May) Les anges exterminateurs (2007, Jean-Claude Brisseau) 70
[ Reviewed for Voir ]

(15 May) Gilmore Girls – Series Finale (2007)
[ Gawd, I haven’t cried this hard since… well, the “Six Feet Under” finale. There’s something about spending years and years with characters you love, they become as close as friends and family and when you have to say goodbye… A perfect ending to a near-perfect series. ]

(16 May) Shrek the Third (2007, Chris Miller) 34
[ Reviewed for Voir ]

(17 May) La cité interdite AKA La citadelle assiégée (2007, Philippe Calderon) 79
[ Reviewed for Voir ]



(18 May) catch and release (2007, Susannah Grant) 12
[ Where’s my Ben at? Here’s a flick that stars both Affleck’s wife, Jennifer Garner, and his hetero lifemate, one Kevin Smith. But you know what? Ben wasn’t missing out on anything. I love Garner and Smith, and Timothy Olyphant, too, but they should all be embarrassed to be in this. I wasn’t expecting greatness or anything, just a nice little chick flick, but this is an incomprehensibly misguided movie. The premise on its own (girl moves in with her late fiancé’s best friends, falls in love with one of them, etc.) is kinda odd, the storytelling is way off, the attempts at humor fall flat, none of the characters register as more than types, the direction is sluggish and cloying… This sucks, sir. Heck, they bring in Juliette Lewis halfway through, does that liven things up? Nope, still sucks. ]

(22 May) Paris, je t’aime (2007, 18 directors) 60
[ Reviewed for Voir ]

(25 May) Breaking and Entering (2006, Anthony Minghella) 52
[ Part of the Directors Series ]

(28 May) once (2007, John Carney) 76
[ Reviewed for Voir ]

(30 May) Iraq in Fragments (2006, James Longley) 33
[ Reviewed for Voir ]

(31 May) Boy Culture (2007, Q. Allan Brocka) 65
[ Reviewed for Voir ]

(31 May) Knocked Up (2007, Judd Apatow) [ review ] 69

April / June

2007 log (4)

(2 Apr) Firehouse Dog (2007, Todd Holland) 17
[ “How’s the dog?”
“Smells like rotten tomatoes, but he’ll live.”

Gotta love when a movie provides its own review. Dog does stunts, burps, snores, farts, pisses, poops in the stew, wins everyone’s heart, etc. Pretty rotten all right, but if you like that kind of crap it’s okay, I guess. ]

(3 Apr) GRINDHOUSE [ review ]
Planet Terror (2007, Robert Rodriguez) 49
Death Proof (2007, Quentin Tarantino) 93

(5 Apr) South Park 11.5 (2007, Trey Parker)
[ STAN- “My dad’s in a rabbit-worshipping cult called the Hare Club For Men, they protect the secret of Easter but before they said what it was, they were attacked by ninjas and put me in charge of Snowball!” ]

(6 Apr) Pro-Life (2006, John Carpenter) 65
[ Part of the Directors Series ]

(8 Apr) GRINDHOUSE [ review ]
Planet Terror (2007, Robert Rodriguez) 49
Death Proof (2007, Quentin Tarantino) 93

(10 Apr) Pathfinder (2007, Marcus Nispel) [ review ] 78

(12 Apr) Hot Fuzz (2007, Edgar Wright) [ review ] 90

(13 Apr) South Park 11.6 (2007, Trey Parker)
[ Mrs. GARRISON – “Oh yeah! Scissor me, Xerxes!” ]



(15 Apr) In the Land of Women (2007, Jonathan Kasdan)
44
[ Suivant les traces de son père Lawrence (The Big Chill) et de son frère Jake (Zero Effect), c’est maintenant au tour de Jonathan Kasdan de s’essayer à la réalisation. Comme beaucoup de premiers films, In the Land of Women est clairement une oeuvre très personnelle, et par le fait même plutôt maladroite. Kasdan met beaucoup de coeur dans chaque scène et l’on sent toute l’affection qu’il a pour ses personnages. Cependant, ces derniers semblent à la merci des caprices de son scénario, lequel ne réussit pas à les faire interagir avec naturel. Carter Webb (Adam Brody, immensément charmant en alter ego de Kasdan) est un scénariste de Los Angeles qui, après une rupture amoureuse difficile, s’envole vers le Michigan pour être hébergé chez sa grand-mère (Olympia Dukakis, amusante en vieille sénile). Carter espère pouvoir s’y éclaircir les idées, mais il se retrouve bien vite curieusement happé par les joies et les drames d’une voisine de sa mamie, une mère de famille (Meg Ryan, convaincante dans un rôle difficile) à qui on a récemment diagnostiqué un cancer du sein. En plus de se lier d’amitié avec elle, le jeune homme se voit aussi plongé dans les émois adolescents de la fille de cette dernière (Kristen Stewart, à la fois forte et vulnérable). La prémisse même du film a quelque chose d’artificiel, de par la façon dont elle juxtapose trop commodément le protagoniste à trois femmes de générations différentes, pour chacune desquelles il sera une présence décisive en temps de crise. On a peine à croire que toutes se confient immédiatement à lui, dévoilant sans aucune pudeur leurs états d’âme. Un auteur plus chevronné aurait pu développer le récit avec davantage de soin et en faire oublier les mécanismes. Ce n’est toutefois pas le cas dans In the Land of Women, où les diverses révélations mélodramatiques sont introduites abruptement et avec peu de subtilité. Il en résulte un film bavard, larmoyant et un brin moralisateur; on se croirait presque devant une émission d’Oprah. Il aurait été préférable que Kasdan laisse vivre ses personnages plutôt que de les forcer à constamment se heurter émotionnellement les uns aux autres. Malgré tout, par moments, on ne peut qu’être touché par la sincérité des intentions du cinéaste, même si celle-ci est mal canalisée. ]

(16 Apr) Hot Fuzz (2007, Edgar Wright) [ review ] 90

(16 Apr) Ma nuit chez Maud (1969, Eric Rohmer) 87
[ The opening scene, a long-winded church service (is there any other kind?), is pretty tedious, especially if you’re a lapsed Catholic like myself. Still, the beauty of Marie-Christine Barrault and of the B&W cinematography does grab your attention. Then there’s a bit of driving around, this and that, and we start to wonder where this is going. And then it happens: Jean-Louis Trintignant runs into an old friend and they start talking about Pascal and “mathematical hope” (i.e. potential gain divided by probability). The ideas explored are so potent, they might as well change your life. It gets even better when they get to Maud’s, where they keep discussing Pascal, religion and love. Heady stuff, yes, but with playful turns and a real sense of humanity and warmth. Like, you’re deep in thought and then hop, Françoise Fabian slips into something more comfortable and jumps into bed. Sexy philosophy? You better believe it. Then it’s back out and around, unto snowy hills, cold lips meeting cold lips, icy roads and… Again, we wonder where this is going, but in a good way. Trintignant’s character finally has a decision to make, it’s not just talk anymore, and we honestly have no clue what/who he will choose. And then comes the twist, which is actually only suggested, never fully revealed out loud. As Wilder or Lubitsch once said, “Let the audience add up two plus two. They’ll love you forever.” ]

(17 Apr) Vacancy (2007, Nimród Antal) 32
[ Reviewed for Voir ]

(17 Apr) South Park 11.7 (2007, Trey Parker)
[ CARTMAN – “I jump the homeless professionally. If you can get me a skateboard, I’ll try to jump that homeless crowd and save those people.” ]

(19 Apr) Waitress (2007, Adrienne Shelly) 65
[ Reviewed for Voir ]

(21 Apr) When We Were Kings (1996, Leon Gast) 91
[ “Only last week I murdered a rock,
Injured a stone, hospitalized a brick
I’m so mean I make medicine sick!”

