Judd Apatow

1999
Freaks and Geeks
[ I remember stumbling on an episode or two of this (“Undeclared”, too) on TV back in the day, but finally sitting down to watch this series now is particularly cool, as you can see all these future stars of Apatow productions: Seth Rogen, Jason Segel, James Franco… And Linda Cardellini and John Francis Daley, who are pretty much the leads here, are as endearing as it gets. Samm Levine and Martin Starr are also great, especially the latter, who might just be the funniest guy on the show. ]


2001
Undeclared

2005
The 40 Year Old Virgin 74
[ review ]

2007
Knocked Up 69
[ review ]

2009
Funny People 79
[ review ]

2012
This Is 40 45
[ I’m a Judd Apatow fan, so I don’t know why this movie didn’t work for me… Maybe it just rubbed me the wrong way, maybe I’m just not at that place in my life? Basically, for the most part, I could hardly like these characters and laugh with them. I was totally bummed by this depiction of an aging married couple that’s growing ever more resentful of each other while also dealing with all kinds of shit regarding their kids, their parents, money and whatnot. I love Paul Rudd and Leslie Mann’s great as well, so that went a long way towards keeping me involved, but ultimately, I can’t say I enjoyed spending time with their characters. There’s also the fact that the screenplay is pretty shapeless, with no clear beginning, middle and end. It’s all just a bunch of mostly unfortunate turns of event piled up one on top of each other. Again, I’m doubting myself here because I’m not used to not having a lot of fun when I’m watching an Apatow flick, but that’s that. ]

2015
Trainwreck 62
[ Même si pour la première fois, il ne signe pas le scénario, Trainwreck souffre des défauts d’à peu près tous les films de Judd Apatow. D’abord, le rythme est inégal (le film dure plus de deux heures, alors qu’une version resserée de 90 minutes aurait été plus efficace). Ensuite, on dirait souvent qu’Apatow ne veut pas vraiment faire une comédie, alors il y a de plus en plus de scènes dramatiques, surtout vers la fin, si bien qu’on oublie presque à quel point la première moitié du film nous a fait rire. Car oui, pendant un bon moment, Trainwreck fait beaucoup rire. La scénariste et actrice principale Amy Schumer a créé un personnage hilarant, prénommé Amy comme elle, qui semble avoir tous les vices : elle dit toujours des vulgarités, elle se saoule constamment, elle fume du pot, elle couche avec tout ce qui bouge… On est loin de la protagoniste typique d’une comédie romantique! Les gags fusent de toutes parts et Amy livre des tonnes de répliques mémorablement déplacées, mais Schumer a aussi écrit des bonnes lignes pour les autres membres de la vaste distribution de soutien, notamment Tilda Swinton, méconnaissable dans le rôle de la rédactrice en chef du magazine pour lequel Amy travaille, Vanessa Bayer dans le rôle d’une de ses collègues, Colin Quinn dans le rôle de son père, le lutteur John Cena dans le rôle d’un de ses amants réguliers, et le joueur de basket-ball LeBron James dans son propre rôle. Ces deux derniers en particulier sont vraiments drôles, quelque chose pour quoi on ne les connaissait pas vraiment. Et puis il y a Bill Hader dans le rôle d’un médecin sportif qui parvient tant bien que mal à gagner le coeur de la reine des histoires d’un soir qu’est Amy. Hader est excellent, mais ses scènes font souvent partie de la portion plus sentimentale et dramatique du film qui, sans être inintéressante, jure un peu avec les excès comiques qui caractérisent autrement Trainwreck et contribue à ralentir le rythme, au point où on dénote certaines longueurs. Qui plus est, alors qu’une des meilleures choses à propos du film était le personnage éhonteusement débauché d’Amy, elle en vient éventuellement à regretter son mode de vie désinhibé et à vouloir devenir une “meilleure” personne… Ou, du moins, quelqu’un de plus conventionnel, comme le film, qui n’est finalement pas si audacieux que ça. ]