La saga ROCKY

Rocky (1976, John Avildsen)
[ review ]

Rocky II (1979, Sylvester Stallone)
[ This first “Rocky” sequel is watchable enough, if only for the Italian Stallion’s easygoing charisma, plus the always enjoyable performances by Carl Weathers as Apollo Creed and Burgess Meredith as Mickey. And then there’s the always rousing training montages, that amazing score, plus the actual fight at the end… But I have trouble with how the bulk of the flick is such a bummer, struggling as it does to pummel Rocky back into being a no-good nobody. Dramatically, the best films in the series have to be the original and the surprisingly affecting “Rocky Balboa,” with “Rocky IV” being the most entertaining by far. Your mileage may vary, etc. ]

Rocky III (1982, Sylvester Stallone)
[ One of the lesser movies in the franchise, this third flick deals with cheap melodrama involving Paulie, Mickey and Adrienne, fights with goofy opponents (Hulk Hogan and Mr. T), and the homoerotic training Apollo Creed puts Rocky through. It’s still watchable enough, but beyond that badass Eye of the Tiger song and the general idea it embodies (“So many times, it happens too fast / You change your passion for glory / Don’t lose your grip on the dreams of the past / You must fight just to keep them alive / It’s the eye of the tiger, it’s the thrill of the fight”, etc.), it’s really not all that good. ]

Rocky IV (1985, Sylvester Stallone)
[ Extra Beurre ]

Rocky V (1990, John Avildsen)

Rocky Balboa (2006, Sylvester Stallone) 72
[ En apprenant que Sylvester Stallone, 60 ans bien sonnés, enfilerait à nouveau les gants de boxe de son plus mythique personnage, on s’attendait à ce que ce sixième épisode des aventures de l’étalon italien soit ridicule, ce qu’il est un peu. On s’attendait à ce que le film carbure à la nostalgie, ce qui est résolument le cas. Ce à quoi on ne s’attendait pas, c’était à ce que Rocky Balboa soit un film aussi sincère et touchant.

À plusieurs reprises, Rocky affirme avec conviction que l’important n’est pas la force avec laquelle un homme peut frapper, mais plutôt sa capacité à encaisser les coups et à continuer d’avancer. Une philosophie simple, certes, mais qui touche inévitablement une corde sensible chez les spectateurs qui ont fait de cette série un tel succès populaire. Car au final, ce ne sont pas tant des films de boxe qu’un éloge continu à la ténacité et à la détermination.

Cet esprit a été quelque peu noyé dans la testostérone débordante de certaines des suites, mais Rocky Balboa est un retour aux sources de ce qui fait que le personnage a autant marqué l’imaginaire collectif. Là où l’original était à propos d’un apparent bon à rien qui voulait une chance de prouver sa valeur, ce dernier film nous présente un has been qui désire montrer qu’il a encore du coeur au ventre. Sa bien-aimée Adrian étant décédée et son fils le repoussant parce qu’il en a assez de vivre dans son ombre, Rocky n’a plus rien à perdre. Il veut retourner sur le ring non pas dans l’espoir absurde de redevenir le champion du monde, mais seulement parce que la boxe a toujours été sa façon de purger sa colère et sa frustration.

Parallèlement, on sent que Stallone, qui a aussi scénarisé et réalisé le film, poursuit une quête semblable. Lui-même semble conscient que ses jours de gloire sont passés et que plus personne ne croit vraiment en lui, mais avec Rocky Balboa, clairement un film personnel, il prouve qu’il est toujours debout et prêt à affronter les projecteurs, au risque de se casser la gueule. Il faut au moins admirer cela, malgré les quelques maladresses du film. Sans oublier le plaisir inépuisable de voir Rocky s’entraîner dans un montage au rythme du classique thème de Bill Conti! ]