What a great, great, great film. Why watch “Ali” when you can watch the real thing? Will Smith was pretty good as the boxing legend, but there’s only one true Ali, man. And more than three decades down the line, I don’t think there’s been another event blending as fascinatingly sport, politics and pop culture as the Rumble in the Jungle. Because it’s not just Ali (though that would have been awesome enough already) and Foreman going at it, you’ve also got the whole craziness of Zaire and dictator Mobutu, plus live performances from the likes of James Brown and B.B. King. And back to the boxing, I think that kind of meaningless violence is pretty stupid in itself, but when you’ve got effin’ Norman Mailer philosophising about the fight you’re watching, you “get” it. ]

(23 Apr) Saint-Jacques… La Mecque (2007, Coline Serreau) 46
[ Reviewed for Voir ]

(24 Apr) The Condemned (2007, Scott Wiper) [ review ] 22

(25 Apr) The Lost Weekend (1945, Billy Wilder) 80
[ 1945’s Best Picture Oscar winner is an old-fashioned but nonetheless affecting portrait of alcoholism, desperation and self-destruction. It’s very melodramatic, writerly and “actorly”, too, and it’s hardly as raw a take on the subject as something like “Leaving Las Vegas”. But it still cuts through and gets to what feels like a truly honest place. As in every Wilder film, the storytelling is tight and the direction is masterful. Wilder manages to build suspense numerous times out of whether or not the guy will take a drink, the moody B&W cinematography adds to the sombre, almost noir-like feel of the piece, the use of theremin gives eerie echoes to the score and there are some truly clever visual compositions revolving around bottles and shot glasses. This isn’t quite “Double Indemnity” or “Sunset Blvd.”, but it’s a solid pit stop between the two. ]

(27 Apr) The Chronicles of Riddick (2004, David Twohy) 37
[ Somehow never saw this until now, even though I loved “Pitch Black”. I got the vibe that this sequel wasn’t another mean little sci-fi action flick, and I was mostly right. Much more exposition here, much more complicated universes and mythologies, it’s almost like a “Star Wars” prequel. Riddick still kicks ass – I’d forgotten how badass Vin Diesel’s voice and general presence was – alas, a cool antihero does not make a good flick. It’s fun enough when there’s a chase or a battle or something but, to get to those, you have to sit through a lot of dull dialogue, stiff acting and a lot of nonsense about peripheral characters we don’t care about. ]

(28 Apr) Predator (1987, John McTiernan) [ review ] 92

(28 Apr) The Pervert’s Guide to Cinema (part two) (2007, Sophie Fiennes) 69
[ Reviewed for Voir ]

(29 Apr) The Invisible (2007, David S. Goyer) 7
[ This unfathomable hybrid between “Ghost”, “The Sixth Sense” and “Brick” is heinously bad. Pretentious, inconsistent, contrived, dumb and boring, the movie features one of the most obnoxious gallery of characters ever assembled. Between the whiny invisible dude, the boo-hoo-I-had-a-bad-childhood-so-I’ll-wear-a-black-tuque-and-bully-my-way-through-life chick, the ridiculously incompetent cops, the poseur thugs and the hysterical mother, there isn’t a soul here worth saving. ]

March / May

2007 log (3)

(1 Mar) The Last Mimzy (2007, Robert Shaye) 23
[ Read my interview with Shaye in Voir ]

(2 Mar) Zodiac (2007, David Fincher) [ review ] 59

(5 Mar) I Think I Love My Wife (2007, Chris Rock) 41
[ Vite, on produit un remake hollywoodien de “L’Amour l’après-midi” d’Éric Rohmer : à qui faites-vous appel pour scénariser, réaliser et jouer dans cette nouvelle version de l’histoire d’un père de famille qui contemple la possibilité de tromper sa femme? Chris Rock, bien sûr! La parenté entre le légendaire cinéaste français et celui qui nous a donné “Head of State” est évidente, non? Et lorsque vous regardez un conte moral de Rohmer, ne trouvez-vous pas que ça manque d’humour racial, de vulgarité et de gags de Viagra? Trêve de sarcasme, même si on passe outre l’incongruité de l’entreprise, “I Think I Love My Wife” souffre de la fadeur de la réalisation et des capacités dramatiques limitées de Rock, plus à l’aise en mode comique. ]

(5 Mar) 300 (2007, Zack Snyder) 68
[ 480 B.C. Leonidas and the 300 bravest Spartans are about to take on the army of Xerses, which is a million man strong. It’s a suicide mission, but they fully intend to give the Persian one hell of a fight before they die. Or, in the words of William Wallace: “They may take our lives, but they’ll never take our freedooooooom!” Because let’s admit it, it’s impossible not to think of “Braveheart” while watching “300”. Even though the Battle of Thermopylae took place many centuries before the First War of Scottish Independence, in movie terms, there’s no doubt that Mel Gibson’s film influenced Zack Snyder’s. Alas, whereas Gibson, in all his marvellous madness, really orchestrated epic mayhem involving thousands of extras clashing iron and making (fake) blood spurt, Snyder mostly relies on CGI and we can tell. The action sequences are still exciting, but they make us feel more like we’re in a videogame than on a battleground. At its best when it contents itself with recreating the imagery and the gallows humor of Frank Miller’s graphic novel, “300” suffers when it cuts away to unnecessary, dull scenes involving the Spartan queen and the Senate. During those, we just long to return to Leonidas, who’s played with brash bravado by a bigger than life Gerald Butler, who might be the best thing about the whole thing. ]


(6 Mar) No Holds Barred (1989, Thomas J. Wright) 35
[ Whoa, this is so hilariously dumb, macho and ridiculous, it makes “Road House” look like “Casablanca”; it makes “Rocky IV” look like “Raging Bull”! Hulk Hogan, man… ]

(12 Mar) la Môme (2007, Olivier Dahan) 32
[ La vie en rose? La vie morose is more like it. ]

(13 Mar) Fido (2007, Andrew Currie) 50
[ George A. Romero does Douglas Sirk, or is it the other way around? The juxtaposition of 1950s Americana and flesh-eating zombies is amusing, but this is one of those movies that just keep going back to the same high-concept gag over and over, with diminishing returns. ]

(15 Mar) Échangistes (2007, Simon Boisvert) 66
[ Pendant que certains désespèrent en attendant l’aval des institutions, de plus en plus de cinéastes prennent le pari de se financer eux-mêmes et de tourner envers et contre tous – Simon Boisvert en est un. Pourtant, malgré son budget modeste et ses acteurs peu connus, Échangistes est un film accessible et divertissant. Comme le titre l’annonce sans équivoque, le thème est ici l’échangisme, l’un des derniers tabous de notre société. En dépit du sujet et du fait que l’un des personnages est un voyeur (Sylvain Latendresse), le film lui-même ne fait pas dans le voyeurisme, préférant être suggestif qu’explicite. Échangistes présente des personnages bien définis, qui évoluent et révèlent de nouvelles facettes au cours du film, allant au-delà des stéréotypes. On pense notamment au couple où c’est le mari (Erwin Weche) qui pousse son épouse (Kina Beauchemin) à devenir échangiste, mais c’est finalement lui qui devient jaloux. Si tous les personnages possèdent certaines nuances, l’impression dominante est quand même que Boisvert est dur avec les hommes, alors qu’il a de l’empathie pour les femmes, particulièrement celle interprétée par Diana Lewis. ]



