Peter Berg

1998
Very Bad Things
[ review ]

2003
The Rundown
[ review ]

2004
Friday Night Lights
[ Le puissant post-rock d’Explosions in the Sky colore ce drame sportif inspiré d’une histoire vraie, qui offre une riche peinture de milieu d’une petite ville du Texas où le high school football est une religion, si bien que les jeunes joueurs font face à une pression immense. Un peu comme un Varsity Blues plus sombre, moins ludique, ce film de Peter Berg se démarque par son montage son et image dense et dynamique. ]

2007
The Kingdom
[ After a terrorist attack in which a number of Americans are killed, four FBI agents go to Saudi Arabia, but they’re constantly blocked by the local police and by their own superiors. Hence, nothing happens for nearly half the movie, which is made particularly dull by the fact that the agents played by Jamie Foxx, Jennifer Garner, Chris Cooper and Jason Bateman are all non-characters. Even once they manage to start their investigation, it’s still boring; as it’s been assessed elsewhere, beyond the exotic locale, this is as generic and inconsequential as an episode of CSI. The last act is more explosive, literally, with a lot of shit blowing up, shoot-outs, fights and a car chase. But while technically efficient, the action scenes aren’t extraordinary or anything (a Bourne flick this isn’t) and, most damningly, it feels like they’re milking the violent mayhem in the Middle East for cheap thrills, like “Team America: World Police” minus the satire. ]

2008
Hancock
[ Hancock a pris l’affiche juste après Iron Man, avant qu’il y ait vraiment un MCU. Bref, trop tôt pour proprement déconstruire le film de super-héros moderne. Reste que le concept est bon : un super-hobo alcoolique (Will Smith), plus “asshole” que héroïque, qui tente une campagne de PR pour redorer son image. Malheureusement, l’exécution est complètement ratée. Hancock manque cruellement d’action, d’humour et d’idées. Le personnage de Charlize Theron amène une twist potentiellement intéressante, mais le film ne fait finalement que s’enliser davantage. Un navet spectaculaire. ]

2012
Battleship
[ Peter Berg est un cinéaste talentueux, à son meilleur lorsqu’il s’inspire d’histoires vraies pour réaliser des films souvent très intenses, mais ancrés dans un certain réalisme. À l’opposé, ses pires films sont de grosses coquilles vides, des produits hollywoodiens complètement sans intérêt. Battleship est comme du mauvais Michael Bay, plus précisément un mélange de Pearl Harbor, Armageddon et Transformers, avec une attaque de vaisseaux extraterrestres donnant lieu à beaucoup de destruction en CGI à Hawaï et en haute mer. Il y a aussi une séquence qui mimique le déroulement du jeu de table original, et c’est tellement con! En plus, ça dure 131 interminables minutes à cause des ennuyantes scènes dramatiques avec le parfaitement beige Taylor Kitsch et les gaspillés Alexander Skarsgård, Liam Neeson et Rihanna. ]

2013
Lone Survivor
[ Peter Berg, man. Ses films ne sont pas tous bons, mais à son meilleur, c’est un maître de l’intensité et de la testostérone. Le gars parfait pour tourner un film sur des Navy SEALs en Afghanistan pendant une mission qui vire au désastre. Le premier acte est déjà solide, introduisant les personnages avec un mélange de sentimentalité et de machismo, sur fond d’Explosions in the Sky. Mais quand nos soldats se retrouvent entourés de Talibans en terrain montagneux, on déboule (littéralement) dans un viscéral film d’action, avec une fusillade quasi ininterrompue de 30 minutes, suivie du récit de survie d’un seul homme (Mark Wahlberg, l’acteur fétiche de Berg), qui pense régler bien des problèmes avec la menace d’une grenade. Mais dans le fond, t’as surtout besoin d’hélicoptères. ]

2016
Deepwater Horizon
[ Il semblerait que Peter Berg est à son meilleur lorsqu’il raconte des histoires vraies de tragédies mettant en vedette Mark Wahlberg. Dans ce film catastrophe rappelant Titanic, mais avec beaucoup plus de feu et d’explosions, Berg calibre habilement la tension et le chaos, le réalisme et le spectaculaire, orchestrant des séquences techniquement complexes sans jamais perdre de vue les humains qui s’y trouvent – l’héroïque everyman Wahlberg, mais aussi Kurt Russell en bon supérieur et John Malkovich en méchant “company man”. ]

Patriots Day
[ Une fresque épique dépeignant l’avant, le pendant et l’après de l’attentat terroriste de 2013 au marathon de Boston, avec une grande attention du détail et un sens accru du suspense et de l’émotion. La réalisation de Peter Berg est hyper maîtrisée, même lors des moments chaotiques. Le tout est élevé par la musique atmosphérique de Trent Reznor & Atticus Ross, qui donne l’impression qu’on regarde un film de David Fincher. Distribution béton incluant Mark Wahlberg, John Goodman, Kevin Bacon, J.K. Simmons. Il y a un 15 minutes – poursuite, fusillade, explosions – qui est une véritable scène d’anthologie. Et j’ai pleuré durant l’épilogue documentaire. ]

2018
Mile 22
[ Extra Beurre ]