(16 Mar) À vos marques… Party! (2007, Frédérick D’Amours) 64
[ Maintenant que ce premier film d’ados québécois arrive sur nos écrans, nous nous demandons pourquoi personne n’y a pensé auparavant. Certes, nous avons souvent pu voir des adolescents sur nos écrans, de Sonatine de Micheline Lanctôt à La Rage de l’ange de Dan Bigras, mais le jeune public avait sans doute hâte de voir un reflet moins attristant de ce qu’il vit. Après tout, être adolescent ne se résume pas qu’au suicide, aux gangs de rue et à la drogue! À l’école secondaire, chaque jour amène son lot de petites joutes sociales qui paraissent si cruciales quand on est plongé dedans. Il y a ce mélange d’envie et de mépris qu’on ressent pour la clique populaire (dominée ici par l’aguichante Catherine de Léan), les vrais amis (Mariloup Wolfe, Alexandre Despatie) qui n’en ont rien à faire qu’on ne soit pas considéré cool par la dite clique, les adultes (Sylvie Moreau, Hélène Bourgeois-Leclerc) qui nous embêtent, mais qui ne veulent généralement que notre bien. Et puis, il y a les premiers émois romantiques, les papillons dans le ventre quand on la ou le croise entre les casiers, le courage qu’on doit prendre à deux mains (moites) pour lui demander de nous accompagner au bal de finissants… À vos marques… Party! est un film sans prétention, si ce n’est celle de fidèlement communiquer comment on se sent à cet âge. Avec ses images ensoleillées, son montage vif et sa musique mur à mur, ce premier film de Frédérick d’Amours n’a pas grand-chose à envier à ses équivalents américains. Surtout que le scénario de Caroline Héroux et Martine Pagé, tout en restant léger, étoffe un peu la formule éprouvée de la fille faussement laide (Mélissa Desormeaux-Poulin) qui gagne le coeur du plus beau mec de l’école (Jason Roy Léveillée) en donnant des préoccupations supplémentaires aux personnages. Ainsi, l’héroïne du film s’épanouit non seulement en s’ouvrant à l’amour, mais aussi à travers sa passion pour la natation et en se réconciliant avec l’idée que ses parents (Guy Jodoin et Marina Orsini) aient divorcé. Du moins qu’on puisse passer par-dessus les inévitables clichés du genre, le fait que la majorité des acteurs ne soient plus ados depuis longtemps et le placement de produits (des serviettes Super Écran, vraiment?), À vos marques… Party! s’avère drôle et touchant. ]

(20 Mar) Pride (2007, Sunu Gonera) 71
[ Sport movies: you’ve seen one, you’ve seen them all. You got your determined coach and his ragtag team, then the proven three-act structure (1- humiliation, 2- progress, 3- minor setback followed by victory, moral or otherwise). Nothing to see here, move along… Or not. Because when this formula is well executed, it’s unbelievably effective, moving and inspirational. Sport as a metaphor for life? Works for me. “Pride” has got all that going for it, plus added emotional weight anchored in the Afro-American experience, great period reconstitution (’70s clothes, afros, etc.), an awesome funk & soul soundtrack, wonderfully textured cinematography and another imposing, soulful performance from the amazing Terrence Howard. ]

(21 Mar) Requiem pour un beau sans-coeur (1992, Robert Morin) 90
[ What a bloody great flick. Think of a ruthless gangster movie, say, “GoodFellas”, but with much more lowlife, street-level, heck, down in the gutter criminals. Plus, make it more intimate, the character study of a sociopath – think “Taxi Driver”, if we’re to stick to the Scorsese canon. But we can’t do that, because there’s no way I can avoid bringing up “Rashomon”, as Morin has that multiple versions of the same story thing going on. Except that he doesn’t go for just 3 but 8 different points of view, and most of the film is in actual POV shots from each of those characters: a young boy, a cop, a tabloid reporter, an old lady, a lawyer, a stripper, a factory girl, a henchman… And finally, the man who’s at the centre of all their lives for the couple of days over which the movie takes place, a recently escaped jailbird masterfully played by Gildor Roy. Gripping and thought-provoking, “Requiem” is one of many Morin pictures that wonderfully plays around with the boundaries between film and video, fiction and documentary, comedy and tragedy. Plus there’s a must-see cameo from a young Grégory Charles! ]

(22 Mar) The 13th Warrior (1999, John McTiernan) 57 [ first viewing: 29 ]
[ When I first saw the flick 5 years ago, I dismissed it as a “Muddy, dark, mostly dull story about Vikings, cannibals and crap.” All that still applies but, upon this Jean Carlo-prompted second viewing, I gotta admit I somewhat underrated it. Once you know you won’t get much of a story or character development, you can sit back and enjoy the quality of the craftsmanship, the basic coolness of the concept (Arab dude + Norsemen vs. bear-like “eaters of the dead”) and the badass, gory action. ]

(26 Mar) The Lookout (2007, Scott Frank) 80
[ Reviewed for Voir ]

(28 Mar) Les cavaliers de la canette (2006, Louis Champagne) 50
[ Reviewed for Voir ]

(28 Mar) Fast Food Nation (2006, Richard Linklater) 42
[ Part of the Directors Series ]

(31 Mar) Are We Done Yet? (2007, Steve Carr) 9
[ Or: A Further Instalment In How Ice Cube Went From N.W.A. To N. Without Attitude. Seriously, man, how can you go from gangsta rapper to modern-day Chevy Chase? Dignity, always dignity. ]

February / April

2007 log (2)

(4 Feb) Babel (2006, Alejandro González Iñárritu) 90
[ Part of the Directors Series ]

(6 Feb) Animal (2007, Roselyne Bosch) 58
[ Reviewed for Voir ]

(7 Feb) Norbit (2007, Brian Robbins) [ review ] 11

(8 Feb) Fired! (2007, Annabelle Gurwitch) 43
[ Reviewed for Voir ]


(10 Feb) Bridge to Terabithia (2007, Gabor Csupo) 29
[ Reviewed for Voir ]

(14 Feb) Breach (2007, Billy Ray) [ review ] 67

(15 Feb) Ghost Rider (2007, Mark Steven Johnson) [ review ] 55

(16 Feb) Black Snake Moan (2007, Craig Brewer) [ review ] 90

If you’re wondering why I’m reviewing no movies this week, it’s because I’m on the Rendez-vous du cinéma québécois shorts jury and I’ve been trying to get through the 70-some titles I have to watch by Saturday!



UPDATED (02/25/07):
[ We gave the award for Best Short (Fiction) to Mathieu Fontaine’s hilariously original sci-fi spoof “Terreur au 3918”, with a Special Mention to Mathieu Grondin’s cutting satire of the audition process “Screen Test: Karen Elkin”. Other favorites of mine were the lovely “L’heure du thé”, the visually stunning “Les eaux mortes”, the gripping and funny “Sur la ligne”, the surprising “West Coast Québec” and the simple but curiously affecting “L’éducation nautique”. Of interest as well: “Neuf”, “Les jours”, “The Ecstasy Note”, “L’autocar” and “Bande de câlisses”, among others. Naturally, I also hated my share of titles, but the less said about those the better! ]

(22 Feb) Nos voisins Dhantsu (2007, Alain Chicoine) funny ha ha
[ Read my interview with Réal Béland and Stéphane Lefebvre in Voir ]

(27 Feb) Cashback (2007, Sean Ellis) 77
[ Read my interview with Ellis and actor Sean Biggerstaff in Voir ]

January / March

2007 log (1)

(1 Jan) Astérix & Obélix: Mission Cléôpatre (2002, Alain Chabat) [ review ] 70

(2 Jan) Superstar: The Karen Carpenter Story (1987, Todd Haynes) 67
[ Whoa, this is seriously fucked up! Shot on the cheap with Barbie dolls re-enacting the real-life tragic story of The Carpenters singer’s battle with anorexia, the movie strangely but effectively blends wholesome pop music, melodramatic documentary narration and Cronenberg-style creepiness. And did I mention that all the characters are played by Barbie dolls? ]

(3 Jan) Angel-A (2006, Luc Besson) [ review ] 81

(3 Jan) Le Dernier combat (1983, Luc Besson) 66
(3 Jan) Subway (1985, Luc Besson) 69
(4 Jan) Arthur et les Minimoys (2007, Luc Besson) 62
(7 Jan) Le Grand bleu (1988, Luc Besson) 75
[ Part of the Directors Series ]

(8 Jan) Jean-Philippe (2007, Laurent Tuel) 43
[ Reviewed for Voir ]


(9 Jan) Miss Potter (2006, Chris Noonan) 57
[ Reviewed for Voir ]

(10 Jan) Venus (2007, Roger Michell) 38
[ Reviewed for Voir ]

(10 Jan) Stomp the Yard (2007, Sylvain White) [ review ] 24

(11 Jan) Nikita (1990, Luc Besson) 48
[ Part of the Directors Series ]

(12 Jan) Alpha Dog (2007, Nick Cassavetes) 70
[ A criminal drama involving young folks, this is like “Brick” minus the film noir pastiche (but with a cameo from Lukas “The Pin” Haas), crossed with “Bully” minus Larry Clark’s voyeuristic bullshit, with a strong dose of “Scarface”/”Reservoir Dogs”-style excess for good measure. The plot, based on actual events, is a bit too loose, but that’s actually a blessing in disguise because while it defuses the suspense, it allows for a lot of hanging out and partying scenes (plus a sexy game of skinny-dipping Marco Polo!) during which the large cast gets to interact in all kinds of engrossing ways. All the actors are great, but I particularly enjoyed Emile Hirsh (“The Girl Next Door”), who confirms that he’s a goddamn movie star, the wonderfully over the top Ben Foster (Russell from “Six Feet Under” – watch for his bar fight!) and Justin Timberlake (as a muscular, tattooed, pot-smoking thug!), who seems like questionable stunt casting at first, but ends up stealing the movie. “Alpha Dog” is a bit uneven, but for every misguided touch (the less said about Sharon Stone’s fat make-up faux documentary monologue the better), you got something that truly works (every moment Bruce Willis and Harry Dean Stanton’s older gangsters are on screen is gold). ]

(15 Jan) Pan’s Labyrinth (2006, Guillermo del Toro) [ review ] 94

(16 Jan) The Hitcher (2007, Dave Meyers) 53
[ Reviewed for Voir ]

(17 Jan) The Devil’s Backbone (2001, Guillermo del Toro) 93
[ “What is a ghost? A tragedy condemned to repeat itself time and again? An instant of pain, perhaps. Something dead which still seems to be alive. An emotion suspended in time. Like a blurred photograph. Like an insect trapped in amber.”

First off, I was surprised by the golden hues of the cinematography and the desert location, expecting this to be as oppressively dark and dank as the usual ghost stories. The ghost itself is a wonderful creation, both for the amazing special effects work and the more sad than scary context of the haunting. Beyond the ghost, there are great touches all around: the dud bomb in the yard, the doctor selling “limbo water”, the headmistress’ fake leg, the asshole guard looking for treasure, the kids’ love of comic books… Speaking of which, del Toro truly has a way with children, being true to their feelings without idealizing them or making them into stupid movie brats. Set in an orphanage near the end of the Spanish Civil War, the film masterfully juggles fantasy/horror, political and personal drama and comes up with a powerful, multi-layered allegory of Resistance.

“You think that it’ll all work out if we behave?”
“They have the rifle. They’re bigger than us, and stronger.”
“Yes. But there’s more of us,”
]

(17 Jan) The Good German (2006, Steven Soderbergh) 77
[ Part of the Directors Series ]


(18 Jan) Enfermés dehors (2007, Albert Dupontel) 55
[ Enfermés dehors suit les péripéties de Roland (Dupontel), un clochard sniffeux de colle dont l’existence est chamboulée lorsqu’il trouve un uniforme de policier. Il décide alors de rétablir une certaine justice pour ses confrères sans-abri, que la police harcèle généralement plus qu’elle les aide. Un pauvre qui vole un fruit est traité comme un criminel, tandis qu’un banquier véreux (Nicolas Marie) peut s’enrichir frauduleusement en toute impunité. Si la satire sociale est un peu trop caricaturale et éparpillée, la débilité assumée de l’humour et le style visuel survolté compensent au moins en partie, dépendamment de l’affection qu’on a pour le slapstick. Dupontel passe la majeure partie du film à se casser la gueule et à être balancé dans tous les sens, tel un Wile E. Coyote humain ]

(22-23 Jan) Extras (2005, Ricky Gervais & Stephen Merchant) [ review ] 70

(25 Jan) because I said so (2007, Michael Lehmann) [ review ] 4

(25 Jan) Little Children (2006, Todd Field) [ review ] 82

(26 Jan) The Recommendations (2005, Owen/Perlmutter/Slutsky) 68
[ The local luminaries from the Automatic Vaudeville collective are the masters of the pastiche. Their sense of humor is often so deadpan that you can almost miss it – if you didn’t know that this documentary about an alleged case of intellectual fraud in the world of Can-lit was fake, you might think this was a serious piece. Well, some of it is pretty damn silly, but so are a lot of pseudo-artists.! “The Recommendations” is infinitely better than the somewhat thematically similar “Rechercher Victor Pellerin”, because it’s much less muddy and self-indulgent. I particularly loved the performances, from Mark Slutsky as the deranged supposed victim of plagiarism to Seth Owen as a sleazy entrepreneur, Dan Perlmutter as a beloved children’s author who unwittingly gets curbed (!) and even pony up!’s Laura Wills as an experienced yoga…ist. ]

(27 Jan) Clerks II (2006, Kevin Smith) [ review ] 91

brunob
(29 Jan) Ma fille mon ange (2007, Alexis Durand-Brault) 33
[ Reviewed for Voir ]

(30 Jan) Children of Men (2006, Alfonso Cuarón) [ review ] 92

December / February

2006 log (12)

(3 Dec) Unaccompanied Minors (2006, Paul Feig) 33
[ Lewis Black and Wilmer Valderrama embarrass themselves as the bumbling grown-ups constantly being outran and humiliated by a bunch of brats stuck in an airport on Christmas eve in this oddball cross between “Home Alone” (cartoonish holiday romp) and “The Breakfast Club” (for the way it groups together a brain, an athlete, a basket case, princess and a criminal, give or take an archetype). Still, this is harmless enough entertainment (you know, for kids), and young Tyler James Williams is actually pretty fun to watch. ]

(3 Dec) National Lampoon’s Van Wilder 2 – The Rise of Taj (2006, Mort Nathan) 17
[ A sequel to Van Wilder without Van Wilder? Not that I missed Ryan Reynolds, but it just underlines how pointless and botched a venture this is. Kal Penn was great in “Harold and Kumar”, but his charm and comic potential are wasted in this laugh-free knockoff of “Revenge of the Nerds”. Not worth your time, unless you’re really desperate to see half a dozen boobies in the midst of an endless barrage of half-assed attempts at gross-out humor and inconsequential commentary on class and race divisions. ]

(4 Dec) Roméo & Juliette (2006, Yves Desgagnés) 0
“La guerre des motards a encore fait exploser un enfant, sacrament!”
“Roméo y pleure parce qu’il est capable d’être vrai.”
“I need sugar… pour atterir.”
“Évite de te pencher trop souvent, t’es pas ici pour montrer tes petits seins.”
“Cours, Roméo, coooouuuuuurs!”

[ Reviewed for Voir ]

(5 Dec) An Inconvenient Truth (2006, Davis Guggenheim) 84
[ An amazing piece of documentary filmmaking which conveys Al Gore’s obviously sincere concern for the environment and his desire to prevent the irrevocable consequences of global warming to get any worse than they already are. Both provocative and entertaining, funny even, the movie truly makes you understand what’s at stakes exactly, but without being too didactic. A must-see. ]

(10 Dec) Apocalypto (2006, Mel Gibson) [ review ] 91

(12 Dec) Rocky Balboa (2006, Sylvester Stallone) [ review ] 72

(13 Dec) Night at the Museum (2006, Shawn Levy) [ review ] 77

(16 Dec) The Last of the Mohicans (1992, Michael Mann) 40
[ It starts out all chaotic, throwing you in the middle of the colonial wars with little indication of where your loyalties are supposed to fall between the French, British and various Indian nations. Lots of running and killing, and eventually we gather that Daniel Day-Lewis’ trapper character aims to protect Madeleine Stowe’s colonel’s daughter… It’s still pretty confusing, which is what war must feel like, I guess, but it doesn’t make for great storytelling, in my opinion. The Day-Lewis/Stowe romance is pretty random, too. I’ll give Jean Carlo as much, the last 10-15 minutes are pretty badass/lyrical but overall, this is hardly a great film. ]

(17 Dec) La Guerre des Tuques (1984, André Melançon) [ review ] 71

(17 Dec) Children of Men (2006, Alfonso Cuarón) [ review ] 92

(18 Dec) Braveheart (1995, Mel Gibson) [ review ] 90

(21 Dec) The Big Lebowski (1998, the Coen brothers) [ review ] 93

(26 Dec) Sólo con tu pareja (1991, Alfonso Cuarón) 38
(26 Dec) A Little Princess (1995, Alfonso Cuarón) 80
(27 Dec) Great Expectations (1998, Alfonso Cuarón) 76
[ Part of the Directors Series ]


(27 Dec) The Godfather (1972, Francis Ford Coppola) [ review ] 95

(29 Dec) Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause (2003, Sébastien Rose) 51
[ A treatise on the male identity in a post-feminist world, it revolves around a skirt-chasing man-child trying to deal with his overbearing mother (Micheline Lanctôt), sister (Sylvie Moreau) and shrink/lover (Anne-Marie Cadieux). The shared sex lives between family members is a surprising, interesting twist, but the story feels increasingly disconnected, with overwritten dialogue and characters that are less like people than plot devices that the filmmaker uses to prove his point. Still, the film is quite amusing and sexy (Lucie Laurier in a thong? Yes, please!) and while Paul Ahmarani is not quite convincing as a supposedly irresistible seducer, he does make for an enjoyably offbeat lead.
Note: this is a repost of a blurb written in September 2003 when I first saw the film. Why am I rewatching a film I don’t even like that much, you ask? That’s my curious habit of lazily rolling with the movies on late-night television for you.]

November / January

2006 log (11)

(2 Nov) American Hardcore (2006, Paul Rachman) 55
[ Reviewed for Voir ]

(2 Nov) South Park 10.12 (2006, Trey Parker) 64
[ 2546 OTTER – “This is the dawning of the sea otter! Know this, timechild: I shall smash your skull like a clam on my tummy!” ]

(6 Nov) Harsh Times (2006, David Ayer) 70
[ De deux choses l’une: soit Christian Bale a d’inépuisables zones d’ombre en lui, soit c’est le meilleur acteur du monde. On voudrait le connaître dans la vraie vie pour s’assurer qu’il se porte bien et qu’il n’est que très doué pour feindre la démence! Sérieusement, quand est-ce, la dernière fois où il tenu le rôle de quelqu’un avec qui on voudrait être ami? Dans Harsh Times, Bale interprète Jim Davis, un American Psycho qui fait des siennes dans le centre-sud de Los Angeles plutôt que sur Wall Street. Vétéran de l’armée américaine ayant combattu en Iraq, Davis s’ajuste mal à son retour dans la vie civile. Sans emploi, il passe son temps à errer, boire et fumer avec son pote Mike (Freddy Rodriguez), lui-même chômeur au grand dam de sa petite amie avocate (Eva Longoria). Pendant quelques jours, nous suivons les deux jeunes hommes alors qu’ils tergiversent entre le désir de se responsabiliser et la tentation de continuer d’agir comme des adolescents attardés. Mais malgré leurs bonnes intentions, la violence de leur environnement et les démons qui hantent Jim risquent tôt ou tard de leur exploser au visage. Le scénariste David Ayer réalise ici son premier long métrage en ne s’éloignant pas de son univers personnel, qui présente une vision à la fois réaliste et caricaturale des rues dangereuses de South Central où il a grandi. Si cette approche convient à un film d’action sans prétention comme The Fast and the Furious, elle cadre moins bien dans un drame urbain supposément sérieux comme Training Day. Se positionnant quelque part entre les deux,
Harsh Times carbure à l’excès, mais ne déraille pas malgré tout, en grande partie grâce à l’intensité inébranlable de Christian Bale. Joué par un acteur plus limité, l’ex-soldat qui pète les plombs aurait facilement pu avoir l’air d’un ridicule ersatz de Rambo, mais Bale est si convaincant qu’on parvient à croire au personnage. De plus, un certain commentaire politique se dessine, alors qu’on voit comment le département de la Défense ferme les yeux, voire encourage les individus ayant des comportements antisociaux pouvant être utilisés pour faire la sale besogne; Jim Davis aurait été tout à sa place dans la prison d’Abu Ghraib à torturer des présumés terroristes. ]

(7 Nov) The History Boys (2006, Nicolas Hytner) [ review ] 68

(8 Nov) I’m Your Man (2006, Lian Lunson) 76
[ I’m a huge fan of my homeboy Leonard Cohen, so this Mel Gibson-produced (he’s such a whore for Jews!) concert film/documentary/tribute was pure joy to me. The presence of Rufus and Martha Wainwright, the McGarrigle sisters, Antony, Nick Cave and U2 is just gravy, man. ]

(11 Nov) South Park 10.13 (2006, Trey Parker) 72
[ ERIC CARTMAN 2546 – “No, see, I know it’s a stupid idea, because I actually did freeze myself and, you were right Kyle, it backfired and I was frozen for 500 years and now I’m calling you from the future.” ]

(12 Nov) La vie imaginée de Jacques Monory (2006, Jennifer Ayllen) 67
[ Reviewed for Voir ]

(13 Nov) For Your Consideration (2006, Christopher Guest) [ review ] 43


(13 Nov) Casino Royale (1967, Val Guest, Ken Hughes, John Huston, Joseph McGrath & Robert Parrish) 21
[ Whoaaaa, what a mess! Yeah, let’s make a James Bond movie with 8 writers, 5 directors and 3 actors alternately playing Bond. First at the bat is David Niven, stuttering his way through roomfuls of Scottish babes to major boredom. Then Woody Allen has an amusing enough coupla scenes and Peter Sellers does his thing all right, but nothing really connects. Nowhere near as well as anything in the “Austin Powers” trilogy, that’s for sure. I did get a kick out of watching Orson Welles (doing magic tricks!) as Le Chiffre, though. ]

(14 Nov) Casino Royale (2006, Martin Campbell) [ review ] 75

(15 Nov) South Park 10.14 (2006, Trey Parker) 80
[ I’ve said this before and I’ll say it again: beyond the brilliant socio-political satire and the sheer vulgarity, Trey Parker’s at his best when he’s spoofing movie clichés. This ‘sode is the ultimate Might Ducks flick in 22 minutes. The kid players aren’t just lousy, one has cancer and wants the team to win one game before he passes away — cue the violins! And yes, the coach (Stan!) has a hidden trauma from when he used to play pee-wee hockey himself: “Imagine If There Was One Game. One Chance To Make Everything Right. Stan Marsh Has Been Given That Chance. But To Win, He’s Gonna Have To Put Out All The Stops, In: STANLEY’S CUP. Rated R.” ]

(16 Nov) Deck the Halls (2006, John Whitesell) 12
[ Reviewed for Voir ]

(16 Nov) Lost and Delirious (2001, Léa Pool) [ review ] 91

(18 Nov) Edmond (2006, Stuart Gordon) 53
[ Definitely swimming in the same waters as “Taxi Driver” or “Eyes Wide Shut”, but Gordon is hardly a Scorsese or a Kubrick. Bill Macy’s solid and Dave Mamet’s script is pretty tight (even though it’s obvious it was originally a play), but this is more of a riff on violent sexual alienation than a full plunge into it. This is exploitation flick horror instead of real horror, you know? Still, it flows, as rough as it is, and the resolution to the racist undercurrent is damn confounding, in a good way. ]


(20 Nov) Dreamgirls (2006, Bill Condon) [ review ] 92

(21 Nov) Tenacious D in The Pick of Destiny (2006, Liam Lynch) [ review ] 90

(23 Nov) The Fountain (2006, Darren Aranofsky) [ review ] 94

(24 Nov) A Year in the Death of Jack Richards (2006, B.P. Paquette) 71
[ Reviewed for Voir ]



(27 Nov) The Illusionist (2006, Neil Burger) 73
[ The other magician flick of 2006, this might not be on the level of “The Prestige”, but it’s still a pretty damn potent work of sleight-of-hand with exquisite, painterly cinematography and art direction, a typically brilliant score from Philip Glass and solid performances from Edward Norton, Paul Giamatti and Jessica Biel. I figured out the mystery rather early on, but I couldn’t get enough of the gorgeous craftsmanship and the touching love story. ]

October / December

2006 log (10)

(3 Oct) Stormbreaker (2006, Geoffrey Sax) 18
[ Inspiré d’une série de livres pour enfants d’Anthony Horowitz, ce film raconte comment Alex Rider (Alex Pettyfer, beau gosse au talent limité), un orphelin britannique de 14 ans, est recruté par MI6 pour mener à terme une mission qu’avait entamée son oncle (Ewan McGregor, sous-utilisé) avant de disparaître. Le jeune agent secret, équipé d’une panoplie de gadgets (évidemment), se retrouve pris dans une succession de courses, combats et cascades afin de sauver les millions de vies menacées par un milliardaire (Mickey Rourke, caricatural) et ses sbires. Le réalisateur Geoffrey Sax multiplie sans imagination les emprunts aux films d’espionnage et d’arts martiaux, et même le fait que le protagoniste soit adolescent est négligeable, les Spy Kids et autres Agent Cody Banks ayant déjà épuisé ce filon. ]

(4 Oct) The Prestige (2006, Christopher Nolan) [ review ] 91

(5 Oct) South Park 10.8 (2006, Trey Parker) 74
[ CARTMAN – “If you had a chance right now to go back in time and stop Hitler, wouldn’t you do it? I mean, I personally wouldn’t stop him, because I think he was awesome, but you would, right?” ]

(6 Oct) The Departed (2006, Martin Scorsese) [ review ] 80


(10 Oct) Renaissance (2006, Christian Volckman) 63
[ Dans un Paris futuriste où la surveillance électronique est omniprésente, un policier enquêtant sur la disparition d’une jeune femme se retrouve plongé dans un vaste complot impliquant une entreprise spécialisée dans les soins de beauté et de rajeunissement. Film noir aux accents de science-fiction, ce premier long métrage d’animation de Christian Volckman s’apparente à un croisement entre l’oeuvre de Philip K. Dick (Minority Report, A Scanner Darkly, etc.) et Sin City, les questions d’identité et d’éthique scientifique cohabitant avec un climat fataliste et des scènes d’action enlevantes. Réalisé avec la technique du « motion capture », Renaissance présente un style visuel à la fois dense et épuré, avec des décors urbains complexes et des personnages typés, le tout rendu en noir et blanc très contrasté. ]

(12 Oct) South Park 10.9 (2006, Trey Parker) 62
[ CARTMAN – “…which leads us all to the mastermind of the 9/11 attacks: Kyle.” ]

(15 Oct) The Marine (2006, John Bonito) [ review ] 67

(8 Oct) Punk le vote (2006, Éric “Roach” Denis) 66
[ Un ancien squeegee qui devient politicien? Nul doute que ça surprend, jusqu’à ce qu’on se rappelle que la culture punk est loin d’être étrangère à l’engagement et aux revendications sociales. Et puis y a-t-il une si grande différence entre quêter dans la rue et quêter des votes? En documentant sa propre campagne comme candidat dans Outremont (!) aux dernières élections fédérales, Roach nous offre un croisement inusité entre un film de Michael Moore et Jackass. ]

(10 Oct) Rechercher Victor Pellerin (2006, Sophie Deraspe) ???
[ Le mystérieux Victor Pellerin, artiste légendaire parti en exil après avoir détruit l’ensemble de son oeuvre, existe-t-il vraiment? S’appuyant sur les confidences de ses supposés proches, tous plus lassants les uns que les autres, ce vrai-faux documentaire semble être une satire du milieu artistique montréalais à son plus prétentieux et insignifiant, même si on y détecte une certaine complaisance. Canular indiscipliné, le film a au moins le mérite de constamment nous faire nous interroger sur sa nature. ]

(11 Oct) Away From Her (2006, Sarah Polley) 87
[ Comment quelqu’un d’aussi jeune que Sarah Polley, réalisant son tout premier long métrage, peut-il arriver à créer une oeuvre aussi mûre? Son film est extrêmement émouvant dès les premiers moments, ne serait-ce que pour la longue relation que les cinéphiles ont déjà avec la magnifique Julie Christie, qu’on s’attriste de voir en vieille dame aux prises avec la maladie d’Alzheimer. Dans le rôle de son dévoué mari, qui voit la femme de sa vie oublier leur amour, Gordon Pinsent nous brise aussi le coeur. ]

(12 Oct) Ostrov (2006, Pavel Lounguine) 45
[ ??? ]

(12 Oct) La société du spectacle (1973, Guy Debord) zzz
[ Dans ce film de 1973, présenté dans le cadre de la rétrospective que le FNC consacre à Guy Debord, l’écrivain situationniste lit d’un ton monotone de longs passages de son livre du même nom en voix hors champ alors que défile à l’écran un collage d’images d’archives, de photos de femmes dévêtues et d’extraits de vieux films américains (Johnny Guitar, Mr. Arkadin, The Shanghai Gesture, etc.). Pour les fans de masturbation intellectuelle marxiste à la Godard. ]

(16 Oct) Les cavaliers de la canette (2006, Louis Champagne) 50
[ Dans ce film à (très) petit budget à mi-chemin entre le documentaire et la fiction, deux alcoolos (Champagne et Lorenzo Gélinas) se rendent au Festival western de Saint-Tite pour enterrer la vie de garçon d’un de leurs amis (Louis-David Morasse). Beaucoup de boisson, de sacres et de filles avec des chapeaux de cow-boy sont au programme, en plus de visites régulières aux urinoirs, d’engueulades viriles et de marques d’affection maladroites mais sincères. Brouillon mais rigolo. ]

(16 Oct) Chez Schwartz (2006, Gary Beitel) 64
[ Ce documentaire se penche sur la fière histoire et la sympathique routine de la charcuterie hébraïque du boulevard Saint-Laurent, devant laquelle les gens font la file depuis 1930 pour savourer leur smoked meat de renommée internationale. À travers les témoignages du propriétaire, des employés, des clients et même de ceux qui quêtent devant ses portes, Chez Schwartz rend un hommage chaleureux à une institution typiquement montréalaise. Attention: regarder ce film donne franchement faim! ]

(17 Oct) Marie Antoinette (2006, Sofia Coppola) [ review ] 32

(17 Oct) Congorama (2006, Philippe Falardeau) 89 [ FNC review ]


(18 Oct) Death of a President (2006, Gabriel Range) 75
[ Read my interview with the director ]

(18 Oct) South Park 10.10 (2006, Trey Parker) 71
[ CARTMAN – “What’s to understand? You get a boner, slap her titties around some and then stick it inside her and pee.” ]

(19 Oct) Casa de Areia (2006, Andrucha Waddington) 58
[ Reviewed for Voir ]

(19 Oct) Shortbus (2006, John Cameron Mitchell) 69 [ FNC review ]

(22 Oct) Babel (2006, Alejandro González Iñárritu) 90 [ FNC review ]

(23 Oct) La belle bête (2006, Karim Hussain) 66 [ FNC review ]

(26 Oct) Little Children (2006, Todd Field) [ review ] 82

(26 Oct) Direktøren for det hele (2006, Lars von Trier) 57 [ FNC review ]

(27 Oct) South Park 10.11 (2006, Trey Parker) 73
[ SATAN – “It’s a costume party, so you have to wear a costume. BUT: nobody better show up as The Crow. I’m serious. Every costume party, there’s like 14 guys who come dressed as The Crow because they want to look hot and hook up. IT’S LAME. If you come dressed as The Crow, YOU’RE NOT GETTING INTO THE PARTY!” ]

(30 Oct) Le génie du crime (2006, Louis Bélanger) 49
[ Read my interview with Bélanger ]

(30 Oct) Borat: Cultural Learnings of America for Make Benefit Glorious Nation of Kazakhstan (2006, Larry Charles) [ review ] 86


(31 Oct) Shut Up and Sing (2006, Barbara Kopple & Cecilia Peck) 62
[ Reviewed for Voir ]

September / November

2006 log (9)

(3 Sept) Kabhi Alvida Naa Kehna (2006, Karan Johar) [ review ] 90

(4 Sept) La vie secrète des gens heureux (2006, Stéphane Lapointe) 56
[ Did I mention that I was doing a FFM blog for Voir? Well, I was, and that’s where I jotted down a few words about this closing film. ]

(6 Sept) The Protector (2006, Prachya Pinkaew) 23
[ Ok, we get it, Tony Jaa can jump all over the place and break the arms and legs of a billion dudes in a row, and he doesn’t even use wires or stunt doubles. But what’s the point when the story and characters are forgettable, the direction is messy and worse, Jaa has neither the charisma of Bruce Lee or the sense of humour of Jackie Chan. Well, the movie can be kinda funny, but always in spite of itself. “Where are my elephants?” “Give me back my elephants!” “You killed my father – and stole my elephant!” Geez, I was surprised Jaa didn’t end up making out with that elephant… Oh, but that part where he beats up wrestlers with elephant bones? That was pretty cool. ]



(7 Sept) Gridiron Gang (2006, Phil Joanou) 68
[ Another sport flick? Yeah, but a damn good one. This could have been called “Remember the Longest Yard Titans N the Hood”, as it deals with a football team formed of L.A. gang members in a juvenile detention center. The film is both brutally violent and surprisingly emotionally moving, and the nervous, documentary-style direction is very effective. The Rock is mostly there to deliver regular inspirational speeches, but he pours copious amounts of heart, conviction and sweat into his performance. Good stuff. ]

(10 Sept) Cry-Baby (1990, John Waters) 70
[ I’m not crazy about John Waters’ brand of campiness, but I do love the wall-to-wall ’50s music, sexual randiness and of course, Johnny Depp’s juvenile delinquent rockabilly antihero. ]

(11 Sept) Sommer vorm Balkon (2006, Andreas Dresen) 67
[ Une tragi-comédie à la Paul Thomas Anderson dans laquelle Katrin (Inka Friedrich), une mère de famille monoparentale, sans emploi et alcoolique, et Nike (Nadja Uhl), une jeune blonde qui travaille avec des personnes âgées, cherchent l’amour aux mauvaises places. Une oeuvre mélancolique et attendrissante, portée par deux excellentes actrices. ]

(12 Sept) Super Size Me (2004, Morgan Spurlock) 65
[ You’ve all heard about it, I had too, but to actually watch this dude eat nothing but McDonald’s for a month? Yeesh! Getting fatter is one thing, but this practically destroys his liver and his health in general, as effectively as if he’d gone on a drinking binge. Crazy. ]

(13 Sept) La science des rêves (2006, Michel Gondry) [ review ] 79

(13 Sept) Sarah Silverman: Jesus is Magic (2004, Liam Lynch) 33
[ I’d heard some of her bits before and seen a bunch of clips of this on YouTube and my general feeling was like yeah, that’s pretty outrageous, what else d’you got? I mean, I get it, Silverman goes for all the taboo stuff, ethnic jokes, AIDS and 9/11 gags, etc. I’m not offended or anything, I just don’t find her that funny. I still wanted to see the whole movie as a Liam Lynch fan, for his Tenacious D shorts and the upcoming feature. The concert footage’s like, whatever, if you like Silverman it’s fine. I did like the few musical sequences, which are filthy and “shocking” and whatnot, but mostly just well directed and fun. ]

(14 Sept) The Girl Can’t Help It (1956, Frank Tashlin) 36
[ Equal parts musical, gangster movie and broad comedy, this flick is most notable for having been made at the dawn of rock&roll and for featuring performances by such legends as Little Richard, The Platters, Fats Domino, Gene Vincent and Eddie Cochran. Jayne Mansfield’s dumb blonde with the dangerous curves is fun too (Tashlin once said, “There’s nothing in the world to me that’s funnier than big breasts.”), but she’s no Marilyn Monroe. ]

(15 Sept) Mutual Appreciation (2006, Andrew Bujalski) [ review ] 91

(17 Sept) Shaun of the Dead (2004, Edgar Wright) [ review ] 90

(18 Sept) Sans Elle (2006, Jean Beaudin) 20
[ Alors qu’elle visite Florence, Camille (Karine Vanasse, un brin trop hystérique) est foudroyée par le syndrome de Stendhal, un malaise psychosomatique déclenché par une surdose de chefs-d’oeuvre artistiques pouvant provoquer des hallucinations. À peine est-elle revenue au Québec que, sans même attendre de reprendre complètement ses esprits, elle se lance à la recherche de sa mère (Marie-Thérèse Fortin, juste mais peu nuancée), disparue mystérieusement peu avant son départ pour l’Europe. Diverses pistes l’incitent à se rendre aux Îles-de-la-Madeleine, où elle rencontre un ex-motard (Michel Dumont, intimidant) et sa famille. Seraient-ils impliqués dans l’affaire?
L’intrigue au coeur de Sans elle n’est pas sans intérêt, mais la façon dont elle est rendue à l’écran devient rapidement pesante. Le réalisateur Jean Beaudin s’accroche à une métaphore aquatique à laquelle il revient sans cesse, si bien que si on évacuait tous les moments où les pleurs de Camille se font pluies, noyades et inondations, le film durerait à peine 40 minutes. On se croirait dans le film d’horreur japonais Dark Water ou dans sa relecture hollywoodienne, sauf que les eaux troubles se veulent ici plus mélodramatiques qu’inquiétantes, la jeune femme associant la perte de sa mère à la mer et à un retour mental dans le liquide amniotique…
Au symbolisme insistant des images s’ajoutent des dialogues et une narration qui martèlent chacune des pensées et émotions des personnages, ce qui donne l’impression d’assister à une psychanalyse sur film. C’est donc sans surprise qu’on apprend qu’avant d’être scénariste, Joanne Arseneau était doctorante en psychologie à l’UQAM. Cette dernière (qui a tout de même signé l’excellent La Loi du cochon) se réclame de M. Night Shyamalan mais, bien que Sans elle nage dans les eaux du thriller quasi fantastique aux circonvolutions narratives inattendues, on est bien loin de The Sixth Sense ou de Lady in the Water. Autant dire que Nouvelle-France était le Titanic québécois!
Sans elle est une oeuvre déconcertante, le genre de film qui fait tout un plat de la passion de la protagoniste pour le violon, puis la montre dans une séquence cathartique en train de jouer… de l’harmonica!?! Le cinéma québécois a réussi à regagner son public ces dernières années, avec des films dits d’auteur mais tout de même accessibles. Sans elle n’est pas l’un d’eux. ]

(19 Sept) Cheech (2006, Patrice Sauvé) 83
[ Comme le clame Terrence Howard dans Hustle & Flow, « it’s hard out here for a pimp« . Ron (Patrice Robitaille, récemment nommé meilleur acteur pour cette performance au Atlantic Film Festival) le sait trop bien, et les difficultés d’opérer une agence d’escortes lui sapent le moral. C’est que comme pour toute PME, peu importe la sphère d’activité, on a beau offrir un bon produit et un service personnalisé, la concurrence des « grandes surfaces » comme l’agence Regency est coriace. Ainsi, quand Ron découvre que son bureau a été cambriolé et que l’album de photos de ses filles a disparu, il soupçonne immédiatement le propriétaire de la Regency, l’infâme Cheech…
Certains peuvent juger impossible de ressentir de l’empathie pour un protagoniste aussi minable et crapuleux que Ron, mais cela contribue à l’indéniable aspect humoristique de ce drame urbain. La juxtaposition de scènes où le maquereau bipolaire écoute des cassettes de motivation spirituelle à d’autres où il sacre, casse des gueules et brandit un revolver est savoureuse, même si ce genre de ruptures de ton comico-violentes n’est pas exactement original, 12 ans après Pulp Fiction.
On a aussi vu beaucoup d’histoires multipliant les chassés-croisés et les rencontres fortuites entre divers personnages apparemment non reliés, mais la qualité de l’écriture de François Létourneau (adaptant sa propre pièce) et de la mise en scène de Patrice Sauvé (qui fait ses débuts au cinéma après avoir réalisé La Vie la vie et Grande Ourse pour la télé) fait oublier les apparents emprunts à d’autres films.
Outre Robitaille et Létourneau, qui interprète un homme qui fait appel à une escorte pour la première fois et se retrouve dans la pire situation imaginable, Cheech met aussi en vedette Maxime Denommée, réjouissant en bras droit de Ron trop naïf pour oeuvrer dans ce milieu impitoyable, et Anick Lemay, un peu trop proprette pour être convaincante en putain. Par contre, Fanny Mallette paraît vraiment amère et exténuée à force de faire semblant de désirer et d’écouter des pauvres types pour une poignée de dollars.
Cheech n’a pas tant pour thème la prostitution que la dépression, mais ce n’est pas une oeuvre déprimante pour autant. Pour paraphraser Roger Ebert, un bon film n’est jamais déprimant, ce sont les mauvais qui le sont toujours. ]

(20 Sept) Confetti (2006, Debbie Isitt) 56
[ Cette comédie de Debbie Isitt largement improvisée à la Christopher Guest suit trois couples dans les semaines menant à leurs mariages, finalistes d’un concours de la cérémonie la plus originale organisé par un magazine. Michael et Joanna sont des amoureux de la nature qui désirent s’épouser à poil, Isabelle et Josef veulent consacrer leur union dans l’esprit de leur passion commune pour le tennis, tandis que Matt (Martin Freeman, qui a déjà eu l’expérience des faux documentaires avec la série The Office) et Sam rêvent d’un mariage tout en danse et en chansons comme dans les comédies musicales hollywoodiennes. Ceci donne lieu à beaucoup de situations absurdes et amusantes, mais Confetti possède aussi une fibre romantique plutôt touchante, malgré la mise en scène relâchée et quelques longueurs. ]

(20 Sept) Au hasard Balthazar (1966, Robert Bresson) 44
[ The titular donkey, who we meet as a kid then see grow into an adult in a slavery-through-the-years montage à la “Conan the Barbarian”, is a thoroughly compelling figure. The human characters, though, are mighty boring, no thanks to the deliberately flat acting. ]

(21 Sept) Point Blank (1967, John Boorman) 62
[ This pulpy thriller, with Lee Marvin pissed and dead set on getting the $93K his ex-partner in crime and The Organization, is exceptionally well shot and cut, yet curiously unexciting. I think I like the Mel Gibson remake better – more torture. ]

(22 Sept) The English Patient (1996, Anthony Minghella) 57
[ Part of the Directors Series ]

(24 Sept) Inside Man (2006, Spike Lee) 85
[ Spike Lee doing an action flick? Yeah, but that doesn’t mean it’s apolitical. For one, the cops (Denzel Washington and Chiwetel Ejiofor, both supefly cool) are black and it’s the robbers (led by razor-sharp Clive Owen) who are white. Then the whole joint’s got a casually multiethnic New York vibe, from the kickass Bollywood song that plays over the opening and closing credits to the heterogeneous hostages, who get great little documentary-like interrogation bits where they talk about what they went through. It’s also not just another bank robbery, there’s this mysterious box owned by Christopher Plummer that he hires Jodie Foster’s equally mysterious, “magnificent cunt” (!) character to keep locked or make disappear. Plus in this case, Jean Carlo, the comedic aspects are undeniable. What else? You got your Willem Dafoe, always a good thing even in a small part, you got your big-boobed ladies, you got twists on top of twists of top of twists… This is not an important picture like “Do the Right Thing” or “Malcom X”, but this is an A-grade B-movie, if that makes any sense to you. ]

(25 Sept) Cat People (1942, Jacques Tourneur) [ review ] 88

(26 Sept) School for Scoundrels (2006, Todd Phillips) [ review ] 41

(28 Sept) Trailer Park Boys (2006, Mike Clattenberg) 16
[ La télésérie culte canadienne-anglaise, inspirée d’un premier film tourné en 1999, est maintenant de retour au grand écran. Dans ce type de comédie où les abrutis sont à l’honneur, la ligne est mince entre ce qui fait rire et ce qui ne fait que pitié. Quand des personnages prospères et arrogants sont ridicules malgré eux (la spécialité de Will Ferrell), ça passe. Par contre, dans le cas de Trailer Park Boys, où l’on demeure toujours au premier degré, c’est comme se moquer des pauvres et des déficients. Outre ce malaise, le film de Mike Clattenburg se révèle particulièrement répétitif et brouillon. Avec à peine assez de matériel pour un épisode de 22 minutes, un long métrage de plus d’une heure et demie paraît interminable. ]

(29 Sept) The Notorious Bettie Page (2006, Mary Harron) 82
[ “Communism will never defeat America. No, it’s something from within that will rot and corrupt it.” I disagree that porn is necessarily that, especially not 1950s porn, but the sentiment -echoed in Mel Gibson’s upcoming “Apocalypto”- feels right to me. It’s governments’ own bullshit and the people’s agreement or ignorance of it that will do them in. Anyway, the politics are hardly what’s more notable about this movie. You gotta love the glorious B&W (with occasional bursts of Technicolor), the wonderfully retro style, the relatively quaint kinkiness; there’s a definite “Ed Wood” thing going on here. And then there’s Gretchen Mol’s nude body and her facial expressions, which are endlessly enjoyable. Also, it’s quite thought-provoking how the film walks the thin line between celebrating a sex object and criticizing her objectifying, you know? ]

August / October